samedi 8 février 2014

************ Cinéma et Littérature de Turquie ************ De quelques "oeuvres ouvertes"

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Les Climats (Iklimler)

un film de Nuri Bilge Ceylan (2006) - d'après un scénario de l'auteur

(On peut voir ce film comme une célébration du visage et de l'âme de l'épouse de l'auteur : Ebru Ceylan qui joue le personnage si attachant de "Bahar", face à son mari joué par le réalisateur lui-même - "Isa" dans le film) ; la disparition fantômatique de celle-ci à la fin du film est comme le point d'orgue d'une oeuvre qui sait rendre intéressante sa supposée "lenteur", rendre situations et personnages universels (car "ils" sont "nous" !) et apparaît - après réminiscence - comme détachée du temps ; la neige qui tombe semble s'immobiliser "à la fin" (fin du film et de la liaison des personnages) alors que les chiens continuent d'aboyer... Merveilleux "film de photographe inspiré", tourné en vidéo Haute Définition... Le personnage masculin (veule, égocentré, infantile et peu reluisant) est - du propre constat de l'auteur - "le salaud qu'il pourrait être", entrevu dans toute sa noirceur et son inconséquence : quelle excellente thérapie est l'art, au fond - à la fois pour l'artiste comme pour le lecteur ou spectateur de son beau travail ! Un film de poète, au final... )

(disponible en DVD)

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 Il était une fois en Anatolie (Bir zamanlar Anadolu'da)

un film de Nuri Bilge Ceylan (2011) - d'après un scénario de l'auteur

(disponible en DVD)

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Uzak (*)

(*) signifie "Lointain"

un film de Nuri Bilge Ceylan (2003) - d'après un scénario de l'auteur

(La rencontre de deux solitudes (un cousin de province, encore plein d'illusion" devant "temporairement" partager l'appartement d'un photographe "qui a réussi à la ville"... ) dans une Istanbul hivernale... Sens magique du cadre pour magnifier ce drame du chômage et nous rendre perceptible - finement et avec quel courage ! - la prison mentale d'une masculinité égocentrée... Les bateaux passent comme les existences - au ralenti - au fil du Bosphore.)

(disponible en DVD)

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Les Trois Singes (Üç maymun)

un film de Nuri Bilge Ceylan (2008) - d'après un scénario de l'auteur

(pas encore vu par l'auteur de l'article)

(disponible en DVD)

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Nuages de mai  (Mayis sikintisi)

un film de Nuri Bilge Ceylan (2000) - d'après un scénario de l'auteur

 

(pas encore vu par l'auteur de l'article)

 

(disponible en DVD)

 

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Kasaba (*) 

(*) signifie "La petite ville"

un film de Nuri Bilge Ceylan (1998) - d'après un scénario de l'auteur

 

(pas encore vu par l'auteur de l'article)

 

(disponible en DVD)

 

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Une saison à Hakkâri (Hakkâri'de bir mevsim)

film de Erden Kiral (1982) - adaptation du roman de Ferit Edgü

(Un instituteur - sans doute "puni" pour ses opinions gauchistes - est muté dans les confins sud-orientaux de l'Anatolie en plein hiver : la région d'Hakkâri... Son parcours croisera le chemin de l'agha" local - sinistre crétin qui épouse ces temps-ci la plus jolie fille du village... Mais je n'en dis pas plus... Une femme mal mariée fond en larme devant un miroir quand la neige encercle le village coupé du monde pour des mois... Film d'une très grande qualité poétique, découvert il y a de cela 25 ans dans une salle de cinéma... et - tout comme le film suivant - toujours pas diffusé en France en DVD !!)

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Dilan (Dilan)

un film de Erden Kiral (1986) - adaptation du roman de Ömer Polat

(Une passion contrariée en Anatolie ; "Dilan" l'héroïne, prend le parti d'assouvir sa "faim de revanche" en se saisissant des rènes de sa propre existence : un drame parfaitement romantique... Film d'une très grande force plastique et émotionnelle, découvert il y a de cela 25 ans dans une salle de cinéma... et malheureusement et injustement - comme le précédent - toujours pas diffusé en France en DVD)

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Terre de fer, ciel de cuivre (Yer demir, Gök bakir)

un film de Omer Zülfü Livaleni (1987) - adaptation du roman de Yachar Kemal

(Une excellente adaptation d'un des chefs d'oeuvre romanesques de Yachar Kemal par un très grand musicien vivant à Istanbul - devenu depuis peu également romancier et traduit en français (La Maison de Leyla, Une saison de solitude, Délivrance) ; il s'agit par ailleurs d'un "premier film" qui a pu être financé grâce à Wim Wenders - et toujours malheureusement indisponible en DVD en France !)

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- photographie de la première édition de Ince Memed (Mèmed le Mince) parue à Istanbul en 1955 -

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Certains paysans le connaissent comme un personnage réel dans le Taurus des montagnes d'Anatolie... dans une Turquie sans âge où, face à l'injustice, un homme s'est levé et est parti avec sa fiancée affronter tous les périls, trouvant mille refuges dans la nature sauvage de son pays...

Son personnage a pourtant été "créé" par Yachar Kemal (Yaşar Kemal), auteur d'origine kurde exerçant alors la profession de journaliste et dont ce fut la troisième oeuvre romanesque :

Ince Memed (Mèmed le Mince) (1955)

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Trois autres romans suivront et finiront par former, de loin en loin, un "cycle romanesque" :

Ince Memed II (Mèmed le Faucon) (1969)

Ince Memed III (Le retour de Mèmed le Mince) (1984)

Ince Memed IV (Le dernier combat de Mèmed le Mince) (1987)

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 Grotte de la Cunha - Montagne de la Frau (Ariège)

La scène de Mèmed, pourtant pudique, où les amants s'enlacent face à un feu crépitant dans une grotte reste l'une des scènes les plus lyriques de la littérature universelle...

Yachar Kemal est devenu ce romancier prolifique en inventant une langue poétique profondément originale, qui semble ruisseler sur des espaces infinis... Il est à la fois, aède et rhapsode : "poète à la lyre" et "couseur de récits" - digne continuateur d'Homère...

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Et qu'on découvre ou relise encore le somptueux La légende des Mille Taureaux (1971) - récit lyrique et poignant de cette lente déchéance des nomades Yörüks, perçue depuis le moi intérieur de "Maître Haydar"... - ou encore l'un de ses cycles épiques les plus célèbres, Les Seigneurs de l'Akchasaz comprenant : Meurtre au Marché des Forgerons (1973) et Tourterelle, ma Tourterelle (1975) ...

La plupart de ses livres ont été magnifiquement traduit en français : initialement par Güzin Dino, puis par (l'excellente) Munevver Andac...

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L'excellent ouvrage de son ami romancier Nedim GÜRSEL consacré à l'univers "kémalien" (éd. L'Harmattan)

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Yachar Kemal

(en turc Yaşar Kemal, de son vrai nom Kemal Sadık Gökçeli)

Romancier, conteur et journaliste turc, d'origine kurde, né en 1923 dans le village de Hemite près d'Osmaniye en Cilicie (Anatolie) : sa famille ayant émigré dans la plaine dite de la "Tchoukourova" ("La plaine creuse" ) qui formera le cadre de bon nombre de ses premiers romans ; Istanbul étant le cadre de ses plus récents.

Il est sans doute le "père de la Littérature turque" (moderne) et un redoutable "homme de gauche" (1 année de prison en 1950 pour "activités communistes" ; voir par ailleurs la couverture turque de son premier "Mèmed", histoire d'un bandit d'honneur révolté contre l'injustice, se résolvant à dépouiller les riches pour rendre ce qui a été dérobé aux pauvres... Il a contribué comme son "collègue" Orhan Pamuk à parler du passé génocidaire en terre turque (Massacre des Arméniens... )

Vertigineux romancier - car héritier direct du "savoir-conter" des Achik (ces bardes itinérants anatoliens)...

Prix mondial Cino Del Duca pour l'ensemble de son oeuvre obtenu en 1982

Et puis... ? 

TOUT EST A LIRE CHEZ KEMAL !

(Je crois... j'en suis même certain... et tout simplement parce que la langue y VIT !)

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Teneke (1955)

Le rafiot (non encore trad. en français)


Beyaz Mendil (1955) (non encore trad. en français)

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İnce Memed I (1955)

Mèmed le Mince (trad. du turc par Güzin Dino : 1975) 

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Namus Düşmanı (1957) (non encore trad. en français)

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Ala Geyik (1959) (non encore trad. en français)

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Orta direk (1960)

Le pilier (trad. du turc par Guzine Dino : 1966) (Au-delà de la montagne -1)

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Yer Demir, Gök Bakır (1963)

 Terre de fer, ciel de cuivre (trad. du turc par Münevver Andaç : 1978) (Au delà de la montagne -2)

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Ölüm Tarlası (1966) (non encore trad. en français)

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Üç Anadolu Efsanesi (1967)

Trois légendes anatoliennes (encore non trad. en français)

Ölmez Otu (1968)

 L'herbe qui ne meurt pas (trad. du turc par Münevver Andaç : 1977) (Au-delà de la montagne - 3)


İnce Memed II (1969)

Mèmed le Faucon  (trad. du turc par Münevver Andaç : 1976) (Mèmed le Mince -2)

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Ağrı Dağı Efsanesi (1970)

La légende du Mont Ararat (trad. du turc par Münevver Andaç : 1998) 

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Binbogalar Efsanesi (1971)

La légende des mille taureaux (trad. du turc par Münevver Andaç : 1972) 

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Çakırcalı Efe (1972) (non encore trad. en français)

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Demirciler Çarşısı Cinayeti (1973)

Meurtre au marché des forgerons (trad. du turc par Münevver Andaç : 1981) (Les Seigneurs de l'Atchasaz - 1)

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Yusufçuk Yusuf (1975)

Tourterelle, ma tourterelle (trad. du turc par Münevver Andaç : 1982) (Les Seigneurs de l'Atchasaz - 2)
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Al Gözüm Seyreyle Salih (1976)

Salih l'émerveillé (trad. du turc par Münevver Andaç : 1990)


Kuşlar da Gitti (1978)

Alors les oiseaux sont partis... (trad. du turc par Münevver Andaç : 1983)


Deniz Küstü (1978)

Et la mer se fâcha... (trad. du turc par Münevver Andaç : 1985)

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Yumurcuk Kuşu (Kimsecik I) (1980)

Salman le solitaire   (trad. du turc par Münevver Andaç : 1984) (Salman le solitaire -1)

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Yılanı Öldürseler (1981)

Tu écraseras le serpent (trad. du turc par Münevver Andaç : 1982)

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İnce Memed III (1984)

Le retour de Mèmed le Mince (trad. du turc par Münevver Andaç : 1987) (Mèmed le Mince - 3)

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Hüyükteki Nar Ağacı (1982) (non encore trad. en français)

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Kale kapisi (Kimsecik II) (1985)

La grotte (trad. du turc par Münevver Andaç : 1992) (Salman le solitaire - 2)

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İnce Memed IV (1987)

Le dernier combat de Mèmed le Mince (trad. du turc par Münevver Andaç : 1989) (Mèmed le Mince - 4)

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Kanin sesi (Kimsecik III) (1991)

La voix du sang (trad. du turc par Münevver Andaç : 1995) (Salman le solitaire - 3)

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Regarde donc l’Euphrate charrier le sang (trad. du turc par Altan Gokalp : 2004) (Une histoire d'île - 1)

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La tempête des gazelles (trad. du turc par Alfred Depeyrat : 2010) (Une histoire d'île - 2)

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Orhan Pamuk

romancier  & essayiste né en 1952 à Istanbul

Prix Nobel de Littérature en 2006

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Cevdet Bey ve Oğulları, roman, İstanbul, Can Yayınları, 1982

Cevdet bey et ses fils (non encore trad. en français)

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Sessiz Ev, roman, İstanbul, Can Yayınları, 1983 (non encore trad. en français)

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Beyaz Kale, roman, roman, İstanbul, Can Yayınları, 1985

La Maison du silence [1988], trad. du turc par Münevver Andaç

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Kara Kitap, roman, İstanbul, Can Yayınları, 1990 

Le Livre noir [1995], trad. du turc par Münevver Andaç

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Gizli Yüz, scénario, İstanbul, Can Yayınları, 1992

Le Château blanc [1996], trad. du turc par Münevver Andaç

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Yeni Hayat, roman, İstanbul, İletişim Yayınları, 1994

