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Regards Féériques, Forêt de Fées & Rêves
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22 juillet 2014

"Heimat" d'Edgar Reisz (2013) & autres belles et grandes "nouvelles de l'Inactualité"...

heimat

Heimat

Die andere Heimat (Kronik einer Sehnsucht) (*)

(*) titre allemand : " L'autre Terre natale (Chronique d'un rêve) "

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Schabbach, en Rhénanie, 1842 à 1844. Des dizaines de milliers de paysans allemands, accablés par les famines, la mortalité infantile et la pauvreté, tentent d'émigrer en Amérique du Sud. Le Brésil est la Terre de tous leurs rêves...

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Jakob Simon rêve lui aussi d’un monde meilleur, mais surtout d’aventures.

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Mais voici toute l'histoire de la famille Simon...

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Jakob Simon : personnalité romantique, débitant de mémoire ses phrases magiques issues de dialectes amérindiens et dénichant en son environnement immédiat ces quinze variétés de vert connues "là-bas"... tel le protagoniste à la tête vide mais bruissante d'histoires de Joseph von Eichendorff, dans Aus dem Leben eines Taugenichts (ou Scènes de la vie d'un propre à rien, publié en 1826), sortant son violon dès que le Voyage commence...

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Le jeune Jakob sera donc notre Ulysse "presque immobile" (formidable Jan Dieter Schneider)... houspillé par son père Johann (Rüdiger Kriese), le forgeron-maréchal-ferrant de Schabbach...

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Fils cadet protégé par sa mère Margret (Marita Breuer), qui se consume peu à peu de tuberculose... Jakob profitant encore de la complicité "républicaine et laïque" de son oncle tisserand (Reinhard Paulus) quand les livres - ces ennemis du travail - lui sont arrachés des mains et envoyés sur le tas de fumier par un père enragé ...

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Le propre à rien tombe - plutôt maladroitement - amoureux de Jetchen (Antonia Bill) rencontrée en compagnie de son amie Florinchen (Philine Lembeck), un soir dans un pré en pente...

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Une idylle vite contrariée par le retour de son propre frère aîné  Gustav (Maximilian Scheidt), de retour du service militaire - sous son étrange casquette d'Etudiant de Prague... Non content de lui dérober sa dulcinée, il s'approprie même les rêves du cadet en devenant - à sa place - candidat à l'exil brésilien...

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Les visites clandestines de la soeur ainée Lena (Mélanie Fouché) réprouvée car mariée à un catholique d'un village voisin en terre protestante ; l'ombre bienveillante omniprésente de la grand-mère (Eva Zeidler),volontiers affairée à ses boudins de patates ; Margotchen (Zoé Wolf), la petite soeur au pied-bot, les morts d'enfants en cascade (impitoyable diphtérie...) dans le village hivernal... Enfin, Florinchen, l'amie inséparable de Jettchen,dévoile ses sentiments pour l'anti-héros rêveur...

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Passe sur ces vertigineux extérieurs et ces rudes intérieurs, en leurs gris nébuleux et par leur magie "claire obscure", tout le délicat souvenir des toiles de Millet et de Vermeer ...

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Film réalisé dans son Hunsrück natal en 2012-2013 par cet artiste alors âgé de 80 ans. Chef d'oeuvre incontestable... Au fond, grâce à quoi ? Au pari de l'exigence déterminant une oeuvre qui ait une "longue durée de vie"... Grâce au professionnalisme de son équipe technique et à la cohésion de sa "troupe" d'acteurs, d'actrices et de figurants (tous d'un charisme inouï, tout en étant de quasi-inconnus pour nous).

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Exception faite pour Marita Breuer - jouant la mère - émouvante actrice que reconnaitront les nombreux spectateurs de ses précédents films "de cinéma" : cette trilogie Heimat I, II et III d'une cinquantaine d'heures, produite par la télévision allemande et aujourd'hui disponible en DVD, à l'instar de ce dernier film en deux parties, d'une durée approchant 4 heures)...

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Après Heimat 1 sorti en 1984 (période 1919-1982), Heimat 2 en 1992 (période 1960-1970) et Heimat 3 en 2004 (période 1989-2000), Edgar Reitz nous livre aujourd'hui le prélude de sa saga antérieure en s'attachant à la très courte période 1842-1844.

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A la question : "Est-ce que vous regardez des séries ?", l'auteur répondit le 26/10/2013 à Jacques Morice pour l'hebdo "Télérama":

" Pas du tout. Au bout de dix minutes, j'abandonne, je trouve qu'il n'y a aucune qualité esthétique. Si les images étaient mieux faites, on ne les oublierait pas aussi vite. Elles se mélangent à plein d'autres dont on est abreuvé. De fait, je ne regarde pas la télévision. "

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Le format scope et le pointillisme coloré inattendu de certains plans en noir-et-blanc (idée née d'un incident lors du traitement de la pellicule, développée plus tard comme moyen esthétique additionnel : procédé rare et discret, d'une redoutable force émotionnelle) contribuent aux fortes qualités poétiques de l'oeuvre... 

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Re-création éblouissante d'un monde disparu...

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Un "classique moderne" inattendu...

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... avec l'empreinte (discrète) de Vermeer & Pieter de Hooch, bien sûr !

*

Et il y eut, bien sûr, de formidables "Grands Ancêtres" (cinématographiques planétaires) dans la généalogie d'Heimat :

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The Wind (Le Vent, 1928) de Victor Sjöström

*

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City Girl (1930) de Friedrich-Wilhelm Mürnau

*

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My darling Clementine (La poursuite infernale, 1946) de John Ford

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L'homme sauvage (The Stalking Moon, 1968) de Robert Mulligan

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L'arbre aux sabots (L'albero degli zoccoli, 1978) de Ermanno Olmi

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Days of Heaven (Les Moissons du Ciel, 1979) de Terrence Malick

*

et peut-être ...

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The Hi-Lo Country (1999) de Stephen Frears

- adapté du formidable livre éponyme de Max Evans (1961)

*

Vient  cette question "secondaire" (mais lancinante) à laquelle la vision de ce chef d'oeuvre nous renvoit soudain : la production puis la réalisation d'un film de dimensions et d'ambition équivalentes, à propos de "notre passé paysan", qui posséderait cette même authenticité, cette confiance légitime en son modeste point de vue - et d'aussi évidentes (stupéfiantes) qualités esthétiques et éthiques - seraient-elles seulement envisageables en notre "petit pays", aujourd'hui bien défait ?

Je crains la réponse...

Car nos plus proches souvenirs français - en mode évidemment mineur si on les compare à la force esthétique et émotionnelle d'Heimat d'Edgar Reisz - restent, pour nous :

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Moi, Pierre Rivière... de René Allio (1976) 

*

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Une hirondelle a fait le printemps de Christian Carion (2001)

*

On se rend bien compte - même en cherchant dans tous les coins - que par chez nous, "la moisson est maigre".

Ou alors : un jour, peut-être ?

*

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Et en attendant ce jour hypothétique ?

Un excellent FILM (allemand &) UNIVERSEL à vous...

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(Heimat existe en support DVD - qualité d'image magnifique, et en vente partout) !!!

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14 octobre 2014

La paix...

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... le soir tombé ...

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 ... sur les manteaux de cheminée ...

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 ... où sommeillent ...

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 ... quelques âmes, yeux blancs veillant...

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... sur la douceur d'être...

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" Bonsoir ! ... "

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" De douces nuits, aussi ! ... "

*

Photographies : Dourvac'h

Viviès (Ariège), septembre 2014

(1), (6) : Chat sur terrasse et tas de bois, le soir

(2), (3), (4)  & (5) Personnages et frises -- manteaux de cheminée, château de Gargas

(7) Sieste au soleil frisant 

18 juin 2016

"Âme au foyer" (à peine esquissée...)

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Âme au foyer 

(1) version finale, (2) version intermédiaire & (3) détail version initiale

de l'esquisse aux crayons de couleurs/papier

[2016]

*

Pour les photographies 1 et 2 :

avec l'aide technique & généreuse

de notre Amie peintre Barbara Delaplace,

après retouches créatives à l'aide du logiciel Picasa

13 janvier 2019

Lanzarote - Haria /" Acho Inúteis As Palavras "

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Acho Inúteis as Palavras
Quando o silêncio é maior
Acho Inúteis As Palavras
Quando o silêncio é maior

Inúteis são os meus gestos
P'ra te falarem de amor
Inúteis são os meus gestos
P'ra te falarem de amor

Acho inúteis os sorrisos
Quando a noite nos procura
Inúteis são minhas penas
P'ra te falar de ternura

Acho inúteis nossas bocas
Quando voltar o pecado
Acho inúteis nossas bocas
Quando voltar o pecado

Inúteis são os meus olhos
P'ra te falar do passado
Inúteis são os meus olhos
P'ra te falar do passado

Acho inúteis nossos corpos
Quando o desejo é certeza
Acho inúteis nossos corpos
Quando o desejo é certeza

Inúteis são minhas mãos
Nessa hora de pureza
Inúteis são minhas mãos
Nessa hora de pureza

*

Je trouve les mots inutiles
Quand le silence est plus grand
Je trouve les mots inutiles
Quand le silence est plus grand
Inutiles mes gestes Pour vous parler d'amour Inutiles mes gestes Pour vous parler d'amour
Je trouve les sourires inutiles Quand la nuit nous cherche Inutile mes plumes Puis-je vous parler de tendresse?
Je trouve nos bouches inutiles Quand le péché revient Je trouve nos bouches inutiles Quand le péché revient
Mes yeux ne valent rien Puis-je vous parler du passé ? Mes yeux ne valent rien Puis-je vous parler du passé ?
Je trouve nos corps inutiles Quand le désir est la certitude Je trouve nos corps inutiles Quand le désir est la certitude
Inutiles sont mes mains En cette heure de pureté Inutiles sont mes mains En cette heure de pureté
*

Une très heureuse nouvelle année depuis les ocres falaises de Haria...

