Dhôtel et Mauriac, deux liseuses et un regard...
" La lune éclairait de nouveau avec vivacité la ville blanche en contrebas, mais surtout les arbustes qui étincelaient tout près de lui. Il ne voulait pas penser à Angélique. Il ne voulait plus jamais. La colline neigeuse était infiniment belle. Il aurait fallu se mettre à genoux dans la neige, se coucher dans la neige, dormir jusqu'à la mort et se réveiller dans l'oubli le plus total(...) "
André Dhôtel, Pays natal (1966)
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" Un papillon traversa le sentier dans la lumière de la lune.
- Tu m'as sauvé, dit-il.
Elle murmura : " Va-t'en ", et elle se tint immobile sur le bord du chemin, tandis qu'il passait. Il fallait qu'il aille comme elle le désirait. (...) "
André Dhôtel, Un jour viendra (1970)
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" Le tramway, feu de bengale mouvant, éclairait une seconde les ifs et les charmilles nues d'une propriété, puis l'enfant écoutait décroître le vacarme des roues et du trolley, sur la route pleine de flaques, qui sentait le bois pourri, les feuilles. (...) "
François Mauriac, Le Désert de l'amour (1925)
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Pouvoir d'évocation des lignes imprimées
dans le regard de quelques liseuses de douces aventures...
... bien sûr, " La Jeune Liseuse "
apprivoisée par le pinceau amoureux de
Jean-Honoré FRAGONARD (en 1776... )
... aïeule de
Muriel, qui sait...
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... ou cette " Lecture interrompue "
de (et par) l'auteur...
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... interrompue par un souvenir d'enfance, peut-être...
... à bientôt !
DOURVAC'H
2007