La Vie nouvelle [1999], trad. du turc par Münevver Andaç

(Mince, quelle déception ! Evidente faiblesse de ce récit qui démarre comme une quête métaphysique "à la manière" des superbes et lumineuses nouvelles de Jorge Luis Borges... La maîtrise faisait à l'évidence défaut au futur "Prix Nobel de Littérature de 2006" (justement couronné pour le quasi parfait Neige - le voyage en autocar "d'où l'on ne reviendra sans doute pas - roman fascinant dont La vie nouvelle constitue peut-être un lointain et besogneux brouillon... Personnages mal construits, imprécis, avec lesquels on s'ennuie vite... Existentialisme presque infantile et situations improbables... L'histoire insistante d'un "Livre lumineux" donnant accès à un Autre Monde ( ... La Mort ? Les Limbes ? La vraie vie ?)  évoquera - pour ceux qui la connaissent - la merveilleuse nouvelle fantastique Le Livre de Bruno Schulz... mais toute la magie de Schulz et la brièveté de ses enchantements en moins, sans parler de la récurrence insistante (et non-poétique) des mots "vie nouvelle", fantômes" et du bric-à-brac des mots, objets, situations, gares routières, morts et cars accidentés enchevêtrés ! Il ne s'en dégage pas grand chose à l'exception du sentiment d'un joli ratage assez prétentieux.. et bien entendu mille lieues en-deça des promesses de son titre ! Ceci dit, je mets au défi Orhan Pamuk de relire intégralement son oeuvre de 1994 sans - euh ... - s'emm... copieusement et sans prendre conscience de ses (banaux, multiples) "gros défauts" stylistiques... Faut-il ici un argument sans contrepartie ? Et bien, il me semble qu'Osman, Djanan et Mehmet "n'existent" toujours pas lorsqu'on est parvenu - comme moi, péniblement - page 104 de la lecture du roman ! Et que l'on doit passer tout le livre - les 444 pages de l'édition "folio"- avec eux !!! Aïe, aïe, aïe, et 2 ans pour l'élaborer et l'écrire ("1992-1994"), on imagine dès lors aisément quelles souffrances furent endurées... )

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Benim Adım Kırmızı, roman, İstanbul, İletişim Yayınları, 1998

Mon nom est Rouge [2001], trad. du turc par Gilles Authier

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Öteki Renkler, yazılarından ve söyleşilerinden seçmeler, 1999

D'autres couleurs [2009], 76 essais, discours ou récits, trad. du turc par Valérie Gay-Aksoy

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Kar, roman, İstanbul, İletişim Yayınları, 2002

Neige [2005], trad. du turc par Jean-François Pérouse

(Voici un pur chef d'oeuvre qui agrandit pour longtemps les mystères de la Littérature (et pas au sens habituellement usurpé de ce mot... ) : on est immédiatement happé par l'intrigue, les personnages, le mystère de la neige qui tombe au ralenti - comme dans la scène finale de Les Climats de Nuri Bilge Ceylan, cette ville fantômatiques où les jeunes filles se suicident - une véritable épidémie... Ceylan a d'ailleurs a déjà pensé à adapter Neige ! Sans doute pas un hasard et tant mieux... )

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İstanbul: Hatıralar ve Şehir, essai, İstanbul, Yapı Kredi Yayınları (YKY), 2003

Istanbul, souvenirs d'une ville [2007], trad. du turc par Jean-François Pérouse, Savas Demirel et Valérie Gay-Aksoy

(Merveilleux récit qui mêle l'histoire d'une vie - celle de l'auteur - et celle d'une ville aujourd'hui tentaculaire... Tout y devient fascinant, avec l'entrelac des photos du grand Ara Güler (L'Istanbul "d'avant") et les "clichés de famille" de l'auteur : pudeur, célébration des "Grands - et petits - Mystères d'Istanbul" et de toute la Littérature, en fait ! Tout y est vivant, intéressant, "universel"...  Quel livre ! Sans doute ce "Livre lumineux" dont l'existence fut involontairement prophétisée par l'auteur - notamment dans La vie nouvelle... ce roman "brouillonnant" de 1994, que je me suis permis ici de "démolir", sans crier gare (routière) !) 

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Masumiyet Müzesi, roman, İstanbul, İletişim Yayınları, 2008

Le Musée de l'innocence [2011], trad. du turc par Valérie Gay-Aksoy

(Une oeuvre magnifique et véritablement universelle, tout emplie de son esprit stendhalien... (L'envol de l'inattendu y éclatant à chaque page !). Belle économie de moyens et force étonnante des personnages qu'on pourrait qualifier de "banaux"... Une des mes - belles - lectures "en cours" ! Personnages attachants car faussement "habituels", toujours riches de leur potentiel de changement, situations psychologiques complexes, imprévisibles et toujours crédibles : beaucoup de charme et de magie d'écriture...)

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samedi 11 janvier 2014

"Grand Large" (article TRES largement augmenté)

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Cherchant tous notre Ailleurs, si peu accessible...

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... notre Grand Large à nous...

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... un Amour, une tendresse, une lumière...

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   Regarder la mer empêche de mourir.

  Je l’ai ressenti la première fois ce printemps dernier. J’ai regardé l’heure à ma montre : des puits de lumière dansaient à la crête des vagues. J’ai dû fermer les yeux un moment…

  À qui confier pareils secrets ?

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  L’air de ce matin m’enchante – aussi les cris stridents des sternes, leur doux manège de marée montante… Tant de points scintillants dans ce tableau, tant de lumière blanche !

  Un bruit sec, frais : elles ont plongé dans l’écume et les voici, têtes ruisselantes – issues des flots et se hissant jusqu’au ciel…

  Vous vient l’envie de parcourir avec elles cette langue de sable infinie…traverser ces parois de cristal… fuir dans l’absence de limites

  Ne sommes-nous pas venus du fond des océans, un jour ? 

*

  Môminette chantonne près de moi, s’en donne à coeur joie… sa petite chanson bien en tête…

  Ne s’occupe pas du reste…

  Accoudée à sa petite table de camping gondolée – petit bras blanc recourbé sorti d’une manche de robe fleurie : Clara dessine.

  Un beau motif pour moi, son père et peintre en devenir...

(...)

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*

" Le rôle de l'écrivain n'est pas de trouver un remède à sa propre solitude ou de satisfaire son amour-propre, mais d'offrir aux lecteurs un moyen de se sentir moins seuls, eux, en compagnie de personnages qui valent la peine d'être connus et aimés."

Björn LARSSON

*

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Il faut inciter les lecteurs de polars à s'aventurer vers autre chose."

En phrase conclusive d'un long interview que cet auteur a accordé à L'Express 

(article dont nous fit cadeau notre Amie Aurelia Flint)

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POUR INFO : la diffusion de "mon" Grand Large a été de 71 exemplaires durant toute l'année 2013 : sans juger de la valeur intrinsèque de cette oeuvre, ce petit chiffre de diffusion est à comparer avec les tirages des productions des Foenkinoos, Levy, Musso, Houellebecq (*), Khadra, Angot, peopleX, peopleY, acteur Machin, actrice Machine, etc., etc., toutes "généreusement" mises à disposition de nos yeux, mains et consciences (sous influence) en "La Mangeoire". La Mangeoire à Gros Blaireaux est en effet cet alléchant bric-à-brac de couvertures glacées bien mis en évidence sous les néons, c'est-à-dire malheureusement partout, en nos nouveaux Temples marchands avec - en amont du déversoir - un formidable dispositif de 100 médias bien conditionneurs (chaînes de TV, radios, puis la plupart de nos blogs... ).

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(*) Tiens, et vlan ! un extrait de La Carte et le Territoire (Tadâââmm, LE titre grandiloquent genre : fait-exprès-pour-mecs-qui-s'-la-pêtent-vrai-de-vrai !) de MÔSSIEUR Michel Houellebecq (extrait découvert au hasard au rayon "livres" de mon SuperU habituel, avant d'aller y acquérir mes yaourts "VRAI" à O %), tenez-vous bien :

" (...) Le type avec un air de situationniste belge lui adressa la parole (...) ".

Et moi je commente : Ha ! Ha ! Ha ! "situationniste belge", qu'il a écrit ! Genre le Houell'b' qui susurre à son gros blaireau d' lecteur : "Alors mon gros blaireau d' lecteur, on est bien ent' nous, hein mon p'tit ? On s' la joue fine, hein ? On enfonce ensemble les mêmes portes ouvertes, hein, mais tu t' sens vach'ment intelligent avec moi, passe que hein, maint'nant ch'uis L' GRAND-ECRIVAIN qui peut rigoler au 50ème visionnage de "Le Gendarme et les extra-terrestres" en passant un ouikênnd' avec mon pote journaleux-qui-m' fera ensuite un gros pavé d' reportage exclusif "Mon ouikênnd' avec Michel Houellebecq" de 4 pages dans "Marianne"... On rit aux mêmes effets d'intello-d''Prisunic, hein ? T'es d'ac ? "...

Grrrrrr... mais comment tant d' braves gens parviennent-ils à prendre au sérieux pareilles conneries ? Car, pardonne-moi ou pardonne-moi pas, M'ssieur Houell'b', mais c'est - pour moi, en tout cas - ABSOLUMENT SANS AUCUN INTERET ARTISTIQUE (ni même intellectuel) - tes bouquins, même dix-mille fois goncourtisés par tes potes !

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Comme on dit : "L'air du temps" ... mais qui m'a tout l'air d'un con, du coup !

Mais  donc, maint'nant, qu'y-z-ont planquée la Littérature dans ç' pays, nom d'un chien ?

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Gloire d'autant plus à nos valeureux - fort insulaires - Amies lectrices & Amis lecteurs qui surent faire confiance à nos "petits personnages" : Clara, Bruno, Aurélien, Rose & Charlène... - et sans doute rejoindre leur coeur silencieux...

Ne rencontreront-ils pas aussi, peut-être un jour prochain, Les Enfants Tanner de Robert Walser (à tenter d'approcher aux articles ci-après) ?

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Mais voici l'ensemble réactualisé de VOS impressions & avis critiques (21 reçues à ce jour) :

" Grand Large, le second roman de Dourvac'h

C’est une petite mélodie que l’on aimerait entendre plus souvent… Dourvac’h en est à son second roman.

Avec lui, l’écriture vient du cœur, elle prend une signification singulière quand il décrit ses personnages, il y a une dimension d’humanité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Bruno, un peintre raté qui après avoir perdu son fils sombre dans l’alcoolisme et la solitude. Seule sa petite princesse Clara lui permet de garder la tête hors de l’eau.

Jusqu’au jour où il rencontre Rose qui à travers la fraîcheur d’un de ses tableaux tombe sous le charme de cet homme cabossé par la vie. Et à partir de ce moment tout bascule, sa misérable existence prend un tour particulier… «les enfants sont des magiciens» tant il est vrai qu’ils peuvent transcender l’existence des adultes.

Un petit roman à l’écriture fluide qui se lit très vite, un style entre pudeur et retenue, entre nostalgie et espoir. Avec en écho des paysages à la Caspar David Friedrich. A découvrir pour prendre le large. "

(Laurence Cabrol, "Ariège News", le 13/05/2013)

"Grand Large" de Dourvac’h
http://www.monpetitediteur.com/librairie
ISBN: 9782748398151 - Romans - Edition brochée
Mon Petit Editeur 15 €

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" Pour ma part, c'est mon livre préféré parmi tous ceux que j'ai pu lire de toi. J'ai le sentiment que Grand Large est la somme aboutie de tes autres livres, qu'à travers ce Grand Large quelque chose en toi a réussi à s'exprimer mais qui se cachait encore dans tes autres livres... mais c'est un sentiment personnel et peut-être n'est-il pas le tien. Il y a toujours ce côté onirique qui les caractérise, mais aussi ce côté réaliste et dur avec le père qui plonge dans l'alcoolisme, maladie que tu connais bien... Et ce mal-être de Bruno, je l'ai ressenti vraiment, j'ai ressenti son désarroi et l'injustice de sa situation. Cela m'a fait penser à  Au Jardin : on voyage dans un monde enchanteur, mais on s'aperçoit vite finalement qu'il est sombre et trompeur... Que les belles fleurs s'avèrent vite empoisonnées... Tu arrives à faire basculer ton monde de la lumière à l'ombre et de l'ombre à la lumière très facilement et à entraîner tout aussi facilement le lecteur dans ces variations périlleuses... Cela me fait penser aux Grandes Espérances, où Dickens nous fait marcher sur le fil ténu et fébrile qui sépare le rêve du cauchemar, et jusqu'au bout l'on ignore de quel côté l'on tombera définitivement, ni si l'on tombera jamais vraiment, d'ailleurs...

Comme chantait Joy Division dans "Heart & Soul", sur l'album Closer (1980) : "Beyond all this good is the terror / The grip of a mercenary hand"...

Je pense que la seule critique que l'on peut faire (que je t'avais formulée en juin et que d'autres lecteurs t'avaient formulée également, je crois), c'est la façon irréelle avec laquelle Bruno retrouve son fils. Bien que ton livre ait un aspect onirique, de telles recherches et de telles retrouvailles ne peuvent que s'intégrer au monde réel dans lequel les personnages évoluent quand même, et la découverte d'Aurélien par son père ne saurait être justifiée par conséquent par le merveilleux.