(Lanzarote - Islas Canarias)

*

photographies : Dourvac'h, 1er janvier 2019

19 juin 2011

Il y a... ,

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... si loin de notre monde appauvri,

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tant d'autres mondes,

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tant d'autres vies aussi...

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Miroirs,

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... douceur...

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... et harmonies...

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... en nous aussi !

*

photographies & dessin :

Dourvac'h

Mont Fourcat : versant sud et orry (Ariège), 2010

Adolescence (dessin monochrome sur feuille 21 x 29,7 cm), 2010

*

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... et vos 25 titres du dernier dessin, avec son titre émergeant

à l'article précédent ...

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4 août 2011

" Adolescence " à l'atelier...

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Te voilà : née de moi... Pourquoi ? ...

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Que regardes-tu ainsi ?

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Regard-lune...

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... à ton âme aperçue...

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 ... de l'autre côté du miroir de nos vies...

*

Dourvac'h

Adolescence

Tableau huile et acrylique sur toile, format "20 F", 50 x 75 cm,

état actuel (détails et ensemble)

- avec des "perfectionnements-z-à venir" (pour ce dimanche) :

 reflets à placer dans les cheveux,

ceinture à élargir, flou du bas de sa robe, etc.

*

Le dessin-modèle "d'imagination" : feuille 21 x 29,7 cm, année 2010

*

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... Et allez, zou, juste un peu d'anecdotique...

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(qui - forcément - casse pas des briques... )

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Bref, ambiance garantie "100 % Atelier" pour faire plaisir à...

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... nos consoeurs Magiciennes...

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Christiana, Barbara et Chuchoteuse...

(Ci-dessus, le dessin "modèle" emballé et quadrillé de calque... )

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(Ici au sol, LE grand calque près du prochain tableau, "21 F" = 1,30 m x 1,95 m  :

 tableau qui ne tient debout que placé au centre exact de l'atelier "sous les toits")

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Dourvac'h

 Peintre au miroir de l'âme

(dessin-modèle, 40 x 55 cm, 2010)

Des modifications ont été apportées au bras gauche et sa souplesse rendue

à la Fée du grand calque, selon les conseils avisés de SeL et Christiana !

26 juin 2011

Sous les quatre pieds de la Demoiselle de Fer...

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Savoir attendre...

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... que le jour finisse...

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... puis...

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... s'endormir...

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... presque...

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... serein...

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... alors pourquoi...

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cette peur...

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... étrange,

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... immuable,

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... panique...

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... qu'on nous oublie un jour ?

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photographies :

Dourvac'h

La Tour de Gustave Eiffel,vers 17 h et vers 23 h, Paris, 24 juin 2011,

Sous-bois à Viviès (Ariège), 21 juin 2011

Tina (ascendance : Toutoune) à la ferme "Gargas", Viviès (Ariège), 26 juin 2011

*

... et toutes nos réponses à Vos commentaires vous attendent sous l'article précédent !

14 juillet 2011

Chronique des événements amoureux

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 Kronika wypadków milosnych

(L'affiche originale polonaise : novembre 1986)

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(L'affiche originale française : février 1987)

(distributeur : Films sans frontières)

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Eté 1939 : La veille de l'invasion de la Pologne par l'armée allemande, deux adolescents polonais - Witek et Alina - de condition sociale éloignée, s'éprennent l'un de l'autre.

(Source résumé : Wikipedia)

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Witek est un jeune étudiant. Il vit avec sa mère aux environs de Wilno, en Lituanie polonaise, région où se côtoient plusieurs communautés. Brillant, il échafaude des projets d'avenir. Il ignore qu'il est à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Au hasard d'un voyage en train, il rencontre un mystérieux inconnu qui émet des doutes sur les projets du jeune homme. Peu après, Witek rencontre Alina dont il tombe amoureux. La famille de la jeune fille va tout tenter pour empêcher leur amour.

(source résumé : excessif.com)

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Witek vient de terminer ses études secondaires. Promis à un bel avenir, il va bientôt se présenter au baccalauréat. Il vient passer quelques semaines de vacances chez lui, à Wilno. Dans le train qui le ramène vers sa ville natale, il rencontre un inconnu qui lui prédit son destin. Witek retrouve avec joie Wilno - cette ville de garnison où les régiments de cavalerie sont en effervescence - et ses proches, sa mère et son grand-père, ses amis. Un jour, venu porter un télégramme à ses parents, Witek fait la connaissance d'Alina. C'est un véritable coup de foudre. Mais la réalité n'est pas aussi simple... Alina, même si elle n'est pas insensible au jeune homme, semble s'amuser de la situation, et puis ses parents sont hostiles à cette idylle. Le climat s'obscurcit, les menaces de guerre avec l'Allemagne se précisent. Witek est pourtant bien loin de tout cela, ses sentiments amoureux et les fréquentes apparitions du mystérieux inconnu qui lui dévoile à chaque fois d'autres parcelles de son avenir, suffisent largement à occuper son esprit. Malgré l'opposition de ses parents, et la violence de son père, médecin-major qui tire au gros-sel sur Witek, Alina finit par succomber. Tourmenté, Witek manque son baccalauréat. La guerre éclate. Witek et Alina décident de fuir et de mourir pour sceller leur amour. Mais la vie l'emporte. Les premières bombes tombent, Witek et Alina, qui se donnent la main, n'y prêtent guère attention.

(source résumé : Films sans frontières)

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« Superbe film. Avec des jeunes acteurs inconnus, mais éblouissants. Du grand Wajda : un tableau à la Boucher (François), juste avant l'orage. Le soleil y apparaît encore ! "

André Rollin, 23/02/1987, "Le Canard Enchaîné"

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« Jamais le réalisateur n'avait autant exploité sa veine lyrique. Longuement, avec le plaisir de qui peint son passé, il fait chanter la nature et la nostalgie, sans souci de l'efficacité dramatique, sans crainte du symbolisme (…). C'est une chronique : la construction compte moins que l'évocation. Et celle-ci est belle, prenante. Pourtant, elle sonne comme un glas : dans son cycle politique, de L'Homme de marbre à L'Homme de fer, Wajda disait comment la Pologne aurait pu vivre l'art de la démocratie ; maintenant il retrouve l'art qui la caractérise aussi : celui de mourir en beauté ».

Jean Lebrun, 25/02/1987, "La Croix"

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« Wajda renoue ici avec sa veine intimiste, celle du Bois de Bouleaux ou des Demoiselles de Wilko. Mais avec un romantisme comme exacerbé, une naïveté comme volontairement appuyée, à la fois touchante et décontractée (…). Il y a, dans ce film-halte, film de la nostalgie ou de la lassitude, et de la censure aussi peut-être, beaucoup de mais qui freinent l'enthousiasme des fans d'un Wajda plus vigoureux, plus combatif, plus frondeur. Ce qui n'ôte rien au charme désuet de l'atmosphère, à la fraîcheur des interprètes, et à la désespérance feutrée de ce conte rose avant que de virer au noir, pavane suave pour une Pologne défunte ».

Annie Coppermann, 25/02/1987, "Les Echos"

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« Ce qu'évoquent Konwicki comme Wajda c'est, bien sûr, la Pologne rêvée de leur enfance, dans un halo de lumière pastel. Mais ce qui, chez l'écrivain, est porté par une écriture claire et cursive devient sous l'œil du cinéaste une illustration de calendrier des postes, une imagerie pieuse et un peu mièvre où de blondes jeunes filles en fleurs semblent sorties de l'album de David Hamilton (…). Cette Chronique des événements amoureux n'est, au vrai, qu'une bluette où Wajda cherche ses marques. Après L'Homme de marbre et L'Homme de fer, le jeune homme de caramel mou ».

Michel Boujut, 26/02/1987, "L'Evénement du Jeudi"

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« Ainsi va la Chronique des événements amoureux : le romantisme polonais prend à la fois toutes ses aises et de nouvelles rides. Mieux vaut exhiber et malmener son hérédité que la renier (…). Passéisme contrôlé. Jamais la caméra de Wajda ne se pâme ; elle se promène dans cet espace-temps exotique qu'est l'avant-1945 (…). Wajda ouvre une parenthèse strictement romanesque. L'individu l'emporte sur le collectif, les amours sur les discours. Nous sommes en état d'apesanteur, parfois même à la limite de l'engourdissement ».

Guillaume Malaurie, 06/03/1987, "L'Express"

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« C'est agréablement conté avec même un peu trop de joliesse dans les images et c'est joué de façon charmante. Pour Wajda, cela ressemble à un entracte ou à des vacances sans qu'il ait réussi pourtant à cacher sa nostalgie et ses inquiétudes ».

Robert Chazal, 28/02/1987, France Soir"

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« Le cinéaste n'est plus un dieu. Tout juste une sorte de prestidigitateur capable d'arracher au néant l'illusion de la vie. C'est même l'émouvante leçon de ce joli film qui brille d'autant plus fort qu'il sera happé par le ténèbres. De l'histoire, de la guerre et de la salle : c'est pareil ».