Je comprends tout à fait les motifs qui t'ont poussé à créer cette intrigue autour de la découverte d'Aurélien par son père, et pour tout te dire que je ne l'avais pas vu comme ça. Au final, je trouve que tu as eu raison et surtout, tu es conscient de ce que ce choix implique. Je comprends maintenant tout à fait ta logique et la trouve saine et cohérente. J'y adhère et je te dis même bravo, sincèrement !
Ce qui peut sembler être une maladresse et une inconscience d'écrivain au premier abord s'avère en fait être un choix fait consciemment et surtout très réfléchi, et même si bien sûr le rendu peut continuer à insatisfaire le lecteur, il n'en reste pas moins que c'était le "moins pire" des choix faire afin de garder l'oeuvre entière, homogène et cohérente dans son ensemble.

De toute façon, si ce point peut gêner, il ne gâche en rien la lecture générale de ton joli livre. 
"

(Aurélia F.)

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" Grand Large, c'est pas la mer à boire et pourtant je l'ai bue d'un seul trait : j'ai fait "cul sec" ! Donc une première lecture pour m'imprégner, mais trop vite... la curiosité est forte.

Décantation... puis je replonge. Mais là, vitesse de croisière. Je veux sentir toutes les nuances, le rêve, la poésie, la délicatesse, l'étrange aussi car tu abordes un univers qui m'échappe avec ce personnage déchiré. Il voudrait mais ne peut pas. Manque de force ou de volonté ? Il essaie mais retombe. En gros c'est comme nager la brasse, une fois la tête sous l'eau, une fois la tête hors de l'eau. Le principal c'est de regagner la rive et il va y arriver.

Ta façon d'écrire me rappelle un film marquant que j'ai vu à sa sortie, The Wall : pas par l'histoire - qui ne me semble qu'un prétexte à écrire - mais par cette faculté que tu as de nous emporter dans l'imaginaire, dans l'apesanteur, de nous élever dans l'éther (...) "

(Chantal G.)

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 " Je voulais te dire que j'ai bien reçu Grand Large que j'ai déjà bien entamé. Je l'ai commencé ce jour, assis dans l'herbe du parc de la Tête d'Or, à l'ombre et pret à découvrir ce récit que j'attendais de lire avec impatience. Je suis ravi ! Après avoir été un peu dérouté par les premières pages, j'ai plongé dans cette histoire d'enfant disparu sans laisser d'adresse, de ce père attentionné et perdu dans ses toiles et les volutes d'alcool depuis la perte d'Aurélien, se raccrochant au sourire et à la naïveté (et la curiosité précoce !) de Clara. Je me régale et je t'en remercie ! "

(Jerry Ox)

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"Je ne vais pas te faire une analyse ou critique détaillée de Grand Large, juste te faire part en vrac de ce qui me vient à l'esprit en relisant et repensant au texte (les choses que j'ai appréciées) : le style, la richesse et le choix du vocabulaire (choix soigneux), l'humour et le dosage légéreté/gravité, un texte respirant naturellement, non forcé ("dans le bon temps", on dirait en musique), l'humanité des personnages, description par leur intérieur et non pas de descriptions idéologiques de l'extérieur (sauf pour la vieille femme kidnappeuse : c'est peut-être cela qui ne m'a pas plu dans ce passage), descriptions par touches successives qui compose petit à petit le personnage, les personnages, et les rendent très riches (pas au niveau du porte-monnaie, bien sûr!). Un bon suspense, pas au sens du polar, au sens de : on a envie de poursuivre le livre, il accroch bien la lecture (grosse grosse qualité !).

Bon, en gros je crois que ce qui caractérise tous ces points positifs se résume en deux mots : justesse et équilibre.

Justesse : adéquation style/fond ; réalité des personnages/situations/relations ; mots

Equilibre : tu ne tombes pas du fil du funambule dans des exercices dangereux (pour moi !) : faire parler des enfants sans tomber dans le gnangnan ou le gâtisme, faire parler des "amoureux" aussi, insérer des citations d'artistes ou des descriptions de tableaux.

J'aime beaucoup les inserts sur Caspar D. Friedrich et aussi le chapitre sur le type de la Tour Eiffel.

Voilà, le passage que je n'aime pas trop est l'arrivée en Touraine et l' "explication", trop abrupte à mon sens et avec un style très clinique, "extérieur".

Après, on retrouve la poésie du début, la vraisemblance (pas de happy end, pas de résurrection mais la force des sentiments est tours là, ce qui est une forme de fin que je trouve très positive et très bien (là encore, exercice dangereux bien négocié !).

Bon, je m'arrête là, mais si ce texte peut t'éclairer, têtre util dans la partie "travail" de ton art, tant mieux ! Quant à la partie "intuitive", ne bouge rien, tu peu lui faire confiance ! "

(Olivier C., 12 septembre 2013)

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" J'ai lu Grand Large. J'ai aimé l'écriture sensible et toute en nuances. Étonnant comme les mots sont posés par touches, un peu comme on prend la couleur sur une palette pour les utiliser sur la toile. J'apprécie la force des sentiments et la retenue de l'expression malgré la gravité de la situation. Belle pudeur riche de profondeur. La seule chose qui me gêne, c'est la disposition sur le papier : trop d'espaces blancs à mon goût. Merci pour ce partage où je sens la vie intérieure. J'ai lu Grand Large avec plaisir du début à la fin. "

(Marie-Madeleine)

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" Je viens de terminer Grand Large. Le peintre n'est pas loin derrière l'écrivain ; il lui tient la main. Touches subtiles, palette sensible , qui sait créer l'émotion chez la lectrice. Âme sensible où la part de féminité affleure mais où la pudeur persiste néanmoins. Prose fluide. Typographie aérée qui favorise quant à elle les pauses et la rêverie - comme a toujours su le faire ton blog. Maman, attirée par la photo de couverture s'est plongée dans la lecture du livre. Tu vois, la chaîne se forme au delà des générations... "

(La chuchoteuse)

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" J'ai relu Grand Large avec autant de plaisir que la première fois, et pourtant je relis rarement un livre. Peut être parce qu'au contraire de beaucoup d'autres livres, l'envie de connaître la fin n'est pas la seule raison de le lire. Ce qui compte aussi, c'est ton style simple et évocateur, où chaque mot n'est pas choisi au hasard, et aussi ce qu'on devine des caractères du peintre, de Clara, de Rose, de Charlène, l'atmosphère nostalgique qui baigne le lecteur. Et puis, la force de tes descriptions fait voir chaque chapitre comme un tableau impressionniste, ou alors comme une scène de film.... Je te l'ai déjà dit, je verrais bien Grand Large transposé au cinéma. Et en même temps, j'imagine ton exigence sur le choix des acteurs, les lieux... A nouveau, je te dis mon admiration. "

(Barbara Delaplace)

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" J'ai lu et relu Grand Large afin de pouvoir  m'imprégner de tes personnages. Quelle belle écriture !! (...) J'ai beaucoup aimé, beaucoup apprécié. Ton écriture est très claire et tu nous fais vivre la vie de tes personnages et du lieu où leur histoire se déroule. Les images viennent tout de suite à notre esprit. Quant aux détails du travail du peintre que tu es, on les ressent tout de suite. Continue de nous émerveiller ! "

(Luce B.)

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" Alors, ça y est, j’ai lu Grand Large ! Yes, c’est vrai – je l’ai lu en un week-end.

Je ne suis pas une critique littéraire et donc je ne saurai faire une vraie critique  - je donne juste mes impressions – je l’ai aimé, j’étais prise par l’histoire et les personnages (donc bravo !) et j’ai apprécié le choix des mots et le style.  J’aurais juste aimé que ce soit plus long, que l’histoire dure plus longtemps. C’est sans doute parce que je suis habituée à lire des livres plus longs ? Je n’en sais rien.

De toute manière, je te félicite pour ce beau travail ! "

(Janet S.)

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" Moi aussi j'ai lu et relu ton Grand Large... et j'ai adoré ! Je l'ai reçu par la poste un jour vers midi. Je n'ai pu m'empêcher de jeter un p'tit coup d'oeil comme ça par curiosité, j'ai lu la première page... Et puis quelques minutes après je l'ai ré-ouvert et ne l'ai refermé qu'en fin d'après-midi, après l'avoir terminé. Quel plaisir j'ai eu à lire ton livre ! J'ai été complètement embarquée par l'histoire et les personnages... Au début, et à d'autres moments du livre également, j'y ai vu un tableau. On te lit et on a l'impression qu'une toile prend forme, chaque nouvelle ligne apporte une petite touche de couleur supplémentaire sur la toile. J'ai aimé le suspense.... On a envie de savoir pourquoi et puis après on a envie de savoir comment et puis après.... on n'ose y croire et pourtant... Il y a les livres qu'on aime, que l'on referme après les avoir lu en se disant " Ah, c'était bien ! " et puis il y a les livres, peu nombreux en ce qui me concerne, où tu sens que la fin est proche car il ne reste que très peu de pages à tourner. Ton coeur se met à battre plus fort, tu veux ralentir ta lecture. Et tu ralentis... Les deux premières lignes... Puis tu oublies. Tu tournes la dernière page, il n'y a rien derrière.... et là tu te rends compte que tu pourrais lire ce livre indéfiniment. Pour moi, ton livre fait partie de ceux-là. Je n'avais pas envie de refermer ton Grand Large. J'aurais voulu continuer encore et encore, savoir pour Aurélien, pour Clara, pour Grand Large... Après la lecture, je suis restée un long moment à imaginer la suite, ce qu'ils allaient faire, comment allait continuer leur vie, quels acteurs pourraient interpréter les rôles des personnages... Je te remercie sincèrement, Dourvac'h, pour tout le plaisir que j'ai eu à lire ton livre. Merci de l'avoir écrit et de l'avoir partagé avec nous en le faisant publier. Chapeau bas, Monsieur Dourvac'h ! "

(Zia)

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" Je viens de refermer Grand Large, après avoir eu le privilège de le lire en ligne... mais quel beau livre !!! ... Les personnages si réalistes, si intenses que je les visualise à merveille, et ces paysages que je connais et affectionne, tu le sais... Cette narration à la fois sombre et tendre, et ce fil de l'intrigue qui se dénoue avec tant de délicatesse mais aussi des tensions extrêmes... (...)  il y des mots pépites qui m'inspirent des toiles mais à toi aussi, j'en suis sûre, comme ce petit bras blanc sorti d'une manche fleurie. (...)

La force de ce roman réside pour moi dans une écriture fluide, chantante, habitée... mais aussi habillée de nostalgie, de sombre, de mystère, de non-dit... et d'une pudeur intense.

Et puis ces personnages si vivants... je les vois dans un film... je les connais, ils sont plus que réalistes mais aussi romanesques et si humains. Le sombre Bruno se definit comme peintre "raté", sur ce seul point dans le livre je ne suis pas d'accord... il est loin d'être raté, cet artiste ; il est juste incompatible avec les règles qui regissent ce petit monde de l'art. Papa imparfait, qui a failli et s'en torture, les tourments de son coeur sont retranscrits avec tant de retenue, c'est réellement touchant.

Et puis un fil d'intrigue parfait, mené d'une main de maître avec un rythme formidable... comme le ressac des vagues, un peu de fougue, tempéré par le repli de l'ecume. Dourvac'h est pour moi le roi du contraste et c'est la force de ce merveilleux livre. "

(Loëtitia Pillault)

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" Je viens de terminer ton livre que j'ai dévoré... C'est si beau, si touchant, si sublime ! Ton histoire m'a bouleversée, ta poésie des mots m'a conquise. Est-ce le récit de ton vécu ou bien est-ce seulement le fruit de ton imagination ? (...) Quoi qu'il en soit, je revoyais en te lisant tous tes tableaux d'enfants. Personne ne parle mieux que toi de la nature marine. Bravo et merci pour l'émotion que tu m'as donnée. "

(Annie Lasry)

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" Ce torrent de montagne sinueux me fait penser au parcours d'une vie... Et étrangement à la vie du héros de Grand Large, surtout si cette vue est suivie de celle de l'océan... Les chemins hasardeux de la vie qui dédouchent dans leurs finalités sur le Grand Large de tous les possibles... Tu te doutes que j'ai reçu ton livre et que j'ai lu Grand Large d'une traite.... Quel parcours que celui de ton héros !... "

(Michèle)

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" J'ai eu le privilège de lire le manuscrit avant de pouvoir lire le livre que j'ai commandé par la suite et je vous le conseille.
   Un petit bijou qui oscille entre blessures de la vie, mystère et poésie... "

(Christiana Moreau)

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« Un jour, en insistant, est-ce que je saurai peut-être ?…»
N’est-ce pas là toute la question ? N’est-ce pas là notre quête à tous ? En tout cas ce genre de questionnement est selon moi le moteur et la motivation de notre chemin… Et ce roman est en lui-même une quête je crois, celle du « comment vivre ? comment vivre, malgré...tout ... ». Sujet passionnant, forcément !
J’ai aimé cet univers où les faits violents, tragiques cohabitent avec la sensibilité des émotions traversées, si finement perçues, si finement rendues. J’ai été touchée par ce narrateur qui, à défaut de trouver le sens de ce qui lui arrive, y cherche tout de même un sens, se débat, entre chimères et illusions, dans une réalité douloureuse, parfois sordide, se raccroche à ce qu’il peut, le babillage de la petite Clara, la présence discrète de Rose… « C’est peu dire que les gens s’inventent le monde qu’ils veulent ! »… Et oui, là encore je fais mienne, si tu le permets, Dourvac’h, cette jolie phrase, c’est bien là tout notre pouvoir et notre fragilité d’humains, ce qui nous perd et qui nous sauve en même temps…
Un grand merci à toi pour ce moment de poésie profonde. "

(Sarah)

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" J’ai eu grand plaisir à lire Grand Large, il y a deux livres dans ce livre, le chapitre XV engage la seconde partie de ton roman, c'est-à-dire grâce à Rose lorsqu’elle a dit au chapitre XIV :

« Fais-le. »

Et le narrateur qui répond : « Me soigner, oui puisque c’est toi qui le dis ! ».

D’ailleurs ce chapitre est si court, à peine une page, il s’agit bien d’une transition.

La première partie, plus fluide se laisse lire aisément, nous faisons connaissance avec les personnages, et le narrateur bien englué dans son alcool, essaie de vivre au mieux avec sa « drogue ».

Deuxième partie, brisure brutale, il se soigne avec les manques à vivre, décrit très pudiquement, pas de misérabilisme, jamais. Puis il part, on le retrouve dans sa guimbarde, envie d’agir, retrouver toute sa lucidité, et faire quelque chose pour retrouver Aurélien, puisque lui il sait qu’il n’a « que disparu », il croit  et se persuade (avec raison) qu’il peut le retrouver.

Je pense qu’une influence professionnelle guide ta plume, un environnement difficile, « qui te bouffe » , une envie d’extraire cette lourdeur, on dit que l’écriture peut être une thérapie. Grand bien t’en a pris.

Le peintre et l’écrivain, les deux sont fusionnels, une écriture colorée, j’ai retrouvé les grands yeux de Clara, la petite robe à fleurs, les manches à volants de Rose, sans parler de la façon si poétique de parler de l’océan, du ciel, des falaises et de ses roches, une écriture très visuelle.

Et parler si pudiquement d’un tel drame, le personnage est tout en retenue, sa déchéance n’est pas du tout morbide.

De toute façon j’ai aussitôt eu les acteurs en tête, Michel Simon pour le narrateur, mais en plus jeune et moins moche (une grande sensibilité chez Michel Simon) et pour Clara, Audrey Hepburn (enfant), un joli minois, un peu coquine, et très sensible et très intelligente. Aurélien serait Guillaume Canet (j’adore), pour Rose, Michèle Morgan, belle, douce mais aussi volontaire (puisqu’elle a su convaincre tout naturellement le narrateur de se soigner) ; évidemment tous ces acteurs en plus jeunes ! beaucoup plus jeunes !

Et toujours tes références de qualité, Caspar David Friedrich, Ramuz, Buzzati (oui, cet incroyable Désert des Tartares que tu m’as fait découvrir!) sans oublier ton cher Julien Gracq, et la petite touche sur Jack London pour Martin Eden qui m’a touchée.

Un style précis, un vocabulaire poétique soutenu par une palette de couleurs, un style vivant, une grande sensibilité, une fin que l’on ne pouvait absolument pas deviner au début de la lecture, influence de Simenon. Et tous les tourments de son âme, son sentiment de culpabilité, l’attitude de sa femme, décrits sans violence, sans hargne, avec une grande lucidité, une acceptation mais pas résignée, puisque l’amour pour Rose, et l’attitude de Rose furent son déclencheur pour enfin sortir de sa torpeur d’alcoolique.

Et la façon dont le narrateur retrouve Aurélien, et surtout la description de ce qu’est devenu Aurélien est narrée d’une façon juste, modeste, intelligente.

Ton talent d'écrivain a parlé, et j'ai beaucoup aimé. "

(Crépusculine)

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" J'ai lu votre livre dimanche, premier jour de soleil, et c'était agréable. Léger comme l'air printanier. Facile à lire. Vite lu car très ajouré. Beaucoup d'espaces blancs entre les phrases. J'ai eu l'impression que l'histoire n'était qu'un prétexte pour écrire le mot roman sur la couverture mais que ce qui comptait était la tournure des phrases. Chaque phrase comme un bijou. Je l'ai lu comme un poème d'errance, de souffrance, de beauté et d'espoir plutôt que comme roman. C'était un long poème en vers libres. Très original comme écriture et agréable à lire. Bravo et merci. "

(Dominique Duflot)

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 " Merci cher ami pour ce livre : c'est un véritable bain de poésie ! "

(Christian B.)

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" (...) Puis c'est le plongeon... déchirure, mort, abîme, tourments. 

Mais aussi : envol, pudeur, couleurs, intrigue, peinture, LITTERATURE.

 Bravo et merci pour ce roman  qui transporte vers tant d'émotions sur lequelles vous mettez des mots

 (des mots sur des maux).

Sincèrement."

(Sandrine C.)

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Interview = dialogue Souamie-Dourvac'h publié dans Le petit journal de Viviès, mars 2013 :

Souamie : Ce livre, Grand Large , que tu nous as présenté sous le nom de ton pseudo "Dourvac’h", en décembre dernier sous les Couverts à Mirepoix (...) est ton dernier roman, d’une longue série déjà. Cette histoire, qui est un moment de la vie d’un artiste peintre, se déroule en petites touches d’instants colorés comme celles sur les toiles de l’artiste. Les personnages, l’histoire, sont dépeints avec sensibilité. Le monde est vu avec un regard plein d’acuité, ce qui donne le sentiment d’une profonde réalité et en même temps d’innocence. La nature, la peinture, le monde de l’enfance y ont une place de choix. Il se dégage beaucoup de poésie malgré la trame de l'histoire un peu sombre. Même si la mort apparait c’est juste cette trame légère de la vie qui coule sans que rien ne puisse vraiment accrocher au monde de la souffrance.
Je sais que tu ne tiens pas à parler spécialement de toi, tu préfères qu’on parle de ton livre. Y a-t-il une part de vécu dans cette histoire ? Et que veux-tu faire passer ?
Dourvac’h : c’est purement imaginaire à l’opposé même de la vie de l’auteur. Mon intention était d’imaginer des épisodes de vie au travers de personnages, des ressentis très forts pour les traduire en mots et que ce que j’ai imaginé se reproduise presque exactement dans l’esprit du lecteur, en espérant que l’imaginaire du lecteur rejoigne le mien et que la force que j’ai pu donner au personnage vive longtemps dans son esprit.
Souamie : Pourtant, tu te réfères indirectement à ton vécu professionnel, je pense à ton personnage qui a tendance à boire un peu trop et qui parle des conseils de son toubib avec un petit ras-le-bol ! Cela m’a fait rire (...) Tu sembles aussi ne pas apprécier que j’utilise le terme "poétique"...
Dourvac’h : Je préfère me référer au style littéraire romantique du XIXème siècle ou, en peinture, à Caspar David Friedrich qui est l'artiste le plus "significatif" de la peinture romantique allemande. Je préférerais avoir écrit Grand Large dans l’univers artistique du XIXème ! Pour moi, le dernier écrivain romantique restera Julien Gracq, qui fut notre contemporain : son style est fort et intemporel. Une œuvre, c’est comme un tableau que l’on crée avec force pour que cela puisse exister vraiment dans l’esprit du lecteur, on le fait d’abord pour soi, on recrée le monde réel puis on le reprend, on le transforme jusqu’à sa quintessence. 
En matière de "romantisme", on cherche un lyrisme des phrases qui aient d'abord un rythme, une musique, et qu'il n’y ait rien de sordide... et même s’il y a des choses violentes et moches, on n’insiste pas dessus.
C’est comme Simenon qui sublime ses histoires. Ses personnages peuvent avoir de la haine en eux, mais le style de son écriture est vraiment beau, même si l’histoire est sordide, cela devient poétique. Avec du banal on peut faire passer de la poésie : Simenon était d'abord un artiste...
De nos jours, peu d’auteurs français pensent au lyrisme, à l’universalité, et pourtant... une histoire construite autour de personnages qu'on rendrait un rien "universels" devrait aussi intéresser les gens. Pour moi, le lyrisme devrait être inhérent à la littérature. Maintenant, les auteurs - surtout en France - répondent à la pression d’un système, et ce ne sont plus les qualités esthétiques d'un ouvrage qui font reconnaître un auteur. Il suffit juste que les médias nous abreuvent du nom et de l'image de l’auteur, et passe muscade...
Souamie : Quels sont les lieux qui t’ont inspiré ?
Dourvac’h : La Franqui, le château de Leucate et les falaises du Cap Leucate...
Souamie : Encore quelques mots sur ton livre. Tu mêles la poésie des mots et des couleurs. C’est sans doute cela le lyrisme romantique ! Ton écriture est remplie d’images très belles par exemple : " Les mains marguerites de Clara. Petite fille blonde, nez retroussé. Sa robe couverte de petites fleurs des champs. " (...) " Regarder la mer empêche de mourir." (…) " Des puits de lumière dansaient à la crête des vagues " (…) " En peignant, j’ai l’impression que la musique sort de mon propre cœur. " (...) "

(texte rédigé par Souamie - avec retouches de l'auteur)

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Merci à Vous - Amies & Amis si attentifs - pour la richesse et de vos impressions et votre confiance inespérée !

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(27) photographies : Dourvac'h

- Copyright -

(1) : Le Teide (culminant à 3.700 m.sur l'île de Tenerife) vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera 

(2) : L'Atlantique vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera

(3) : Barranco (torrent) près la Playa de la Guancha en amont d'El Cabrito - côte occidentale de San-Sebastian de la Gomera 

(4) : Massif côtier près San-Sebastian de la Gomera

(5) : page I de couverture Grand Large (2013)

(6) :  Les eaux de l'Océan Atlantique d'entre "Las Islas Canarias"

(7), (8) & (9) : La côte en Catalogne

(10) : Arrosage des maïs dans la vallée du Douctouyre (été 2013)

(11), (12) (13) & (14) : L'automne à Viviès (Ariège), 2013

(15) & (16) : Statue d'Athena à l'Hôtel Del LagoPuigcerda (Cerdanya), 3 février 2013

(17) : Une prairie à Viviès (Ariège), août 2012

(18) & (19) : Ruines du Château médiéval de Leucate-village (Aude), août 2012 (*)

(20) : Prairie sur la rive droite du Douctouyre à Vira (Ariège), juin 2012

(21) : L'Atlantique vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera (Canarias), mars 2013

(22) : Chat au crépuscule dans une prairie à Viviès (Ariège),août 2012

(23) :  Barranco (torrent) en amont d'El Cabrito près San-Sebastian de La Gomera (Canarias), mars 2013

(24), (25) & (26) : Côte rocheuse entre San-Sebastian de La Gomera et El Cabrito (Canarias), mars 2013

(27)  :  L'Atlantique vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera (Canarias), mars 2013

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(*) Rappelons ici - à nouveau - que la petite station balnéaire de La Franqui, le château de Leucate et tout l'espace du Cap Leucate (Aude) furent ces Génies du Lieu sans lequels Grand Large n'aurait pu (ex nihilo) ni naître ni prospérer...

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Ouvrages toujours disponibles chez l'auteur :

(On peut les obtenir en adressant un simple courriel à : dourvac_h@live.fr)

Grand Large (roman, Mon Petit Editeur, 2013) : nous en reste actuellement 0 exemplaire (donc je vais en recommander pour vous...), qu'on pourra acquérir à leur "prix auteur" + frais d'envoi = 15 euros/ex. (ou encore chez l'Editeur ou chez votre Libraire, bien sûr !)

Au Jardin (conte fantastique, version illustrée par IsalyLa Compagnie des Fées auto-édition-diffusion, 2008) : nous en reste 1 seul exemplaire, qu'on peut acquérir à son prix de fabrication + frais d'envoi = 15 euros/ex.

Fées, Rêves et Glaces (recueil de 3 nouvelles fantastiques,  La Compagnie des Fées auto-édition-difusion, 2008) : nous en reste 6 exemplaires qu'on peut acquérir à leur prix de fabrication + frais d'envoi = 14 euros/ex.

Un retour à l'Algérie Heureuse (récit ethnographique en vers libres !!!, auto-édition An-Nâfs, 2005) : nous en reste 3 exemplaires qu'on peut acquérir à leur prix de fabrication + frais d'envoi = 16 euros/ex.

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Dernière minute :

Souvenirs d'Algérie Heureuse (récit illustré de photos en noir & blanc, L'Harmattan, 1992) : toujours disponible chez l'éditeur à Paris !

Plantes médicinales de Kabylie - écrit sous le pseudonyme "Mohand AIT YOUSSEF" - (Ibis Press, 2005) est malheureusement épuisé ; pas de nouveau tirage envisagé pour le moment...