C.S., 27/02/1987, "L'Humanité Dimanche"

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« Le spectateur français non averti verra une belle histoire d'enfance sise dans une Pologne idyllique dont la photo, lumineuse et tramée, fait plus penser à l'académisme d'un David Hamilton qu'à une œuvre d'une quelconque ambition. Ce jugement est sévère. Si ce dernier film de Wajda est extrêmement décoratif, au point d'en devenir ennuyeux, il n'est pas non plus sans receler quelque beauté (…). Pour autant, Chronique des événements amoureux nous paraît être le film mineur d'un cinéaste important. Et alors ? »

Jean Roy, 25/05/1987, "L'Humanité"

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« Il est difficile pour Wajda de ne pas tout théâtraliser. C'est pourquoi ce sont les films où il fait de la théâtralité (et de son narcissisme obligé) le sujet explicite qu'il a le plus de chance, paradoxalement, de capter une certaine intimité des êtres. Car dans le genre « petite musique déchirante des sentiments », il a la spontanéité d'un (excellent) chou farci. C'est pourquoi, après bien des faux méandres, le film atteint in extremis une étrange émotion (…). Comme tous les cinéastes un tantinet trop malins, c'est au moment où il affronte le ridicule que Wajda touche enfin. Dont acte ».

Serge Daney, 25/02/1987, "Libération"

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« Wajda se contente de suggérer. On est dans le rêve, dans un passé dont Wajda présente des images qui flottent dans sa mémoire. Il en joue, mais l'ambiguïté reste. Libre au spectateur d'interpréter. Dans le film, le seul paradis perdu reste celui de l'adolescence, de ses illusions, de ses coups de tête ou de ses coups de cœurs ou de ses paris stupides. La beauté des paysages, au clair de lune ou en plein soleil, la fraîcheur, l'innocence des personnages l'emportent. On se laisse prendre à cette nouvelle version de Roméo et Juliette polonais ».

Cécile Bernier, 07/03/1987, "Lutte Ouvrière"

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« La pureté réapprochée, le metteur en scène a retrouvé le fil de ses songes dépouillés de tout souci d'esthétisme, nourris d'accusations, de violence, et d'une colère qui dépasse aujourd'hui les frontières ».

Olivia de Lamberterie & Marie-Elisabeth Rouchy, 25/02/1987, "Le Matin"

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« Paulina Mlynarska et Piotr Wawrzynczak, interprètes merveilleux et touchés par la grâce, incarnent une jeunesse éternelle que Wajda n'a jamais montrée. Depuis Une fille a parlé en 1954, il a été dans bien des films le peintre des générations de souffrance et de lutte marquées par les horreurs de la guerre, les désarrois de l'après-guerre, la période stalinienne et, d'une façon générale, le déterminisme historique. Avec ses adolescents du domaine enchanté, il ne se replie pas sur un passé idéalisé, il regarde autrement, en ouvrant de nouvelles portes, de nouvelles fenêtres ».

Jacques Siclier, 26/02/1987, "Le Monde"

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« Chronique des événements amoureux ne recèle en principe aucune parabole. Et pourtant ce que dit le film est aussi déchirant que la phrase qui le conclut. Comme s'il n'y avait plus de refuge possible que dans la nostalgie ».

Olivier Peretié, 20/02/1987, "Le Nouvel Observateur"

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« Loin de l'urgence politique, Wajda retrouve les plaisirs doux-amers de la recherche du temps perdu en se laissant guider par un roman de son ami Tadeusz Konwicki (…). Attachant mais très inégal ».

(S.N.), 27/02/1987, "Le Nouvel Observateur

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« Nostalgie, tendresse, retour vers le passé, ce qui ne veut pas dire repliement sur soi, baignent des images toutes simples mais qui vont droit à l'âme. Ce film est aussi émouvant, poignant, et surtout vivifiant que Les Demoiselles de Wilko ».

(S.N.), 27/02/1987, "Le Parisien"

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« Andrzej Wajda n'en finit pas, lui non plus, de filer sa métaphore. Il l'expose, la retourne, la reprend, la fournit en repères et en exemples (…). Inlassablement, il en observe les reflets et en écoute les échos. Mais cette obsession dissimule aussi une faiblesse. La Chronique est un film embarrassé. Elle ne réussit jamais non pas à maîtriser mais à prendre en compte les excès de sa signification. Elle est comme érodée, aplanie par la dialectique tenace de sa redondance. Elle veut être contemplative et nostalgique alors qu'elle est trop préoccupée d'elle-même pour s'ouvrir au temps libre de l'attente et du sentiment ».

Louis Seguin, 16/03/1987, "La Quinzaine Littéraire"

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« Le miracle, c'est que tout cela, qui est grave, n'alourdisse pas la chronique. Solaire, elle baigne dans une lumière d'éternité ; onirique, elle n'est qu'à peine entachée par les horreurs de la réalité (…). Pour dire cette radieuse inconscience, Wajda a retrouvé sa veine la plus lyrique que d'aucuns trouvent mineure. Je la crois, pour ma part, essentielle. Comme la grâce ».

Marie-Françoise Leclère, 23/02/1987, "Le Point"

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« Comment cet hymne à l'amour, à l'enfance, ne serait-il pas forcément subversif puisqu'il est aussi un chant dédié à la Pologne éternelle, à l'aigle blanc toujours blessé par l'histoire et toujours renaissant ? L'innocence d'acteurs débutants n'est pas pour peu dans le charme de ces images qui ont la beauté poignante de leur précarité ».

Dominique Jamet, 26/02/1987, "Le Quotidien de Paris"

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Source unique de toute la revue de presse :

 La Cinémathèque française.com

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Ce film du grand réalisateur polonais Andrzej Wajda est malheureusement méconnu du public et c'est fort dommage. "Chronique des évènements amoureux" est tiré du roman de Tadeusz Konwicki écrit en 1974. Mais T. Konwicki est également scénariste, metteur en en scène et acteur. Dans ce film, il tient lui-même le rôle du héros "Witek" devenu adulte. L'histoire de ce film raconte l'amour merveilleux et contrarié entre deux collégiens au printemps 1939 en Lituanie à la veille de la guerre .Witek est étudiant en médecine et Alina prépare son Bac. Mais la famille de la jeune fille s'oppose fermement à leur idylle. L'Amour est la Vie et le rejet de leur Amour aboutira à la Mort.... C'est un superbe hymne à l'amour et à la vie, plein de fraîcheur et de charme. Je ne me lasse pas de voir et revoir ce film - la VO donne le cachet d'entendre les acteurs parlant le polonais. Notons aussi que ce film n'est même pas sorti en DVD.... Alors, en conclusion, surtout n'hésitez pas à tomber sous le charme de ce film magnifique !!!

Lénonore (septembre 2009), critique laissée sur le site Allocine.com

*

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Titre original : Kronika wypadków milosnych

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Mise en scène : Andrzej Wajda (1985-1986)

Scénario : Tadeusz Lonwicki et Andrzej Wajda

d'après le roman de Tadeusz Konwicki,

Chronique des événements amoureux (Kronika wypadków milosnych, 1974)

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Directeur de la photographie : Edward Klosinski

(1943-2008)

 (a collaboré dès 1970 aux films d'Andrzej Wajda : Le bois de bouleaux, La Terre de la grande promesse, L'Homme de marbre, Sans anesthésie, Les Demoiselles de Wilko, L'Homme de fer, Chronique des événements amoureux

Musique : Wojciech Kilar

Durée : 114 minutes

Année de tournage : 1985

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Interprètes :

Alina  : Paulina Mlynarska

Witek : Piotr Wawrzynczak

Greta : Bernadetta Machela

Angel : Dariusz Dobkowski

Lowa : Jaroslaw Gruda

La mère de Witek : Krystina Wachwatowicz

Révérend Baum : Tadeusz Lomnicki

Voisines : Joanna Szcepkowska & Gabriela Kownacka

L'amie d'Alina : Magdalena Wojcik

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et dans le rôle de "L'étranger fantôme" (Witek adulte) : Tadeusz Konwicki

 

*

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Ainsi que nous le rappelle Léonore : vingt-cinq ans après sa sortie en salles,

la sortie DVD de cet extraordinaire (et bien méconnu) film d'Andrzej Wajda...

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... est toujours attendue en France...

(Grmbll, mais quel pays de c...s sommes-nous devenus !

Le DVD du film est commercialisé depuis la Pologne, mais sans version sous-titrée en français...

*

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Heureusement, une traduction française (magnifique) du beau roman de

Tadeusz Konwicki...

Chronique des événements amoureux

..... est bien parue en France aux éditions Pof

 (Le livre est toujours disponible - sur le site fnac ou ailleurs - pour environ 14 euros !)

*

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L'essentiel des photos couleurs et N. & B. du film, ici collectées 

(dont 4 photos de plateau siglées "polfilm")

viennent de la prodigieuse iconographie du site...

Film Polski

*

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Dourvac'h, Chronique des événements amoureux, huile sur toile, 55 x 38 cm, 1995 

(Naïf hommage au romantisme et au lyrisme de l'écrivain & du cinéaste polonais,

à son directeur de la photographie, son musicien & ses merveilleux interprètes... )

*

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Dourvac'h,

Gargas - Viviès (Ariège),  juin 2011 

2 juillet 2011

SeL & Isaly : premières Oeuvres publiées de deux Amies...

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Passant à nouveau sous le haut portail d'Enfance...

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... où toutes les petites filles se sont rêvées un jour...

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... fées ou princesses de lumière...

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SeL revêtit la première...

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... sa robe mauve à pois blancs...