L'été et les ombres (roman, La Compagnie des Fées auto-édition-diffusion, 2009 : précédent tirage épuisé) sera ré-édité - avec petits changements - chez Mon Petit Editeur (bon à tirer signé et fabrication en cours) et sera à nouveau disponible juste avant l'été 2014 !

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NOTRE PROCHAIN ARTICLE :

(à paraître le samedi 8 février 2014... et "en actualité" pour les 21 jours qui suivront !)

Cinéma et Littérature de Turquie : De quelques "oeuvres ouvertes"...

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dimanche 29 décembre 2013

Les cinq saisons

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Digestion & rêverie des oeuvres de Robert Walser

... ou Rêveries d'après digestion des oeuvres de Robert Walser ...

(Un extrait de ses Enfants Tanner peut toujours être relu à l'article suivant)

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photographies :

Dourvac'h

Viviès, décembre 2013

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(Belles années... et à très bientôt !)

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dimanche 3 novembre 2013

" Plusieurs semaines s'écoulèrent...

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... et le nouveau printemps s'annonça ; l'air était plus humide et plus doux, on percevait des odeurs et des bruits indécis qui paraissaient monter de la terre.

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La terre était molle, on marchait sur elle comme sur de gros tapis élastiques.

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On s'obligeait à écouter chanter les oiseaux.

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" ça m'a tout l'air du printemps ", disaient pour s'aborder dans la rue les gens sensibles. Même les murs des maisons prenaient une certaine odeur, une couleur plus chargée.

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Tout avait l'air étrange alors qu'il s'agissait d'une chose si ancienne et si connue, mais on la ressentait comme entièrement nouvelle, elle provoquait un sentiment bizarre, violent.

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Le corps, les sens, la tête, les pensées, tout cela bougeait comme si cela voulait se remettre à pousser.

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L'eau du lac avait des reflets chauds et les ponts qui s'élançaient sur le fleuve paraissaient plus cambrés.

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Les drapeaux flottaient au vent et cela faisait plaisir de les voir flotter.

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Quand le soleil parut enfin, les gens sortirent par groupes et en rangs sur la chaussée blanche et bien propre. Ils s'arrêtaient pour mieux sentir la caresse de la chaleur. Il y eut beaucoup de manteaux laissés chez soi.

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On pouvait voir les hommes retrouver des gestes plus libres et les femmes faisaient des yeux étranges comme si l'âme allait leur sortir du coeur. "

*

Robert WALSER :

Geschwister Tanner (Les enfants Tanner)

1907

(extrait de l'édition de poche "folio", pages 36-37)

traduit de l'allemand par Jean Launay (1985), éd. Gallimard

*

Le manuscrit final des Enfants Tanner (représentant 332 pages dans cette édition de poche) est issu d'un "premier jet" réalisé en 3 à 4 semaines entre janvier et février 1906 dans l'appartement de son frère à Berlin... et n'ayant nécessité que de minimes corrections (syntaxe, ponctuation).

*

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Il y a donc eu cet été - du moins pour moi - la découverte de ce "roman", oeuvre si romantique et spontanée, écrite dans ces mêmes années par un Suisse germanophone, Robert Walser

Les enfants Tanner  ("Geschwister Tanner") est un ouvrage publié à Berlin pour la première fois en 1907 (disponible en collection "folio", Gallimard, excellemment traduit). Ses romans suivants seront :  Le Commis (1908) puis Institut Benjamenta (1909). La plasticité et l'imprévisibilité des psychologies et des actes des attachants personnages de Simon, Klara, Kaspar, Hedwig, tout comme le "chant" délié de la langue du jeune Walser (ouvrage composé en quelques mois, à l'âge de 27 ans...) nous fascinent immédiatement... Intemporels, on croit voir s'animer sous nos yeux les beaux visages de la liberté.

"On est fait pour les choses dont on rêve."

comme l'écrit dans le roman, le personnage de Klara...

*

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photographies : Dourvac'h

(Merci à l'avance de ne rien reproduire sans l'autorisation de l'auteur)

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(1) chemin dans la fin de l'été : vallée du Douctouyre (Ariège)

(2) chat inconnu la nuit : ruelle des hauts de Cagnes (Alpes Maritimes)

(3) Escalier d'honneur au château de Cagnes (Alpes M.), la nuit

(4) Clocher et maisons fortifiées autour du château de Cagnes (Alpes M.), la nuit

(5) Arbres sur le talus près la voie de chemin de fer désaffectée, Saint-Amadou (Ariège)

(6) Jeune chèvre près du Baou des Blancs, Vence (Alpes M.)

(7) Flots de l'Hers à Camon (Ariège)

(8) Arbres par-dessus le chemin de fer désaffecté, Saint-Amadou (Ariège)

(9) Bords du Douctouyre à Vira (Ariège)

(10) Lever de lune à Viviès (Ariège)

(11) Flots de l'Hers à Camon (Ariège)

(12), (12 bis) & (12ter) "Sam' Suffit" ou MJC a le blues... (Viviès, Ariège : 3 et 11 nov. 2013)

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samedi 12 octobre 2013

Cinq films d'Abdellatif Kechiche ou L'instinct de vie

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De son oeuvre, j'avoue jusqu'à présent n'avoir découvert - héberlué par sa justesse -

La graine et le mulet

(2007)

Là où se joue en permanence quelque chose de fragile, intemporel et poétique

qui m'a rappelé la grâce des films de Marcel Pagnol...

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Acteurs - non professionnels comme professionnels - donnant soudain

(et on sait désormais par quel secret : une formidable EXIGENCE du réalisateur !)

tout le MEILLEUR d'eux-même...

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Découverte de l'étonnante Hafsia Herzi,

son verbe logorrhéique et musical puis son silence chorégraphique : inoubliables...

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... quotidienneté et grâce...

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... au plus près des visages (des âmes ?) qui emplissent l'écran ...

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... éclairs de tendresse...

(Habib Boufares)

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... corps et âme altruistes qui s'abandonnent...

(Hafsia Herzi)

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... Sète comme jamais évoquée depuis Brassens...

*

Notre génial compatriote

- et véritable artiste -

Abdellatif Kechiche

( عبد اللطيف كشيش )

avait tourné - auparavant puis juste après La graine... - bien d'autres films...

*

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(Elodie Bouchez, Samy Bouajila)

La Faute à Voltaire

(2000)

*

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(Osman Elkharraz)

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(Sara Forestier)

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(2003)

Cette improbable (et précieuse) rencontre entre jeunes "de banlieue" et le théâtre de Marivaux...

*

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La Vénus noire

(2010)

(Film "en costumes" dont le thème rappelle à la fois le magnifique Little Sénégal de Rachid Bouchareb

et le majestueux Nouveau Monde de Terrence Malick)

*

Puis, tombant dans l'oeil avisé de Steven Spielberg et ses jurés,

et enfin défrayant la chronique cannoise (festivalière et post-festivalière)... 

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Vermeer ou Georges de la Tour ?

(Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux)

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Passion venant se déployer en "nos" salles obscures...

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(Double) passion féminine, bien sûr !

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La vie d'Adèle

(chapitres 1 & 2)

(2013)

*

Je repense soudain à l'art cinématographique flamboyant de Louis Malle (Au revoir les enfants), aux deux films si ambitieux d'Eric Valli (tournés à l'autre bout du monde : Himalaya au Népal, La Piste en Namibie), à ceux de François Dupeyron (La chambre des officiers), à la réussite exceptionnelle de Jean-Pierre Denis (Les blessures  assassines), à la belle jeune carrière franco-marocaine de l'actrice Hafsia Herzi révélée par La graine et le mulet en 2007 (puis dans Française de Souad El Bouhati en 2007,  Les Secrets de Raja Amari en 2008, L'aube du monde d'Abbas Fahdel, etc. ) : tout un savoir-faire artistique et un professionnalisme finalement intacts... ouf !

Et que (re-)vive enfin le rayonnement international du cinéma français...

Alors merci cher Abdel, et longue vie à ton Adèle, aux démocraties française et tunisienne... et d'abord à ta créativité artistique !

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mercredi 25 septembre 2013

Ces quelques soirs d'automne...

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... où l'éventail de lumière...

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... s'est un instant replié...

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... reposé sur les rives...

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... cherchant à l'Orient son reflet...

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... de songes infinis...

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... qui s'estompent,

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... revivent, un temps...

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puis s'effacent...

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... pour renaître...

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... ici et là,

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fugitifs...

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Renaître...

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... et renaître encore...

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... Ailleurs...

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photographies :

Dourvac'h

(septembre 2013, ViraViviès - Ariège)

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dimanche 25 août 2013

Cinq films new-yorkais de James Gray

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Evidente difficulté à  "boucler" un éloge exhaustif des cinq films de James Gray sans s'émerveiller de la puissance de jeu - comme de la constance - de celle qui fut son actrice la plus fascinante (y compris l'hiver) : à savoir, la ville de New York.

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Célébrer aussi l'égal talent de ses directeurs-photo successifs...

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Héros suicidaires faisant un détour inattendu par la case "romantisme"...

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Pour le reste, on le sait : nul acteur au monde ne jouera aussi "juste" que dans un film dirigé par James Gray.

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D'abord une étonnante "famille" d'acteurs, incarnant magiquement des personnages comme surgis du réel , nous donnant à voir leurs trajectoires ordinaires, bientôt transfigurées par l'émergence (l'évidence) d'une passion...

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Cinq films pour cinq histoires de famille.

(Toutes les photos reproduites ci-dessus sont extraites de son 4ème long métrage, Two Lovers)

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Little Odessa (1994)

(Petite Odessa)

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Qu'on se souvienne des évidentes qualités formelles manifestées dès son premier film :

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Subtilité du jeu de Tim Roth, jouant "the old and bad brother" : sale petite frappe hyper-adaptée à son biotope d'adoption (Brooklyn, un des quartiers passablement déglingués de N-Y), dézinguant presque innocemment - naturellement - toutes les valeurs humanistes "ancestrales" auxquelles tente de se raccrocher le père...

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Jeu en parfaite en osmose avec ceux d'Edward Furlong (à peine sorti de l'adolescence, il est son "cadet sous influence"), de Moira Kelly, de Vanessa Redgrave et Maximilian Schell (jouant ce père de famille, patriarche juif orthodoxe new-yorkais, évidemment attaché au respect d'un certain nombre de "valeurs" et rejetant "le mauvais fils" de son foyer-ilôt précaire... acteur autrichien dont on avait découvert la formidable diction et la présence énigmatique dans Les Îles d'Iradj Azimi) ...

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The Yards (2000)

(Les Entrepôts)

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Un "bon gars" mais jeune délinquant (Mak Wahberg) tout juste sorti de taule pour vol de voiture, son cousin (Joaquin Phoenix) "homme à tout faire" de l'entreprise ferroviaire gérée par son oncle, un oncle bienveillant (James Caan) veillant généreusement à la réinsertion du "petit délinquant", deux mères légitimement inquiètes (Ellen Burstyn et Faye Dunaway), la même femme aimée (Charlize Théron) des 2 cousins désormais rivaux... 

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Qu'on se souvienne encore de l'épaisseur des personnages campés par Joaquin Phoenix (inaugurant sa galerie de personnages tourmentés, "hantant" viscéralement les quatre films qui suivront Little Odessa), beaucoup plus qu'un "acteur fétiche" et auquel s'adjoindront les personnages campés avec une remarquable finesse par Mark Wahlberg (pour The Yards puis pour We own the Night), Charlize Theron ou encore l'extraordinaire James Caan (qui fut l'écrivain accidenté de la Misery de Rob Reiner, en si "mauvaise posture"... ) : tous présents dans la "tragédie grecque" contemporaine que restera pour nous The Yards.

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Ce magnifique côté (discrètement) moraliste qui s'installe dans cette fable réaliste...

(Quoique depuis les célèbres Rougon-Macquart d'Emile Zola - qui firent autant école qu'éthique littéraire, il nous faille préférer : "naturaliste"... )

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Conte noir (ou grisâtre) nous immergeant en un drôle de monde ferroviaire....

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On pourrait visionner 15 fois de suite cette oeuvre-phare, en appréciant à chaque fois de nouveaux "détails" inaperçus aux précédentes visions : lumières en clair obscur ou magnifiquement tamisées, force des cadrages, justesse des dialogues et crédibilité des situations psychologiques traversées par chaque personnage...

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On pourrait évoquer la dramaturgie de Sophocle (Oedipe Roi et Ajax) pour cette danse des passions solitaires, juste en-dessous du volcan d'une nation étranglée de ses immémoriaux "petits arrangements" avec la Loi.

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Et cette peinture effrayante - mais loin d'être fataliste - de la corruption ordinaire...

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We own the Night (2007)

(La Nuit nous appartient)

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Nouvelle dualité, ici sur le mode alcoolisé/fraternel...

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Le "bon fils" (Mark Wahlberg) est flic comme son père (Robert Duvall) tandis que le "mauvais" (Joaquin Phoenix) est - bien sûr - gérant de boite de nuit, et tout naturellement flambeur...

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Ce n'est plus la violence liée à la corruption des services municipaux - comme dans The Yards - mais bien la "banale" violence propre aux rues de Brooklyn qui finira par contaminer les sphères publiques et privées des personnages, envahir et faire enfin communiquer entre elles - les faisant crever ensemble - des "bulles d'existence urbaine" qui se vivaient jusque-là (collectivement) sur un mode autarcique : le Milieu de la nuit, les fonctionnaires du N.Y.P.D. ...

Peinture hautement fascinante, bien entendu...

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Fascination que ne "racontent" surtout pas ces deux versions d'affiche accrocheuses, où l'artillerie eastwoodienne (du Clint mauvais genre - "réac-Républicain" - de l'Inspecteur Harry) luit dans l'ombre, en la pogne crispée de Joaquin Phoenix (avec coupe et allure James Dean-iennes)...

On s'intéressera une fois de plus aux Lumières de la ville en arrière-plan (contexte) des personnages : évoquant les films de Michaël Mann (Collatéral) ou les plans de "boulevards de nuit" de l'ultime Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick...

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(Pour la petite histoire, mes fils m'initièrent à cette néo-Tragédie grecque selon St-James Gray,

par le biais de ce seul DVD "oublié" devant l'écran, à l'affiche évidemment bien accrocheuse... )

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Two lovers (2008)

(Deux amants)

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Triangle amoureux, là encore... L'acteur Joaquin Phoenix qui tuait (maladroitement, impulsivement) à deux reprises - "par pur réflexe" un employé du rail puis "par jalousie possessive" la belle qui lui échappait - dans The Yards est ici un être solitaire, souffrant de troubles bipolaires et en rupture de traitement, couvé par des parents aimants et légitimement inquiets... Le père teinturier attend tout de même un arrangement matrimonial qui aimerait agrandir "la boutique"...  d'où l'apparition de la brune actrice Vinessa Shaw...

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Apparition inopinée dans l'escalier d'une blonde voisine (Gwyneth Paltrow) emménageant à l'appartement du dessus de chez papa-maman... où "notre héros" - après une nouvelle galère sentimentale lui donnant envie de se retirer de la vie - a eu l'instinct de revenir vivre...

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James Gray, en peintre du sentiment amoureux...

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... ou des solitudes ?

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Rien du Casanova bien sapé que représente l'affiche française, post-Cannoise... et là encore trompeuse ! Deux actrices ayant l'air de se pâmer devant l'être qui leur est "central" : quelle trahison là encore de l'esprit du film - ce mélange étonnant de réalisme et de romantisme !

Bien sûr, James Gray doit en avoir vu d'autres... Ce type de concession comme la mention réductrice "Une histoire d'amour" (censée lui offrir un plus large public dans l'hexagone où il a nombre de fans de ses films) lui offrent au moins son entière - définitive - liberté artistique, à la Kubrick). En fait, l'anti-héros traîne plus souvent en parka qu'en chemise immaculée (empreinte indélébile de James Dean dans La fureur de vivre de Nicholas Ray...) ; et il se retrouve - au final - délicatement mis à la porte d'une relation naissante plutôt qu'à être ce bellâtre qui hésiterait, face aux deux beautés qui le couvent et/ou lui seraient "tombées dessus"... (Bref, TRES stupide affiche française !)

*

The Immigrant (2013)

(L'Immigrant)

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Emouvant hommage à The Immigrant ("Charlot émigrant"), le moyen métrage de Chaplin : on croirait d'ailleurs surprendre les ombres d'Edna Purviance et de Charlie Chaplin derrière ces silhouettes transies de Marion Cotillard et Joaquin Phoenix ...

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Sur le pont de ce paquebot, glissant sous la silhouette menaçante de la Statue de la Liberté...

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Statue qui soulevait l'épée, plutôt qu'un flambeau... selon les premières lignes du premier roman inachevé de Franz Kafka (qui ne posa jamais les pieds - autrement qu'en ses rêveries littéraires - sur ce Nouveau Monde) : une oeuvre souvent méconnue, pourtant aussi étonnante que "chaplinesque", intitulée L'Amérique par son ami Max Brod qui la sauva avec ses autres écrits inédits (Der Verschollene est le titre original du manuscrit : soit "Le Disparu"... ).

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*

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Martin Scorsese avait su nous montrer - lui aussi - par son Gangs of New York combien ce prétendu "Nouveau Monde" était né dans et par la violence...

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Nouveau Monde mortifère - qui n'a pu se construire que sur la sournoise et patiente destruction d'un autre - comme nous l'a rappelé Terrence Malick dans son récent et magnifique The New World (2006)... marchant sur les traces de Nathaniel Hawthorne et son flamboyant roman The Scarlet Letter ("La Lettre Ecarlate").

*

Toutes opinions & textes de :

Dourvac'h

*

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P.S. :  N'oubliez SURTOUT pas de jeter plus qu'un oeil sur le looooooooooong article littéraire ci-dessous et d'y laisser vos précieuses impressions et apports personnels le concernant (en 3 ou 4 épisodes, si vous préférez...).

La nouvelle périodicité mensuelle des articles n'est faite que pour PROLONGER un plaisir éventuel :

celui de votre temps de lecture attentive effective (vaste pléonasme).

Merci mille fois à l'avance de bien vouloir suivre ces merveilleux conseils et rituels...

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Note : ceci évitera certainement à l'auteur de devoir Vous faire son KK nerveux "cirque" habituel avec menaces (épuisantes pour tous) - et autres "résolutions" - de devoir arrêter le blogue. Cette dernière option se justifierait, certes, par le constat (facile à établir) d'un petit défaut d'attention au contenu de nos articles a priori "intéressants" MAIS nous réclamant un temps dingue... et que nous jugeons par là - peut-être à tort ? - dignes d'une lecture intégrale... Vous devinez bien qu'en ce domaine (pour nous bien sûr ultrasensible), évidemment "On ne nous la fait pas !". Pardonnez-moi donc - si vous le pouvez - d'être de ceux qui se fichent un peu des seuls et fatigants "Coucou ! Un p'tit bonjour en passant..." laissés par-ci par-là, et qui - c'est mon avis - plombent péniblement nos mille-et-un blogues... et la communication humaine, en général !)

MERCI  AUSSI, SVP - PAR AVANCE - DE NE PAS COMMENTER "L'ANECDOTIQUE" QUE REPRESENTENT NOS CI-PRESENTS "DERNIERS PROPOS"...

Et vous remarquerez que l'article se temine par la couleur "verte" du feu tricolore...

D'excellentes lectures et d'heureux visionnages à Vous !!!

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Et par ICI en prime

un petit cadeau de notre Amie Marie-Madeleine,

lectrice du Derborence de C.F. RAMUZ...

*

photographies :

Dourvac'h

(1°) Le Plateau (calcaire) : "cadre naturel" de Grand Large à La Franqui-Cap Leucate (Aude), août 2013

(2°) Lever de Lune sur le Plantaurel à Viviès (Ariège), juillet 2013

(3°) Crépuscule sur la prairie, Viviès, novembre 2012

Posté par regardsfeeriques à 12:39 - Commentaires [23] - Permalien [#]
mercredi 31 juillet 2013

Quelques oeuvres de C.-F. Ramuz, Robert Walser, Tadeusz Konwicki, Richard Matheson, Julien Gracq & André Dhôtel

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La lecture de l'Oeuvre du Suisse francophone C.-F. Ramuz pourrait "idéalement" commencer par son premier ouvrage romanesque : Aline (première parution en1905, disponible aujourd'hui pour un prix très modique en édition de poche : la collection des "Cahiers Rouges" de l'éditeur Grasset - avec une très belle police de caractères) :

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"  Julien Damon rentrait de faucher. Il faisait une grande chaleur. Le ciel était comme de la tôle peinte, l'air ne bougeait pas. On voyait l'un à côté de l'autre, les carrés blanchissants de l'avoine et les carrés blonds du froment ; plus loin, les vergers entourainet le village avec ses toits rouges et ses toits bruns.

   Il était midi. C'est l'heure où les grenouilles souffrent au creux des mottes, à cause du soleil qui a bu la rosée, et leur gorge lisse saute à petits coups. Il y a sur les talus une odeur de corne brûlée." (...)

C.-F. RAMUZ, Aline (1905), chapitre I

*

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Barbara Delaplace a pu découvrir - du même auteur - Aimé Pache, peintre vaudois (poche, édition L'Âge d'Homme - première parution : 1911) et achève ces temps-ci la lecture de Vie de Samuel Belet (collection "L'Imaginaire", Gallimard - premère parution : 1913) que Crépusculine avait lu et apprécié : ce fut ma plus grande fierté qu'avoir contribué ainsi à ces belles découvertes ! Christiana Moreau a pu remarquer, quant à elle, l'étrange liberté de langue et de temporalités de La Beauté sur la Terre (poche, édition L'Âge d'Homme - première parution : 1926)... Quant à notre amie Marie-Madeleine, elle vient d'acquérir un exemplaire de Derborence (collection "Les Cahiers Rouges", Grasset - première parution :1934) ... dont je vénère - en particulier - tout le premier chapitre, bercé par la musique "innocente" des petits cailloux tombant sur les tuiles d'un châlet d'alpage, nous annonçant le drame à venir... "le destin en marche" (mais je cite là un écrit privé de Julien Gracq, qui mettait en avant ces ressorts de Tragédie grecque eschyllienne - son choeur au chant choral psalmodié - dans tous les romans-poèmes agrestes de Ramuz)...

*

A ce sujet, on peut tenter - entre autres articles - l'exploration des pâturages de Derborence relatée par notre chère Webmaster du site tourangeau des Amis de Ramuz (Liliane Jouanet) :

 http://bulletindesamisramuz.blogspot.com

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 " Mais j'ai besoin d'être seul, c'est pourquoi je vais ainsi au petit débarcadère, et j'amène à moi la chaîne, et je fais tomber le crochet.

   Je m'assieds sur le banc du milieu, j'empoigne les rames ; je tire dessus de tout mon poids, me renversant ; et eux alors, là-bas, n'est-ce pas ? ils m'attendent, et je me dis bien qu'ils me voient venir.

   La terre m'a quitté, avec tout ce qui est petit ; je laisse derrière moi ce qui change pour ce qui ne change pas. Que je tourne seulement un peu et la rive disparaît tout entière ; il ne reste plus que le ciel et l'eau. (...) "

C.-F. RAMUZ, Vie de Samuel Belet, IIIème partie, chapitre III

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I l y a eu - pour moi - la découverte cet été du livre si romantique et spontané,écrit dans ces mêmes années par un Suisse germanophone, Robert Walser. Il s'agit de :  Les enfants Tanner  ("Geschwister Tanner"), un ouvrage édité pour la première fois en 1907 (disponible en collection "folio", Gallimard, excellemment traduit). Ses romans suivants seront :  Le Commis (1908) puis Institut Benjamenta (1909). La plasticité et l'imprévisibilité des psychologies et des actes des attachants personnages de Simon, Klara, Kaspar, Hedwig, tout comme le "chant" délié de la langue du jeune Walser (ouvrage composé en quelques mois, à l'âge de 27 ans...) nous fascinent immédiatement... Intemporels, on croit voir s'animer sous nos yeux les beaux visages de la liberté.

"On est fait pour les choses dont on rêve.", écrit le personnage de Klara...

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Me sont revenues alors en mémoire les résonnances du fascinant et indéfinissablement romantique Somewhere in Time (Le jeune homme, la mort et le temps, 1975, collection "présence du futur" Denoël puis "folio" Gallimard) et la pure magie du style de son auteur, l'excellent romancier "excellant" dans le genre Fantastique (L'homme qui rétrécit, Je suis une légende, La Maison des damnés), scénariste et nouvelliste (Duel - adapté par Steven Speielberg) : j'ai nommé Richard Matheson, tout récemment disparu. On plonge et s'éloigne corps et âme dans "ces années-là" (un passé qui attire, inexplicablement...) tout en partageant le destin de son attendrissant héros moribond qui souhaite échapper à "son" futur (pour lui irrémédiable) : un Amour absolu se trouve sur le chemin... De cette lecture nous reste l'envie de demeurer tel le héros dans cette immortalité du sentiment, "quelque part dans le temps"...

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Même thème pour Chronique des événements amoureux Kronika wypadków miłosnych - Tadeusz Konwicki - Lubimy Czytać ) du Polonais Tadeusz Konwicki (voir aussi ce lien avec un article passionnant en français) : roman qui fut excellemment adapté au cinéma par Andrzej Wajda (Kronika wypadków miłosnych), très finement traduit en français et édité par "P.O.F " (Presses Orientales de France). La géographie des sentiments par lesquels Witek et Alina "se cherchent et se trouvent", adolescents... tandis qu'en cette fin d'été 1939, la bêtise mortifère du monde leur fond dessus - comme sur "toute âme qui vive" - en leur Pologne paisible, multiconfessionnelle, passablement idéaliste et irréaliste d'alors...