Isaly déploya lentement sa longue chevelure brune...

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SeL sortit la première ses pinceaux magiques : 

pour l'histoire tendre et douloureuse contée par Séverine Vidal...

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... d'une petite nomadisant entre les maisons de son Papa et de sa Maman

( ... qui ne sont plus amoureux, comme cela arrive parfois !)

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... tissant la fine toile de ses rêves sur le chemin d'entre deux maisons...

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SeL & Isaly étudièrent ensemble à l'Institut Emile Cohl de Lyon

 (prestigieuse Ecole d'Arts graphiques appliqués) ...

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Isaly la Bretonne travailla de son côté sans relâche... 

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... illustrant bénévolement notre Au Jardin (dont 3 exemplaires restent disponibles !)

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... puis sa Fleur de fougère (très joli Conte polonais dont elle nous offrit une maquette)...

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... Isaly, oeuvrant aujourd'hui à trois de ses plus chers projets :

Marie Nuage... Mademoiselle Sel... et une surprise prochaine !

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Isaly & SeL : deux Amies soudées par leurs si hautes exigences artistiques,

marchant silencieusement sur leurs fils de soie fragile...

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Le joli site de Miss

 SeL

(et son album Du fil à retordre, aux Editions Les Lucioles - 14,90 euros)

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... aussi,

le nouveau site de Miss

Isaly

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... bin, et moi alors ?

*

oeuvres de SeL & Isaly

photographies : Dourvac'h

23 juillet 2011

"Irish Ways and Irish Laws" : Ardèche's County, july 2011

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Once upon a time there was Irish ways and Irish laws,

Il était une fois des chemins irlandais et des lois irlandaises,

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Villages of Irish blood, waking to the morning...

Villages de sang irlandais, se réveillant  au matin ...

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Waking to the morning...

Se réveillant au matin...

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Then the Vikings came around, turned us up and turned us down,

Puis les Vikings sont venus nous encercler, nous ont tourné dessus et dessous,

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Started building boats and towns, they tried to change our living...

Commençèrent à construire des bateaux et des villes, essayèrent de changer notre vie...

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They tried to change our living...

Ils essayèrent de changer notre vie...

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Cromwell and the soldiers came, started centuries of shame,

Cromwell et ses soldats sont venus, commencèrent des siècles de honte, 

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But they could not make us turn, we are river flowing...

Mais ils ne pouvaient pas nous faire tourner, nous sommes rivière qui coule...

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We're a river flowing...

Nous sommes rivière qui coule...

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Again, again the soldiers came, burnt our houses, stole our grain,

Et encore et encore les soldats sont venus, ont brûlé nos maisons, volé notre grain,

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Shot the farmers in their fields, working for a living...

Tiré sur les fermiers dans leurs champs, pendant qu’ils travaillaient pour vivre...

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They were working for a living...

Pendant qu’ils travaillaient pour vivre...

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Eight hundred years we have been down, the secret of the water sound

Huit cents ans nous avons été soumis, le secret du son de l'eau

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Has kept the spirit of a man, above the pain descending...

A gardé l'esprit humain au-dessus de la souffrance qui l’abaisse ...

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Above the pain descending...

Au-dessus de la souffrance qui l’abaisse...

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Today the struggle carries on, I wonder will I live so long

Aujourd'hui, l'affrontement continue, je me demande si je vivrais aussi longtemps

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To see the gates being opened up to a people and their freedom...

Pour voir les portes s’ouvrir à un peuple et sa liberté...

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A people and their freedom...

Un peuple et sa liberté...

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(Irish Ways and Irish Laws)

Song : John Gibbs

as sung by : Christy Moore

*

Those pictures and that (very bad) translation are all made by Dourvac'h

Gilhac-et-Bruzac, Ardèche, 3 au 8 juillet 2011

4 septembre 2011

Grand Large... (Hors-Saison)

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C'est le silence qui se remarque le plus

Les volets roulants tous descendus

De l'herbe ancienne dans

les bacs à fleurs 

sur les balcons

On doit être hors-saison

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La mer quand même

dans ses rouleaux continue

Son même thème

Sa chanson vide et têtue

Pour quelques ombres perdues

Sous des capuchons

On doit être hors-saison

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Le vent transperce

Ces trop longues avenues

Quelqu'un cherche une adresse inconnue

et le courrier déborde

au seuil des pavillons

On doit être hors-saison

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Une ville se fâne

dans les brouillards salés

La colère océane

est trop près

Les tourments la condamnent aux écrans de fumée et

Prsonne ne s'éloigne du quai

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On pourrait tout prendre

les murs, les jardins, les rues

On pourrait mettre

aux boites aux lettres nos prénoms dessus

ou bien peut-être un jour

les gens reviendront

On doit être hors-saison

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La mer quand même 

dans ses rouleaux continue

Son même thème

Sa chanson vide "Où es-tu ?"

Tout mon courrier déborde

au seuil de ton pavillon 

On doit être hors-saison

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Une ville se fâne

dans les brouillards salés

La colère océane

est trop près

Les tourments la condamnent aux écrans de fumée et

Personne ne s'éloigne du quai

*

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Texte et piano :

Francis Cabrel

(copyright : Chandelle Productions, 1999)

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Photographies (fin août 2011) :

Dourvac'h

(1) (2) (9) Plage de La Franqui (Aude)

(3) (4) (5) (8) Ruines du Château de Leucate dominant l'étang de Leucate (Aude)

(6) (7) Cap des Trois Frères - plateau calcaire de Leucate-La Franqui

 *

... et le tapuscrit des 91 pages de mon p'tit roman né à La Franqui

(Grand Large)

enfin achevé ce soir...

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Mais quoi ??? Seulement dix de vos (charmantes) Visites

à la présentation de six chefs d'oeuvre fascinants du Maître 

Peter de Hooch

(Terrrrrible injustice à réparer très vite à l'article du 17 août ci-dessous !!!)

 *

Ambiances d'atelier / 3

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(à l'éclairage nocturne jaunissant du 8 septembre 2011)

Façon d'être au monde d'une âme-personnage,

jusque dans sa manière de peindre : 

irrémédiablement "naïve"...

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Et toutes deux sont bien "moi"...

*

Peintre au miroir de l'âme

(peinture huile & acrylique en cours)

*

Et dès ce samedi 10 septembre, fin matinée,

Vous pourrez découvrir ici

un grrrrand article rendant hommage au travail exceptionnel de

precieuxpapillon

Laure

... une Fée qui existe vraiment...

( ... comme toutes les Fées ! )

1 août 2011

Tableau en cours...

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Parce que je n'ai pas grand chose à vous montrer, sauf...

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... mon "Adolescence", peut-être un jour achevée...

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... "Elle" qui me ressemble intérieurement ?

*

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Dourvac'h

Adolescence

(d'après un "dessin d'imagination")

oeuvre en cours, huile et acrylique sur toile, 55 x 70 cm

*

Photographie : crépuscule à Viviès (Ariège), fin juillet 2011

20 septembre 2011

Ne pas s'aimer...

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" Ah, si j'avais pu être autre... "

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... en d'autres lieux, d'autres temps...

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Accepter pourtant ce siècle de néant...

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... contourner ses moutonnismes épuisants,

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... accepter l'isolement...

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Retrouver nos chers Maîtres du passé...

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... et Vous faire lire Ramuz ...

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... alpha et oméga...

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... du roman-poème...

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Chère année 1905...

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... éternellement florissante ...

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Dourvac'h

*

(1) (3) & (5) Peintre au miroir de l'âme, au 18 septembre 2011

 (tableau huile & acrylique/lin : 1,95 m x 1, 30 m, "en cours"...)

(2), (4) & (6) Cieux d'Ariège, septembre 2011

(7) Quelques oeuvres de (et sur) C. F. Ramuz...

(de haut en bas et de gauche à droite, par ordre chronologique)

(8) (9) & (10) Trois pages d'Aline de C.F. Ramuz

(soit l'incipit de sa première oeuvre romanesque, publiée en 1905,

(rééditée dans la collection de poche "Les Cahiers Rouges", éd. Grasset)

(11) & (12) Rosier à Viviès (Ariège), septembre 2011

26 novembre 2011

" Est-ce que j'existe pour quelqu'un ? "

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Mais à ce sujet ...

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... serions-nous (*) beaucoup ...

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... plus avancés en nos réponses ...

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 ... que notre ami ...

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... black-and-white ... ?

*

His name's "Mister Johnny Cash" !

(alias : "M.J.C.", chat d'atelier)

*

(*) ... nous, qui n'existons réellement que par ces LIENS - solides ou précaires -

 qu'en une brève existence nous parviendrons à créer...

*

Peinture et photographies :

DOURVAC'H

Adolescence (détails) huile & acrylique sur toile, 2011

Chat au panier, Viviès,26 novembre 2011

21 novembre 2011

"I walk the line" (Johnny Cash)

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I keep a close watch on this heart of mine

I keep my eyes wide open all the time

Je continue à surveiller de près ce coeur qui est mien
Je garde mes yeux grand ouverts tout le temps


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I keep the ends out for the tie that binds

Because you're mine, I walk the line

Je garde les bouts en dehors du lien qui unit
Parce que tu es à moi, j
e marche droit


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I find it very, very easy to be true

I find myself alone when each day is through

 Je trouve cela très, très facile pour être vrai
Je me retrouve seul quand chaque jour est au travers

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Yes, I'll admit that I'm a fool for you

Because you're mine, I walk the line

Oui, je vais admettre que je suis un imbécile pour toi
Parce que tu es à moi, je marche droit

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As sure as night is dark and day is light

I keep you on my mind both day and night

Aussi sûr que la nuit est noire et le jour est lumière
Je te garde dans mon esprit tout le jour et la nuit

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And happiness I've known proves that it's right

Because you're mine, I walk the line

Et le bonheur que j'ai connu prouve que c'est juste
Parce que tu es à moi, je marche droit 

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You've got a way to keep me on your side

You give me cause for love that I can't hide

Tu as une façon de me tenir à tes côtés
Tu me donnes la raison de l'amour que je ne peux cacher


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For you I know I'd even try to turn the tide

Because you're mine, I walk the line

Pour toi je sais que j'essaierai de renverser la donne
Parce que tu es à moi, j
e marche droit




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I keep a close watch on this heart of mine

I keep my eyes wide open all the time

Je continue à surveiller de près ce coeur qui est mien
Je garde mes yeux grand ouverts tout le temps


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I keep the ends out for the tie that binds

Because you're mine, I walk the line

Je garde les bouts en dehors du lien qui unit
Parce que tu es à moi, j
e marche droit



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paroles & musique : Johnny Cash

(chanson probablement inspirée par June Carter,

 artiste de country que J.C. adulait depuis son enfance)

*

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Et retrouvez l'excellent Joaquin Phoenix incarnant Johnny Cash

dans le superbe film que réalisa James Mangold en 2005 : Walk the line

 (and with Reese Witherspoon as June Carter)...

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L'enfance douloureuse d'un artiste et la naissance du rock' n' roll' 

(années cinquante-soixante) entre Arkansas et Memphis :

Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Elvis Presley...

(DVD du film américain, s.t. français, à s'offrir pour noël... )

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Photos : Dourvac'h

Me too, I'd walk the line... between Viviès and Vira, till the River Douctouyre...

(Occitan' Ariègea, november 20th, year 2011)

*

Euh, les eaux du Douctouyre commencent à être sacrément froides...

C'était dimanche, dernier bain de l'année...

Bon gré mal gré, aussi dans nos "pays de soleil", l'été s'éloigne...

3 décembre 2011

" Als das Kind Kind war..." / "Alice in den Städten"

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Als das Kind Kind war,

ging es mit hängenden Armen,

wollte der Bach sei ein Fluß,

der Fluß sei ein Strom,

und diese Pfütze das Meer.

*

Lorsque l'enfant était enfant,

il marchait les bras ballants...

Il voulait que le ruisseau soit une rivière,

la rivière un fleuve

et cette flaque d'eau la mer.

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Als das Kind Kind war,

wußte es nicht, daß es Kind war,

alles war ihm beseelt,

und alle Seelen waren eins.

*

Lorsque l'enfant était enfant,

il ne savait pas qu'il était enfant,

tout avait une âme pour lui

et toutes les âmes étaient une.

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Als das Kind Kind war,

hatte es von nichts eine Meinung,

hatte keine Gewohnheit,

saß oft im Schneidersitz,

lief aus dem Stand,

hatte einen Wirbel im Haar

und machte kein Gesicht beim fotografieren.

*

Lorsque l'enfant était enfant,

il n'avait d'opinion sur rien,

 il n'avait pas d'habitudes...

Souvent il s'asseyait en tailleur,

il partait en courant...

Il avait une mèche rebelle

et ne faisait pas de mines quand on le photographiait.

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Als das Kind Kind war,

war es die Zeit der folgenden Fragen :

Warum bin ich ich und warum nicht du ?

Warum bin ich hier und warum nicht dort ?

Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?

Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum ?

Ist was ich sehe und höre

und rieche nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt ?

Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,

die wirklich die Bösen sind ?

Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,

bevor ich wurde, nicht war,

und daß einmal ich, der ich bin,

nicht mehr der ich bin, sein werde ?

*

Lorsque l'enfant était enfant...

Puis vint le temps des questions comme celle-ci :

Pourquoi est-ce que je suis moi ?

Et pourquoi est-ce que je ne suis pas toi ?

Pourquoi est-ce que je suis ici ?

Et pourquoi est-ce que je ne suis pas ailleurs ?

Quand a commencé le temps ?

Et où finit l'espace ?

La vie sur le soleil n'est-elle rien d'autre qu'un rêve ?

Ce que je vois, ce que j'entends

Ce que je sens

N'est-ce pas simplement l'apparence d'un monde devant le monde ?

Est-ce que le mal existe véritablement ?

Est-ce qu'il y a des gens qui sont vraiment mauvais ?

Comment se fait-il que moi qui suis moi,

Avant que je devienne, je n'étais pas

Et qu'un jour moi qui suis moi

Je ne serai plus ce moi que je suis ?

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Als das Kind Kind war,

würgte es am Spinat, an den Erbsen, am Milchreis,

und am gedünsteten Blumenkohl.

und ißt jetzt das alles und nicht nur zur Not.

*

Lorsque l'enfant était enfant,

il s'est étouffé avec les épinards, les pois, le riz au lait,

et ​le chou-fleur cuit à la vapeur.

et les mange tous maintenant, et pas seulement une pincée.

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Als das Kind Kind war,

erwachte es einmal in einem fremden Bett

und jetzt immer wieder,

erschienen ihm viele Menschen schön

und jetzt nur noch im Glücksfall,

stellte es sich klar ein Paradies vor

und kann es jetzt höchstens ahnen,

konnte es sich

Nichts nicht denken

und schaudert heute davor.

*

Lorsque l'enfant était enfant,

il se réveilla dans un lit inconnu

et maintenant encore pour lui

beaucoup de gens ont l'air gentil,

et maintenant simplement par chance

il s'est clairement avéré être devant un Paradis

et il peut maintenant deviner

qu'il pouvait ne penser à rien

et frémit maintenant de se souvenir.

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Als das Kind Kind war,

spielte es mit Begeisterung

und jetzt, so ganz bei der Sache wie damals,

nur noch, wenn diese Sache seine Arbeit ist.

*

Lorsque l'enfant était enfant,

il a joué avec enthousiasme

et maintenant, si la chose est tout à fait au point comme autrefois,

seulement alors, cette chose est son oeuvre.

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Als das Kind Kind war,

genügten ihm als Nahrung Apfel, Brot,

und so ist es immer noch.

*

Lorsque l’enfant était enfant,

Les pommes et le pain suffisaient à le nourrir,

Et il en est toujours ainsi.

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Als das Kind Kind war,

fielen ihm die Beeren wie nur Beeren in die Hand

und jetzt immer noch,

machten ihm die frischen Walnüsse eine rauhe Zunge

und jetzt immer noch,

*

 Lorsque l’enfant était enfant,

Les baies tombaient dans sa main comme seule tombent des baies,

Et c'est toujours ainsi,

Les noix fraîches lui irritaient la langue,

Et c’est toujours ainsi,

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Hatte es auf jedem Berg

die Sehnsucht nach dem immer höheren Berg,

und in jeder Stadt die Sehnsucht nach der noch größeren Stadt,

und das ist immer noch so,

griff im Wipfel eines Baums

nach dem Kirschen in einem Hochgefühl

wie auch heute noch,

eine Scheu vor jedem Fremden

und hat sie immer noch,

wartete es auf den ersten Schnee,

und wartet so immer noch.

*

Sur chaque montagne, il avait le désir d’une montagne encore plus haute,

Et dans chaque ville, le désir d’une ville plus grande encore,

Et il en est toujours ainsi.

Dans l’arbre, il tendait les bras vers les cerises, exalté

Comme aujourd’hui encore,

Etait intimidé par les inconnus et il l’est toujours,

Il attendait la première neige et il l’attend toujours.

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Als das Kind Kind war,

warf es einen Stock als Lanze gegen den Baum,

und sie zittert da heute noch.

*

Lorsque l’enfant était enfant

il a lancé un bâton contre un arbre, comme une lance,

Et elle y vibre toujours.

* * *

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Rüdiger Vogler (Philip Winter)

* * *

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Lisa Kreuzer (Lisa, la mère)

* * *

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Yella Rottländer (Alice)

* *

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Toutes photographies & affiches ci-dessus :

Yella Rottländer (Alice), Lisa Kreuzer (Lisa, sa mère) et Rüdiger Vogler (Philip Winter)

dans le film de Wim Wenders :

Alice in den Städten

("Alice dans les villes")

 N. & B., 1973

(directeur de la photographie : Robbie Müller)

*

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Bruno Ganz (Damiel, l'ange récitant du film "Les ailes du désir")

*

poème :

Peter Handke

Lied von Kindsein

("Chant sur être-enfant")

*

Ce poème était lu (en voix off) par l'acteur Bruno Ganz tout au long du film

Der Himmel über Berlin

 ("Les ailes du désir")

de Wim Wenders (1987)

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Solveig Dommartin (la trapéziste du film "Les ailes du désir")

*

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5 octobre 2011

Elle, à fleur d'âme...

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... figure de femme sauvage...

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... poursuivant son ouvrage...

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... fileuse éternelle, artiste dévidant...

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... son fuseau-pinceau, son rouet-chevalet...

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... sans se soucier de la grand' roue du Temps...

*

Dourvac'h

Peintre au miroir de l'âme

(Autoportrait d'âme ou "portrait intérieur" de l'artiste)

- éternelle toile "en cours", huile & acrylique : 1,95 m x 1,30 m -

*

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" Alors, imperceptiblement...

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... la haute salle du château où j'avais peint...

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... s'est éteinte... "

* 

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P.S. (*) : Ne m'en veuillez pas trop de tous mes "retards"... 