Cette Pologne-là, définitivement réduite à néant, qui fut celle du dessinateur-graveur-poète-conteur Bruno Schulz (Le Printemps, Les boutiques de cannelle, Le sanatorium sous la clepsydre) qui finira assassiné dans son quartier devenu "ghetto" par un obscur gestapiste en 1942. Le piège se referma sournoisement à Drohobycz comme en tant d'autres lieux - je pense à Varsovie et ce que nous conte le magnétique et terrible récit de Wladyslaw Szpilman, Le Pianiste lui aussi brillamment adapté au cinéma par Roman Polanski.

Ici, pour cette Chronique magnifique, un style narratif discrètement lyrique, délicatement teinté d'humour et de romantisme... Magie des bords de rivières à la fin de l'été.

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Je suis charmé qu'une amie vienne de commander un exemplaire d' Un balcon en forêt (1958) de Julien Gracq qui est - là encore - un grand livre romantique et le plus "immédiatement accessible" (récit intimiste de "la drôle de guerre" dans les Ardennes, plus accessible - je le crois - que l'ultra-romantique et intemporel Le Rivage des Syrtes (1951), gros livre quasi-minéral que j'adore, et que mon fils a souhaité lire lui aussi - ce qu'il a fit en quelques semaines, in extenso... ) de son auteur, notre "géographe sentimental". A l'abri de son magique pseudonyme, Louis Poirier vivait de son salaire de professeur de géographie. Homme rare (par ailleurs réfractaire aux singeries goncourtiennes) qui m'a personnellement fait découvrir toute la littérature française du XIXème siècle dont je n'avais cure avant la lecture de ses merveilleux essais (Lettrines, Lettrines 2, Les eaux étroites, En lisant en écrivant, Carnets du Grand Chemin, Entretiens - un livre de 6 entretiens avec l'auteur, qui vous donne furieusement envie d'écrire à votre tour "un roman"...).

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Magie toujours vivace du Pays natal (éditions Phébus) d'un inimitable et si "rimbaldien" romancier ardennais : j'ai nommé André Dhôtel, disparu en 1991 (Le Pays où l'on n'arrive jamais, Un jour viendra, Ma chère âme,  ... ).

   "Au village de Bergeloup, quand on joue aux billes sur la pavé, les billes tintent d'une façon extraordinaire. Elles chantent véritablement.

   Si l'on parle dans la rue, la voix résonne comme au creux d'une vaste caverne. Lorsqu'un enfant court, on croirait un petit cheval lancé au galop.

   Dès qu'on n'entend plus rien, le silence vous entre dans les oreilles et vous tombe sur le dos. Alors on n'ose plus bouger, et on a l'idée que quelqu'un vous guette.

   C'est que le village de Bergeloup s'élève dans la profondeur de la forêt. Entre les maisons et la lisière, il y a seulement, par endroits, l'intervalle de quelques jardins. (...) " 

André DHÔTEL, Les lumières de la forêt (lecture suivie pour le Cours moyen première année) éd. Nathan, 1964

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"Mots-matière" simenoniens de ce passage emblématique de Dhôtel... Grande simplicité et impression de pureté, de "chant s'élargissant"... L'auteur a donc inventé SA langue, érigeant ainsi SON propre monde - qui nous semble si vaste et en lequel nous aurions envie de demeurer pour toujours ! Ne sommes-nous pas, au fond, tout près des divins poèmes musicaux chantés que demeurent Les Marquises de Jacques Brel, ou la Supplique pour être enterré sur la plage de Sète ou encore Les ricochets de Georges Brassens ?

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" Du soir montent des feux

et des points de silence

qui vont s'élargissant,

et la lune s'avance."

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 Mais nous ne nous ferons guère plus d'illusions... car "on" continuera longtemps à tenter de nous faire broûter tranquillement - ici ou là - ce qu'on nous met à disposition dans La Mangeoire : à savoir la "pâtouille" habituelle Musso-Lévy-Foenkinoos-Nothomb-Despentes-Houellebecq (ce dernier goncourtisé par ses copains et nous professant en "Une" de Libé : "Ce monde ne mérite pas la poésie !" Mais qu'est-ce qu'il en sait, cet andouille ???) -Dan Brown-etc. et tous les "polaroïds" industriels (scandinaves et autres) "tendance" du moment... Appelons ce trop vaste ensemble "L'élixir d'Oubli". Oubli alzheimérien de ce qu'a été un jour (et depuis Homère) "La Littérature". Se substituant donc peu à peu à cette dernière, un infâme brouet (s'apparentant à la "malbouffe" ou au fameux Soleil vert - future nourriture mondiale du film de Richard Fleischer), à la formule parfaitement mise au point au point par des industriels de la vague pâtée "clichetonnante", force de frappe d'une formidable efficacité anti-littéraire et anti-artistique ! D'insignifiance en anecdotisme, de personnages-fantoches (schématiques ou inexistants) en pathétiques exhibitions d'égos ennuyeux d'auteurs autofictionnants paresseux, ils nous conditionnent la cervelle en nous la décapant sournoisement "du sol au plafond" !!! Je suis devenu incapable de lire plus de trois lignes de ces "choses"... Aucune image ne vient à ma cervelle par la grâce de leurs expressions-clichés, leurs tournures stupides et attendues... Végétation de pacotille, bavardage sans attrait qui peu à peu nous cache la vision et nous brouille le souvenir de la profondeur d'une Grande Forêt mystérieuse qui s'étend à l'infini, comme en surplomb de leurs petitesses : cette vaste forêt immémoriale qu'ont forgé les productions d'un "Art littéraire" véritable, haute futaie que tant de médiocres faiseurs tentent obstinément de parasiter, Art lumineux dont ils redoutent le voisinage (tel le Nosferatu de Friedrich-Wilhelm Mürnau, qui craint tant la lumière splendide de l'aurore !), Littérature dont ces emplâtres nous feraient "presque" oublier l'existence... Constat quotidien du pouvoir virulent de cette vaste offensive anesthésiante (en toute inconscience de leur propre médiocrité coagulante, se coalisant avec la médiocrité du voisin - résultant chez eux d'un "simple" manque d'exigence esthétique individuelle : quel "oubli" déplorable mais "sans importance", n'est-ce pas ?). Certains en sont réduits - pour attirer l'attention sur leur "génie" ? - à se mettre à la place d'un commandant de camp de concentration pendant 800 pages ou d'un abruti fascistoïde de "tueur de masse" sur une île norvégienne : quelle éthique formidable pour auteurs-prostitués et lecteurs-voyeurs !!! Oui, nous "radoterons" toujours et encore ici sur ce thème, en nous acharnant sur l'absence d'ambition artistique de ces feignasses - n'oubliant jamais qu'il s'agit par là de défendre "parallèlement" la simple survie d'un Art littéraire sans frontières.

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Car fort heureusement nos contemporains Orhan Pamuk, "le vétéran" Yachar Kemal, Khaled Hosseini, Guo XiaoluPhilippe Claudel, Drago Jancar, Su Tong, et quelques autres - de par le monde entier - maintiennent encore isolément "le flambeau" d'une Littérature par l'invention d'une langue qui leur est propre, un effort de lyrisme et d'universalisme et par une simple exigence stylistique et esthétique (caractéristiques qui ne se sont jamais démenties, d'ouvrage en ouvrage) ... Des artistes tels Franz Kafka, André Breton, John Steinbeck, Dino Buzzati, Knut Hamsun, Tarjei Vesaas, Rabindranath Tagore, Louis Guilloux, François Mauriac, Stefan Zweig, Hermann Hesse, Thomas Mann, Hayashi Fumiko, Edogawa Ranpo, Jaroslaw Iwaskiewicz, Jorge Luis Borges (mais méfions-nous de Borges, car quelque journaleux-superficiel-national (pléonasme) pourrait un jour stupidement traiter telle ou telle de ses géniales nouvelles fantastiques - La mort et la boussole, Le jardin aux sentiers qui bifurquent ou La loterie à Babylone - de "polar métaphysique" !) ont donc - de par notre vaste monde - aujourd'hui quelques talentueux continuateurs : de véritables artistes contemporains, tout aussi affirmés et sans complexes que leurs illustres prédécesseurs, luttant eux aussi par leur professionnalisme, leur éthique, leurs convictions naïves, leur très grande culture et tous les "petits moyens" artisanaux modestes et personnels qu'ils se sont inventés... pour tenir tête à la Déferlante contemporaine qu'est la paralittérature (océan étouffant de vulgarité et de platitudes, phénomène que nous subissons tous et que je qualifierai plutôt d'anti-littérature avec bien des arguments, au sens où cette entité monstrueuse, toute lovecraftienne, parvient à étouffer sournoisement, "innocemment" - vraiment inconsciemment ? mais bien sûr le plus commercialement du monde - un Art littéraire immémorial, vite dépassé par cette concurrence proliférante, avec l'appui décisif de notre complicité acheteuse passive... ).

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Pour ma part et modestement, je me dois de terminer ces jours-ci la rédaction de ma préface à la réédition (chez "Mon Petit Editeur", toujours !) de L'été et les ombres (2009) pour 20 ou 30 lectrices & lecteurs nouveaux (premier petit roman tellement influencé par la belle Chronique des événements amoureux de Tadeusz Konwicki et le merveilleux Pays natal d'André Dhôtel, je m'en rends bien compte aujourd'hui !!) et je tiens à remercier encore ici "mes" 70 lectrices & lecteurs de Grand Large (2013), ces personnes chères qui sauveront probablement les existences fragiles de Bruno, Clara, Aurélien, Rose et Charlène et de quelques autre personnages "secondaires" (pour moi pareillement "réellement vivants" : Mme Sültaniyé, le petit tailleur au costume-parachute, ... ) : lectrices et lecteurs fidèles que vous êtes, qui sauveront les uns et les autres de l'oubli et de l'inattention "de masse" - phénomène sans remède possible...

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"The past is a foreign country (...)"

("Le passé est une terre étrangère.")

Leslie Poles HARTLEY, The Go-Between (Le Messager)

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Prochains articles (d'ici à 1 mois, et à rythme mensuel) :

Cinq films new-yorkais de James Gray / La trilogie romanesque de Dino Buzzati  / L'oeuvre-iceberg de Stefan Zweig

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Légendes des photographies :

Ariègemois de juillet 2013

(1) Nuages de beau temps à Viviès

(2) Robiniers faux-acacias au crépuscule (Viviès)

(3) Champ de blé fauché et bois à Camon

(4) Vue de la rive du lac de Montbel

(5), (6) & (7) L'Hers s'écoulant à Camon / bosquet de peupliers sur sa rive droite

(8) Cascade près des étangs et du refuge gardé de Bassiès

(9) M.J.C. attentif au repos (Viviès)

(10) Vallée glaciaire entre le Port de Lhers et les étangs de Bassiès (au fond, la Pica d'Estats et le Montcalm)

(11) Ciel d'orage au-dessus de Viviès

(12) Méandres des sources des étangs de Bassiès

(13) "Rocher-guetteur" (gracquien ou buzzatien) près de névés, entre le Port de Lhers et les étangs de Bassiès

(14) Bouleaux sur le versant sud de la vallée du Douctouyre

(15) Jument paissant près du bois de Viviès

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Merci de ne rien reproduire sans l'autorisation de l'auteur. 

(Dourvac'h)

Posté par regardsfeeriques à 18:50 - Commentaires [29] - Permalien [#]
mardi 2 juillet 2013

Mystères

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" Il y avait un charme puissant à se tenir là,

si longtemps après que minuit avait sonné aux églises de la terre, (...)

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(...) sur cette gâtine sans lieu épaissement saucée de flaques de brume (...)

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(...) et toute mouillée de la sueur confuse des rêves (...)

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(...) à l'heure où les vapeurs sortaient des bois comme des esprits. "

*

Julien Gracq

Un balcon en forêt

(1958, librairie José Corti)

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Julien Gracq, qui reste notre dernier écrivain romantique, écrivait - toujours avec justesse -

que la moitié d'une oeuvre naît de l'imaginaire de son auteur, et l'autre moitié de celui de son lecteur...

(Les dix-neuf (+ une) oeuvres littéraires de Julien Gracq sont disponibles chez José Corti éditeur)

*

Photographies : Viviès (Ariège), juin & juillet 2013 - Dourvac'h

(Prière de ne pas reproduire sans l'autorisation de l'auteur)

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... en modeste contrepoint à l'Oeuvre de

Caspar David FRIEDRICH

dont vous trouverez 40 "aperçus" à l'article précédent !

*

( ... ET DE "BELLES LECTURES" POUR VOTRE ETE SOUS LA PLUIE ... ? )

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Tout "notre" dossier critique Grand Large est consultable sur :

https://www.facebook.com/pages/Dourvach/463413650411841

(Mille mercis encore à toi, chère Christiana !)

*

 

C’est une petite mélodie que l’on aimerait entendre plus souvent… Dourvac’h en est à son second roman.

Avec lui, l’écriture vient du cœur, elle prend une signification singulière quand il décrit ses personnages, il y a une dimension d’humanité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Bruno, un peintre raté qui après avoir perdu son fils sombre dans l’alcoolisme et la solitude. Seule sa petite princesse Clara lui permet de garder la tête hors de l’eau.

Jusqu’au jour où il rencontre Rose qui à travers la fraîcheur d’un de ses tableaux tombe sous le charme de cet homme cabossé par la vie. Et à partir de ce moment tout bascule, sa misérable existence prend un tour particulier… «Les enfants sont nos magiciens» tant il est vrai qu’ils peuvent transcender l’existence des adultes.

Un petit roman à l’écriture fluide qui se lit très vite, un style entre pudeur et retenue, entre nostalgie et espoir. Avec en écho des paysages à la Caspar David Friedrich. A découvrir pour prendre le large.

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Grand Large de Dourvac’h

http://www.monpetitediteur.com/librairie
ISBN: 9782748398151 - Romans - Edition brochée
Mon Petit Editeur 15 €

actualites Ariege
 
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 13/05/2013 | 18:28 | Lu: 9592 fois

*

Le roman Grand Large 

peut également être commandé chez l'auteur

(5 exemplaires y sont encore disponibles, qu'on peut acquérir à 15 euros/ex., frais d'envoi compris)

Il vous suffit donc d'écrire à :

 dourvac_h@live.fr

*

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Autres titres disponibles chez l'auteur :

Au Jardin (conte fantastique, version illustrée par Isaly, La Compagnie des Fées auto-édition-diffusion, 2008) : nous restent 3 exemplaires qu'on peut acquérir à leur prix de fabrication + frais d'envoi = 15 euros/ex.

Fées, Rêves et Glaces (recueil de 3 nouvelles fantastiques,  La Compagnie des Fées auto-édition-diffusion, 2008) : nous restent 7 exemplaires qu'on peut acquérir à leur prix de fabrication + frais d'envoi = 14 euros/ex.

Un retour à l'Algérie Heureuse (récit ethnographique en vers libres !!!, auto-édition An-Nâfs, 2005) : nous restent 3 exemplaires qu'on peut acquérir à leur prix de fabrication + frais d'envoi = 16 euros/ex.

*

L'été et les ombres  (roman, La Compagnie des Fées auto-édition-diffusion, 2009 : précédent tirage épuisé) est ré-édité par Mon Petit Editeur (corrections et fabrication en cours) et sera disponible fin 2013.

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MERCI POUR VOTRE SI GRANDE CONFIANCE "LITTERAIRE"... quasi en toutes circonstances !!!

Posté par regardsfeeriques à 21:12 - Commentaires [12] - Permalien [#]
dimanche 9 juin 2013

Caspar David Friedrich : quarante oeuvres

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Der Wanderer über dem Nebelmeer

(Le voyageur au-dessus de la Mer de nuages)

(vers 1817-1818) huile sur toile, 74,8 x 94,8 cm, Hamburg, Kunsthalle

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Kreidefelsen auf Rügen

(Falaises de craie à Rügen / Les blanches falaises de Rügen)

(après 1818) huile sur toile, 90,5 x 71 cm, Winterthur, Museum Oskar Reinhart am Stadtgarten

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Frau am Fenster

(Femme à la fenêtre)

(1822) huile sur toile, 44 x 37 cm, Berlin Nationalgalerie

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Frau vor untergehender Sonne / Sonnenuntergang / Sonnenaufgang / Frau in der Morgensonne

(Femme devant le coucher du soleil / Crépuscule / Soleil levant / Femme au soleil levant)

(vers 1818) huile sur toile, 22 x 30 cm, Essen, Museum Volkwang

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Auf dem Segler

(A bord du voilier / En bateau)

(1818-1819) huile sur toile, 71 x 56 cm, Saint-Petersbourg, Musée de l'Ermitage

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Mann und Frau unter Mondschein

(Homme et femme contemplant la lune)

(vers 1824) huile sur toile, 34 x 44 cm, Berlin, Nationalgalerie

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Gartenlaube

(La tonnelle)

(1818) huile sur toile, 30 x 22 cm, München, Neue Pinakothek

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Schwannen

(Les cygnes / Cygnes au crépuscule)

(1820) huile sur toile, 35 x 44 cm, Frankfurt-am-Mein, Goethemuseum

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Mondaufgang am Meer

(Lever de lune sur la mer)

(1822) huile sur toile, 55 x 71 cm, Berlin, Nationalgalerie

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Die Stern am Abend

(L'étoile du soir)

(1830-1835) huile sur toile, 32,5 x 45 cm, Frankfurt-am-Mein, Deutches Hochstift

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Der Sommer

(L'été)

(1807) huile sur toile, 71,4 x 103,6 cm, München, Neue Pinakothek

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Blick auf Arkona mit aufgehendem Mond und Netzen

(Vue sur Arkona au lever de la lune / Arkona)

(1805-1806) crayon et sépia, 60,9 x 100 cm, Vienne, Albertina

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Landschaft im Riesengebirge

(Paysage du massif des Géants / Paysage du Riesengebirge)

(1810) huile sur toile 45 x 58,3 cm, Moscou, Musée Pouchkine

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Morgennebel im Gebirge

(Brouillard Matinal sur la montagne / Paysage de montagne dans la brume)

(1808) huile sur toile, 71 x 104 cm, Rudolstadt, Staalliches Museum Scloss Heideckburg

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Am Morgen im Riesengebirge

(Matin dans le Riesengebirge)

(1810-1811) huile sur toile, 108 x 170 cm, Berlin, Nationalgalerie

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Am Morgen in Bergen

(Le matin en montagne)

(vers 1822-1823) huile sir toile, 135 x 170 cm, Saint-Petersbourg, Musée national de l'Ermitage

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Felsenlandschaft im Elbsandsteingebirge

(Paysage rocheux dans la Elbsandsteingebirge)

(1822-1823) huile sur toile, 91 x 72 cm, Vienne, Österreichische Galerie Belvedere

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Ziehende Wolken

(Nuages passant)

(vers 1820) huile sur toile, 18,3 x 24,5 cm, Hamburg, Kunsthalle

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Erinnerungen an das Riesengebirge

(Souvenirs dans le Massif des Géants / Brume sur le Riesengebirge)

(vers1820-1821), huile sur toile, 54,9 x 70,3 cm München, Neue Pinakothek

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Das Eismeer

(La Mer de glace) (Le naufrage)

(1823-1824) huile sur toile, 96,7 x 126,9 cm, Hamburg, Kunsthalle

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Der Mönch am Meer

(Le moine au bord de la mer)

(vers 1809) huile sur toile, 110 x 171,5 cm, Berlin Nationalgalerie

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Greifswald, am Morgen

(Greifswald, le matin / Prairies près de Greifswald)

(vers 1822) huile sur toile, 34,5 x 48,3 cm, Hamburg, Hamburger Kunsthalle

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Greifswald am Mondschein

(Greifswald au lever de lune)

(vers 1817) huile sur toile, 22,5 x 30,5 cm, Oslo, Nasjonalgalleriet

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Elbschiff im Fruehnebel

(Bateau sur l'Elbe, le matin dans le brouillard)

(1820-1825) huile sur toile, 22,5 x 30,8 cm, Köln, Wallraf-Richatz Museum

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Frau bei Meer in Rügen

(Femme au bord de la mer à Rügen)

(1818) huile sur toile

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800px_Caspar_David_Friedrich_007

Das Große Gehege (Ostra-Gehege) bei Dresden

(La grande réserve)

(vers 1832) huile sur toile, 73,5 × 102,5 cm, Dresden, Gemäldegalerie

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Abend mit Wolken

(Soir avec nuages)

(1814) huile sur toile, 14 x 22,5 cm, Mannheim Kunsthalle

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 Hünengrab im Schnee

(Tumulus hünnique sous la neige / Tombeau hun sous la neige)

(1807) huile sur toile, 62 x 80 cm, Dresden, Galerie Neue Meister

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Oybin am Mondschein

(Ruines d'Oybin au clair de lune)

huile sur toile

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Klosterfriedhof im Schnee

(Cimetière d'un cloître sous la neige)

(1819) huile sur toile

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Eldena Ruins

(Les ruines d'Eldena)

(vers 1825) huile sur toile, 35 x 49 cm, Berlin Nationalgalerie

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Abtei im Eichwald

(L'abbaye dans une forêt de chênes)

(1809-1810) huile sur toile, 110,4 x 171 cm, Berlin, Alte Nationalgalerie

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Einsamer Baum

(Arbre solitaire / Paysage champêtre, le matin)

1822) huile sur toile, 55 x 71 cm, Berlin, Nationalgalerie

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Eichbaum im Schnee

(Chêne sous la neige) 

(1829) huile sur toile, 71 x 48 cm, Berlin, Alte Nationalgalerie

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Der Mann am Mondschein

(Homme au clair de lune)

huile sur toile

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Der Morgen (Tageszeiten-Zyklus)

(Le Matin / Cycle des heures du jour)

(vers1821) huile sur toile, 22 x 30,5 cm, Hanover, Niedersächsisches Landesmuseum

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midday

Der Mittag (Tageszeiten-Zyklus)

(Le Midi / Cycle des heures du jour) 

(vers1821) huile sur toile, 22 x 30,5 cm, Hanover, Niedersächsisches Landesmuseum 

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Der Nachmittag

(L'après-midi / Cycle des heures du jour) 

(vers1821) huile sur toile, 22 x 30,5 cm, Hanover, Niedersächsisches Landesmuseum

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Der Abend

(Le soir / Cycle des heures du jour)

(vers1821) huile sur toile, 22 x 30,5 cm, Hanover, Niedersächsisches Landesmuseum

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Fichtendickicht im Walde

(Taille de sapins dans la forêt)

(1828) huile sur toile, 30 x 24 cm, München, Neue Pinakothek

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Früh Schnee

(La première neige)

huile sur toile

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Der Jäger in Wald

(Le chasseur dans la forêt)

huile sur toile

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Krähen auf einem Baum

(Corbeaux sur un arbre / L'arbre aux corbeaux)

(1822) huile sur toile, 54 x 71 cm, Paris, Musée du Louvre

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Steine im Meer

(Récif sur la plage)

(vers 1824) huile sur toile, 22 x 31 cm, Karlqruhe, Staatliche Kunsthalle

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Seestueck bei Mond

(Navire sous la lune / Vue sur la Baltique)

(vers 1820-1825) huile sur toile, 34,5 x 44 cm, Düsseldorf, Museumkunstpalast

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Flachlandschaft am Greifswalder Bodden (Seestück, Abend an der Ostsee)

(Paysage plat dans la baie de Greifswald : Marine, soir sur la Mer Baltique)

(1830-1834) huile sur toile, 25,7 x 31,5 cm, SchweinFurt, Museum Georg Schäffer

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Die Lebensstufen

(Les trois âges de la vie / Les Trois Âges de l'Homme)

huile sur toile, 72,5 x 94 cm, Leipzig, Museum der bildenden Künste

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Waldinneres bei Mondschein

(A l'intérieur de la forêt au clair de lune)

(entre 1823 et 1830), huile sur toile

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Friedhofseingang

(L'entrée du cimetière)

(1824-1826, inachevé) huile sur toile, 143 x 110 cm, Dresden, Gemäldegalerie Neue Meister

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" Il se peut que l'art soit un jeu, mais c'est un jeu sérieux. "

winterlandschaft

Winterlandschaft

(Paysage d'hiver avec église)

(1811) huile sur toile, 33 x 45 cm, Dotmund, Museum für Kunst und Kulturgeschichte

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" L'art est infini. "

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Caspar David Friedrich

- né en 1774 à Greifswald (Royaume de Suède), disparu à Dresden (Prusse) en 1840 -

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Nebel

(Brume)

(1807) huile sur toile, 34,5 x 52 cm, Wien, Österreichische Galerie Belvedere

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J'ai essayé - patiemment - de retrouver les titres originaux en allemand (quand ils existent !), les traductions françaises littérales et les traductions plus connues de quarante de ses oeuvres ainsi que la reproduction la moins sombre et qui soit la mieux photographiée et avec la meilleure définition possible ! Un véritable travail de "Friedrichien" !!!!

J'ai dû effectuer une sélection personnelle parmi toutes les reproductions des plusieurs centaines d'oeuvres graphiques de C.D. Friedrich que je puisse "saisir" sur le net... J'ai préféré exclure les quelques tableaux de ses amis peintres (Gerhard von Kügelgen, Georg Friedrich Kersting, ...) ayant représenté l'artiste (pardon, Christiana !) ainsi que le fameux Watzmann d'Adrian Ludwig Richter, souvent pris pour une toile de Friedrich ! ...

Bref, cela se nomme une (humble) "célébration"...

Posté par regardsfeeriques à 13:36 - Commentaires [26] - Permalien [#]