Passerai très bientôt par chez Vous !!

 (Hélàs, bien mal en point ces temps-ci... )

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(*) Heum, à ce propos... Vous encourageant vivement à voter en masse

à "nos" Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre prochains !!!

*

Photographies :

Dourvac'h

Rose et Crépuscule sous le chêne - commune de Viviès (Ariège)

27 septembre 2011

Un vent de liberté...

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Quand se taisent enfin les mots,

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nous entendons vos lieux...

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... pleurer doucement... (*)

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... tandis que les sentiers montent,

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s'arrêtent inexplicablement...

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Grand Mystère sous les arbres,

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Grand soleil sur les pentes,

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Grand silence quoi qu'il arrive,

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... "Grande peur dans la montagne"... ?

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Grotte de la Cunha : ton Paléolithique inexploré...

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Retourner sous les arbres...

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Renaître quelque part...

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Aux cheminées de fées...

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Allumer nos grands feux d'étoiles...

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Tisser partout nos toiles dorées...

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Etendre sur la Terre...

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... tous nos fils de lumière...

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...

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*

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Toutes photographies :

dimanche 25 septembre 2011

Dourvac'h

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(1), (2) & (3)

Depuis la Frau, vue sur le "pog" et le château de Montségur (Ariège),

*

(4),(5),(6),(7),(8),(9),(10),(11),(12),(13),(14),(16),(17), (19) & (20)

Sentier forestier, sous-bois, grotte et cheminées de fées de la Montagne de la Frau

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(15) Crocus vernus sur les alpages de la Frau

*

(18) Une édition illustrée (Nevicata, 2009) par Samivel de

"La Grande peur dans la montagne" de C.F. Ramuz (1926)

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(*) ... tels "Les Chevaliers cathares" de la belle chanson de Francis Cabrel ?

30 octobre 2011

" Foreign Tongue " (Alela Diane)

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That sidewalk is a river that I fished dry

(Ce trottoir est une rivière où je pêchais à sec)

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Oh that sidewalk is a river that I fished dry

(Oh, ce trottoir est une rivière où je pêchais pour rien)

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And now it's my heavy hand filling the brim

(Et maintenant c'est ma main lourde qui comble le bord)

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And it hauled me out their brim

(Et cela m'amenait hors de leur bord)

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But my coat of arms burns stronger still

(Mais mon blason brûle plus fort paisiblement)

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But my coat of arms burns stronger still

(Mais mon blason brûle plus fort tranquillement)

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And foreign tongue ties me here

(Et une langue étrangère me lie ici)

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Foreign tongue ties me here

(Une langue étrangère me lie ici)

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So hang my slips out with the words between the lines

(Pour accrocher dehors mes erreurs avec les mots à travers les lignes)

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Oh hang my slips out with the words between the lines

(Oh,  accrocher dehors mes erreurs avec les mots à travers les lignes)

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And bow my head to their ears

(Et courber ma tête jusqu'à leurs oreilles)

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Bow my head to those ears

(Courber ma tête jusqu'à ces oreilles-là)

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I'll never tip-toe across my home ever again

(Je ne traverserai jamais ma maison sur la pointe des pieds, un jour à nouveau)

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I'll never tip-toe across my home ever again

(Jamais je ne traverserai ma maison sur la pointe des pieds un jour encore)

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Ever again

(Un jour encore)

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Ever again

(Un jour encore)

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And foreign tongue ties me here

(Et une langue étrangère me lie ici)

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 Foreign tongue ties me here

(Une langue étrangère me lie ici)

*

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Paroles & musique (guitare sèche) :

Alela Diane

Foreign Tongue

(album The Pirate's Gospel, 2006-2007)

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"Traduction-maison" from Dourvac'h

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Photographies :

Dourvac'h

(long moment d'hommage aux peintures de Caspar David Friedrich)

Baou de Saint-Jeannet

Baou des Blancs

Haut-Pays de Vence (Alpes-Maritimes), soirée du 27 octobre 2011

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And now, for listening quietly this song in line,

click on that link :

http://www.deezer.com/listen-252005
*

( ... and a special great thank you to our Sister swallow Blue Sun !)

1 février 2012

Etats d'âme...

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" Toute petite déjà, tu étais sensible. Des détails te touchaient et provoquaient en toi ébranlements et ravissements : un geste, un mot, un visage triste, le passage d'un nuage ou le bruit du vent.

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... ça t'a longtemps gênée, ces glissades de l'âme. Tu aurais préféré en toi moins de sensibilité et davantage de sérénité. Tu cherchais à devenir adulte et ces réactions de petite fille dans ta vie adulte t'embarassaient. Tu ne savais pas bien quoi en faire. Tu essayais de fermer les yeux et de passer ton chemin, face à ces minuscules déchirures du quotidien. Tu sentais qu'elles pouvaient être bouleversantes mais, justement : tu n'avais pas envie d'être bouleversée.
 
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Puis, peu à peu, tu as appris à les accueillir, ces moments qui nous touchent et nous éveillent. Et à accueillir aussi tous ces états d'âme, heureux ou douloureux, qui naissent à leur contact, vivent dans leur sillage.
 
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Nos états d'âme, c'est ce qui reste en nous après que le train de la vie est passé. On peut rester alors, à écouter, regarder, ressentir. Toi tu aimes bien, finalement, rester un peu... Tu as enfin compris cela : les états d'âme sont le coeur battant de notre lien au monde.
 
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Maintenant il te semble souvent que ton âme s'est mise à exister, à respirer plus fort. Tu ne sais toujours pas ce que c'est que "ton âme", mais tu sens confusément que "ça" existe.
 
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Et tu sais aussi que ta vie peut être paisible et sereine...
 
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Tu as changé tout doucement. Grâce à ces petits instants de rien du tout. Copeaux d'existence, plumes de vie tombées du ciel. Métamorphose silencieuse (...) "
 
"Petite fille qui tombe" (extrait du texte initial de l'ouvrage "Les états d'âme")
 
Christophe ANDRE, Les Etats d'âme - Un apprentissage de la sérénité  (2009), Odile Jacob poches - psychologie (prix de vente : env. 8 euros)
 
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(illustration p. I de couverture choisie par l'auteur : "Marlaguette" de Marie Colmont - illustratrice : Gerda Müller, "Les Classiques du Père Castor", éd. Flammarion, 1952)
 
*
 
photographies & détails autres peintures : Dourvac'h
 
*
 
Un texte qui peut déclencher beaucoup d'échos en nous... même si décliné (ou peut-être même dédié) au féminin, et quelle que soit l'étoffe de notre personnalité, un texte sans fonction "littéraire" mais à l'intense poésie - que j'apprécie beaucoup...
14 novembre 2011

" Partir... "

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Souvenirs rêvés...

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... d'Enfance rêveuse...

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... voyageuse...

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... d'une Amie, elle aussi...

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... peintre au miroir de l'âme...

*

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" Partir... " 

est un simple dessin aux crayons de couleurs Polychromos sur papier Ingres 50 x 65 cm,

exécuté en deux séances de quelques heures, ce dimanche 13 novembre...

Dessin qui est aussi PROJET de peinture (huile & acrylique) sur toile "grand format" : pour 2012 !!

9 janvier 2012

Je... (intériorité, extériorités)

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Je... lis beaucoup, vraiment beaucoup en ce moment...

... Le Rouge et le noir de Stendhal (Le Livre de poche). Extrême finesse psychologique dans la description du lien entre Julien Sorel et Louise de Rénal, avec surplomb de Monsieur de Rénal, puis de ce "Vallenod" qui envie le jeune précepteur, tableau balzacien (succulent) de Ferrières dans toute sa (petite mais ambitieuse) vie de province jurassienne : histoire terrible et attachante dite "Chronique de 1830"... Comme c'est frais, profond, inégalé, subtil, "classique" et taillé dans le marbre des sentiments, d'un style qui "invente" et chante chaque phrase, et dans l'ambivalence de personnages "ni tout blancs ni tout noirs" à tout moment de l'intrigue...

(Tout y est parfait, évidemment à cent mille lieues des interchangeables houellebecquées & foenkinooseries prédigérées donnant actuellement le "la" au goût du public : triste règne du paralittéraire français en vogue, phénomène de foire assez minable mais toujours hégémonique et "triomphant"...) ! 

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... Dracula de Bram Stoker, publié en 1897 (en poche aux éditions "J'ai lu") : un comte aux yeux rouges et à la face blême qui sort la nuit par la fenêtre de son vertigineux château des Carpates - rampant comme un lézard contre la muraille au-dessu de l'abîme, Jonathan Harker qui en devient le prisonnier, la belle somnambule Lucy se perdant dans les ruines d'une l'Abbaye, Renfield le fou qui capture des mouches pour nourrir des araignées, et ce bon Docteur Van Helsing qui s'en va patiemment et bravement "traquer le monstre"... Tout un imaginaire à la fois romantique et fantastique... Le journal de bord tenu par le capitaine du navire (bientôt bateau-fantôme) transportant un cercueil "suspect" est un bel exemple de la montée d'un suspense angoissant...

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Je... préfère de loin ne pas être étiqueté : ni éclaireur ("Scouts, toujours..."), ni enchanteur (la place étant déjà occupée par "Marzhin", toujours vivant en sa prison aérienne - éternelle - de "Bréchéliant"... ) et surtout pas poète ("Le genre poète-pouêt" ! disait un copain il y a longtemps...) : simplement, la caractéristique d'être humain - comme Vous toutes & tous - m'irait très-très bien...

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Je... peins si lentement... si lentement et si naïvement !

Et ne jamais se décourager de cela...

Couvrir et recouvrir... Enluminer des contours... accentuer certains reliefs...

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Ne pas louper le drapé d'un rideau, un dégradé de plafond, rehausser les couleurs de vitraux, "soigner" bientôt des mules brodées de roses, donner les reliefs aux replis d'une robe...

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Sans oublier le chromatisme des deux papillons qui se poseront sur le pinceau-rameau de la Fée, sa palette, son récipient à pinceau, un pot de grès aux deux roses...

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Et toujours cette impression de peindre mon "moi" d'une autre existence...

 La jeune fille du tableau semble d'ailleurs avoir idéalement "tout son temps"... et toute la vie qu'il lui faut pour apprendre à peindre "correctement", et avec passion, même !!! ... 

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Evidemment, je ne puis m'empêcher de l'envier - toute imaginaire que puisse être la belle artiste-fée !

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Je... et les faux-semblants... Ne pas y arriver...Faire risette quand pas envie ?  Se forcer ? Impossible ! Et ne pas savoir "pardonner"... Tout cela manque sacrément de charité chrétienne... Les dieux de ma "bible" à moi : la bienveillance... (Croire encore aux Fées, à notre âge !!!)... l'effort (Quel mot horrible, n'est-ce pas !)... dont l'effort d'apprendre (y compris sur soi-même)...  détestant particulièrement les bons sentiments affichés lorsqu'ils se trouvent en décalage complet avec les actes (Résultat de trois millénaires d'hypocrisie propre à trois tristes religions monothéistes !) et vénérant cependant l'énergie collective...

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Je... dois croire en mes chances (infimes) de trouver un éditeur pour mon dernier "petit récit", Grand Large... (Quatre Amies lectrices et un spécialiste de Ramuz m'ayant assuré que la version finale du roman leur "convenait" !)... Donc, mobiliser encore de l'énergie vitale (il m'en reste parfois si peu!) pour acheter une nouvelle cartouche d'imprimante, tirer deux ou trois exemplaires nouveaux du manuscrit, les porter "pour reliure spiralée" chez le duplicopieur de Foix (Ariège), acheter des enveloppes-bulles... pour, après celle d'Actes Sud, trouver les adresses des Editions du Rouergue et d'Edilivre, sans oublier d'écrire la traditionnelle "lettre d'accompagnement", humble et polie... (bien qu'inutile !) : bref, y croire un minimum pour effectuer toute la série de ces "pénibles" (car délicates) opérations... et attendre stoïquement les lettres (impersonnelles) de refus poli... et d'ici deux à trois mois - sans trop ruminer mon sentiment d'échec et d'injustice - trouver à nouveau de l'énergie pour mettre en page et vraisemblablement devoir auto-éditer (péniblement) ce petit opus pour Vous...

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Bin, oui... et tout cela pendant que la masse des lecteurs/lectrices continueront à acheter leurs annuels Catherine Millet-Michel Houellebecq-Virginie Despentes-David Foenkinoos-Frédéric Beigbeder- ... et autres écrivassiers paresseux : se souvenir de l'emblématique "Je suis un point de pipi dans l'espace." de la narratrice d'Alina Reyes ou de la délicatesse de "Cette connasse m'avait vraiment énervé !" du narrateur du dernier David Foenkinoos... Vrai grand concours permanent d'élégances du "roman" (?) français contemporain !!! ... sans deviner que parallèlement à la publication-promotion tonitruante de tant d'ouvrages "inoubliables", d'obscurs écriveurs de manuscrits galèrent de leur côté, pour se faire seulement "lire une fois EN VRAI" (et pas en diagonale ou en pas du tout) par un(e) jeune stagiaire sous-payé(e) chez Gallimard-Gasset-Seuil-Stock-Plon-P.O.L-L'Olivier and Co... qui reçoivent et classent stoïquement les 300 à 500 manuscrits mensuels émanant d'inconnus... (Triple Grrrr-Grrrr-Grrr !!!)

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... Règle de conduite simple : ne jamais admirer les personnes (Ah, cette idôlatrie suspecte pour "les artistes" et "les écrivains" !!!) mais bien les oeuvres réalisées par elles, et parvenir à dire précisément ce que l'on aime en cette oeuvre, voire POURQUOI on l'apprécie, ce qui nous touche personnellement dans l'oeuvre, etc. ...

Car tout le reste ne se révèle bien souvent qu'être du "flatte-flatte" (flagorneries intéressées ou dites "de connivence"). Je prendrai pour exemple la connivence journalistique  - véritable "réflexe de survie" qui s'impose aux professionnels n'ayant d'autres "choix" qu' avoir à  parler (plus ou moins longuement) d'oeuvres qu'ils savent totalement insignifiantes. Cette soumission s'explique par l'humain souci de "garder sa place" face aux logiques commerciales prédéterminées "enrôlant" les journaux et chaînes de télé dans lesquels ils travaillent...  : flagorneries de commande, bien sûr strictement sans intérêt pour nous, mais permettant au journaliste de "faire illusion" : cela ressemble effectivement à "du travail de professionnel"... Pourtant, nulle attention réelle et aucun rapport critique véritable (objectif) à l'oeuvre présentée, généralement encensée avec large usage du Culte de la Personnalité de "L'Auteur incontournable" (Quelle marque de slip porte-t-il ? Où part-il en vacances ?) et de son dernier ouvrage évidemment "jubilatoire" !!! ...... 

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... mais comment dire "vrai" (être sincère) tout en restant positif, aidant... et "sobre" (mesuré et crédible) lorsque nous encourageons et commentons les oeuvres d'Autrui  ?

Je lis parfois aussi, hélàs ! (et avec effarement) des propos mielleux, superlatifs et lénifiants - jusqu'à l'écoeurement - en commentaires réciproques jusque sur nos sites... et voudrais m'empêcher - pas toujours efficacement - d'aller moi aussi TROP dans cette direction-là, qui effectivement nous permet de croire "faire plaisir" et de "gagner du temps" mais aussi de masquer notre propre inattention à ce qui est exprimé, produit avec beaucoup d'efforts par la personne... Aimant l'effort, l'ayant déjà dit plus haut... et préférant toujours le silence prudent aux faux-semblants pressés ou aux excuses de soi-disant "incompétence" lorsque nous n'osons pas "développer" un peu plus notre ressenti PERSONNEL...

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D'ailleurs, ne passons-nous pas nos existences "ombreuses" à nous sous-estimer et auto-déprécier la valeur de nos propres oeuvres, ou celle de nos propres regards critiques ?

Ceci, justement, quand tant d'imbéciles et autres paons - imposteurs sans talent, cependant suffisamment avertis et habiles - "l'ouvrent" sans cesse, armés simplement de leur culot, leurs mégaphones médiatiques,leur belle plastique, leur look étudié...  et toujours soutenus à bout de bras par quelques solides connivences et autres liens d'endogamie journalistico-commerciale... Pensons ainsi aux"grosses ficelles" dissimulées à la plupart des spectateurs et lecteurs, censés rester éternellement crédules, faisant confiance à des animateurs de TV qui, pour la plupart, n'ont même pas lu l'ouvrage qu'ils présentent mais qu'ils ont pour mission de "faire acheter" tout en faisant mousser l'Auteur... ("Vu à la télé")...  Avant de recevoir leur "prestigieux invité" (le Houellebecq méprisant, la môme Nothomb et ses" joulis chapiôts", etc., qui feront correctement leur numéro habituel), ces excellents vendeurs-promoteurs de lessive narcissique se font faire des "fiches" par une petite équipe de jeunes lecteurs "mercenaires", restant évidemment invisibles à l'écran... Ainsi, ils ont l'air de savoir de quoi ils parlent... (Lu chez mon dentiste un article - accablant - consacré à ce futile sujet dans un "Marianne" tout récent...)

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... Ah, ce clacissisme merveilleusement descriptif de Tess d'Urberville de Thomas Hardy, ("Le livre de poche", dans la traduction magnifique de Madeleine Rolland), avec ses 59 chapitres, ses 504 pages et ses sept "phases" (Jeune fille / Femme / Le réveil de la vie / La conséquence / La femme paie : le converti / L'achèvement)... Roman publié en Angleterre en 1891... A la lecture se superposent en filigrane les merveilleux souvenirs du visage de Nastassia Kinski dans l'adaptation cinématographique "Tess" (1979) de Roman Polanski - comme les traits de son visage adolescent dès les premiers plans (scènes de train) de "Faux mouvement" (1975) de Wim Wenders, son cinéaste découvreur...

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... puis le journal inattendu du lieutenant Louis Poirier (mobilisé dès la fin août 1939) au printemps 1940 de la "Blitzkrieg" : Manuscrits de guerre de Julien Gracq (éditions José Corti, 2011 : publication de deux cahiers posthumes) - fascination pour cet esprit libre et toujours distant, pris dans la routine absurde d'une guerre perdue d'avance (20 mai au 2 juin - date où les deux soldats seront cernés dans une cave au bord d'un canal et devront se rendre (cf. page reproduite ci-dessous) ... Une expérience humaine qu'il réenchantera de belle fiction ardennaise dix-huit années plus tard, en un "récit" magique et discrètement romantique : Un balcon en forêt ...

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Vous pourrez en apprendre beaucoup plus sur l'oeuvre de Julien Gracq en allant visiter, soit ici le lien "José Corti" - colonne de droite en "L'art d'éditer" - , soit le tout premier article de mon "petit site" littéraire, par trop ambitieux... depuis, abandonné aux corbeaux (Son tout premier article était consacré aux oeuvres de Julien Gracq, son second à un roman célèbre d' Henry James et son troisième et dernier aux romans de Dino Buzzati ) : 

Le fleuve Littérature

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... découvrir encore, non loin du XVIIIème siècle enchanté de Joseph von Eichendorff (Ces Scènes de la vie d'un propre à rien que découvrait l'écrivain itinérant du film "Faux mouvement" de Wenders), la magie de la langue triomphante et de la narration flamboyante (Une vision impitoyable et poétique des premiers âges d'un "Nouveau monde" : l'Amérique puritaine finissant d'écraser la civilisation amérindienne...) éclatant avec mille détails fascinants dans La lettre écarlate (1850) et les dix-neufs Contes et récits du recueil de Nathaniel Hawthorne

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... puis l'âpre poésie des monts du Taurus et de la plaine de la Tchoukourova dans les quatre tomes homériques de La saga de Mèmed le Mince, soit la réunion des quatre romans Mèmed le Mince (1955) / Mèmed le Faucon (1969) / Le retour de Mèmed le Mince (1984)  / Le dernier combat de Mèmed le Mince (1987) du prince des conteurs Yachar Kemal : 1642 pages avec de magnifiques photos noir-et-blanc (ainsi que l'admirable photo-couverture de Roland et Sabrina Michaud)

" La nuit était très sombre. L'obscurité était épaisse comme un mur. L'odeur des herbes, le parfum tenace des fleurs emplissaient la tente. Le coussin sentait la menthe des montagnes. J'étais depuis deux jours l'hôte de Müslüm Bey. Depuis deux jours je ne fermais pas l'oeil. (...) "

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... enfin, célébrer le chef d'oeuvre de C.-F. Ramuz, Vie de Samuel Belet (sa première parution en 1913 - ses rééditions en collection de poche aux éditions L'âge d'Homme (Lausanne) et chez Gallimard) : la vie sentimentale d'un orphelin qui n'aura "pas de chance" et trouvera une certaine sérénité à l'âge vieillissant... Magnifique récit humaniste, d'une grande pureté d'expression... On ne changerait pas un mot !

Quand on songe qu'aujourd'hui, grand nombre de nos concitoyens ont entendu parler  en long et en large de "La possibilité d'une île" ou de "La carte et le territoire" de M. Houellebeq (le premier est un bien médiocre récit, le second reste un pompeux recueil de réflexions philosophiques-de-comptoir, dûment "goncourtisé" par un archipel TRES intimidant de puissantes petites "mafias" journalistico-éditoriales)... mais ces mêmes lecteurs de "littérature" n'ont toujours jamais pu entendre nos "experts" (!!!) critiques littéraires les entretenir de l'existence et l'actualité intemporelle de pareil chef d'oeuvre méconnu de Ramuz, oeuvre d'art bientôt centenaire... Comme s'ils voulaient nous fabriquer un pays de crétins amnésiques, à leur image...

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... aussi, ne pas oublier de signaler qu'il "me" reste sur les bras (en tant qu'auto-éditeur besogneux, tirant bravement ses objets artisanaux à 30 ou 50 exemplaires, et les "cédant" à leur prix de fabrication et d'envoi) encore cinq exemplaires du livre illustré Au Jardin de Dourvach et Isaly (2008) et dix du petit recueil de nouvelles Fées, rêves et glaces (2009) du même Dourvac'h (disponibles à prix d'ami, bien sûr, à "La Compagnie des Fées auto-édition-diffusion" en envoyant simplement votre courriel-demande à dourvac_h@live.fr)

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Ah, bin tiens... je sais désormais que vous appréciez grandement les commentaires "longs, personnels... et intéressants"... et bien sachez que je les apprécie tout autant !!! (rires)... et les attend donc de Vous à nouveau ... et Vous remercierait pour cela avec infiniment de gratitude et de sincérité !!!

Heum... n°1 : cet article "kolossal" (m'ayant coûté beaucoup-beaucoup d'efforts et de temps rédactionnel)

restera en place jusqu'au dimanche 22 janvier, minimum...

... pour recevoir Vos éventuels commentaires SUR LE CONTENU, S.V.P. !

("Ugh ! J'ai dit..." comme dit le sachem de mes vieux Lucky Luke...)

Heum...  n°2 : disons que les "Joyeuses Pâques ! Tu es le meilleur ! Un heureux noël ! Ah, qu'est-ce qu'on est bien chez toi ! (etc.) " ne me suffisent pas tout à fait... et que...  (Heum... n°3) ... j'attende évidemment encore "un peu plus" de Vous, pour simplement me donner envie de continuer l'aventure du site...

Comprenons ainsi que je reste un "client" TRES emm...dant ... euh, juste un peu exigeant et difficile à apprivoiser, au fond !

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Bises... pour une grande & riche année de contournement de mafias, avec beaucoup d'exigence et d'efforts individuels de notre part... de petits bonheurs, d'épanouissements et de belles luttes collectives !!!

*

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photographies & peinture : Dourvac'h

*

Araches (Haute-Savoie) & Viviès (Ariège), décembre 2011

Peintre au miroir de l'âme (huile et acrylique sur toile, 130 cm x 195 cm) - en cours : 2011-2012

22 janvier 2012

" Comme une image...

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... féminine...

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... bienveillante...

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... silencieuse, aussi...

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Fenêtre...

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... ouverte...

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... où naître...

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 et renaître...

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Se reconnaître...

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(Peut-être... )

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" ... est-ce moi, là aussi ? "

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... Grands yeux chargés de rêves... "

*

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détails peintures (huile et acrylique sur toile) + dessin

& parcours introspectif :

Dourvac'h

*

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(1), (2), (3), (11)  & (13)  Adolescence,

(d'après l'esquisse aux crayons couleurs, ci-dessus)

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(4), (5), (6), (7), (8), (9), (10), (12) ,(14) & (15)

 Peintre au miroir de l'âme,

avancées d'août 2011 à janvier 2012 (et toujours inachevée... )

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**********************

PS : mais voilà que le tout PREMIER album en couleurs entièrement illustré par notre Amie Isaly,

 "Le Magasin de Souvenirs" de Jeanne Taboni-Misérazzi vient de paraître ce 16 janvier aux éditions 2 Vives Voix !!!

Allez très vite sur son site pour en admirer quelques images, et sûrement le commander !!!

C'est sur :

http://www.isa-ly.blogspot.com/

Et nous y reviendrons ici quand je l'aurai découvert "en vrai"...

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Et Vous êtes invité/e/s...

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... à aller lire...

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... TOUTES nos longues réponses à vos cha(t)rmants Commentaires...

avec au moins six "conseils de lecture" :

 c'est à l'article suivant !

27 mai 2012

" Grand Large " (Ouverture)

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Regarder la mer empêche de mourir.

Je l’ai ressenti la première fois ce printemps dernier. J’ai regardé l’heure à ma montre : des puits de lumière dansaient à la crête des vagues. J’ai dû fermer les yeux un moment…

A qui confier pareils secrets ?

* 

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L’air de ce matin m’enchante – aussi les cris stridents des sternes, leur doux manège de marée montante… Tant de points scintillants dans ce tableau, tant de lumière blanche !

Un bruit sec, frais : elles ont plongé dans l’écume et les voici, têtes ruisselantes – issues des flots et se hissant jusqu’au ciel… Vous vient l’envie de parcourir avec elles cette langue de sable infinie… traverser ces parois de cristal… fuir dans l’absence de limites

Ne sommes-nous pas venus du fond des océans, un jour ?

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*

Môminette chantonne près de moi, s’en donne à cœur-joie… sa petite chanson bien en tête…

Ne s'occupe pas du reste...

Accoudée à sa petite table de camping gondolée – petit bras blanc recourbé sorti d’une manche de robe fleurie : Clara dessine.

Un beau motif pour moi, son père et peintre en devenir…

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*

– … de venir de coâ ?

– C’est toi qui a parlé, Clara ?

– Pas moi ! C’est mon dessin qui parle…

 

Il nous faut regarder le dessin bavardant...

Une gosse aux petites nattes blondes, un triangle de robe jaune, ses mains-marguerite…

(...)

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( ... à suivre ... ) 

... et bientôt en édition papier, selon vos demandes (*)

d'ici à quelques semaines... (**)

*

(Copyright)

Dourvac'h

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(*) Merci déjà pour leur marque de confiance concrète

à Annick, Barbara, Christiana, Dourvac'h, Jerry Ox, Loetitia, Luce, Marie-Madeleine, Sarah & Shanti !!!

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(**) Tout le récit - anecdotique - des (vaines, prévisiblement vaines) tentatives de l'auteur

pour obtenir une lecture éditoriale authentique de son oeuvre

forme un long commentaire-réponse ("Un long Avisse...") sous l'article précédent !

8 avril 2012

"J'avais sept ans et la mort n'existait pas. "

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Regard qui naît...

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... doucement...

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... d'un visage...

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... cerné de fleurs et de pensées...

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 ... sauvages...

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 " Est-ce que j'existe pour quelqu'un ? ... "

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Robe fleurie du printemps...

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Poupées et miroirs...

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Petit bois de bouleaux...

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Grand projet de tableau...

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... sauvage...

*

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Dourvac'h :

"J'avais sept ans et la mort n'existait pas."

(dessin préparatoire : 30 x 40 cm, 8 avril 2012)

*

Extérieurs Viviès (Ariège), mars 2012

*

... et Vous disons, d'ici là :

" Au beau dimanche 22 Avril ! "

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