lundi 28 mars 2011

Petites Fées de notre Enfance...

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Les Fées ont existé... autrefois...

Mais qui voudrait nous faire croire qu'elles n'existent plus ?

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En nos petites têtes d'enfants, nous laissions fleurir "notre" monde...

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Les dessus-de-lit se couvraient de fleurs et d'étoiles

- parfois même de quartiers de Lune...

Nos rosiers savants sagement grandissaient au papier peint...

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Colibris et papillons accouraient d'un coup d'aile, pollinisant l'univers... 

Petites princesses, cloîtrées en vos Châteaux de songes,

songez bien à vous en évader un jour... 

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Empreintes et senteurs de la rose abandonnée au creux du lit...

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Petits chats continuant à miauler à la fenêtre...

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Petites Fées invisibles : comme nées de nous... N'êtes-vous pas toujours en nous ?

Veillant sur nos petites vies...

Doux bruissements d'ailes au-dessus de nos têtes...

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Dourvac'h

Rose et bleue

dessin aux crayons de couleurs Polychromos sur papier Ingres, 45 x 55 cm, mars 2011

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... et enfin complétées, nos 27 réponses vous attendent sous notre article géant (et historique) du

samedi 26 février 2011 :

"Le sanatorium sous la clepsydre" ou le monde pictural du cinéaste Wojciech Jerzy Has...

* 

... et tout aussi exhaustives, nos 20 réponses ont également éclos sous notre article-dessin du

samedi 5 mars 2011 :

Petit à petit... (Rose et bleue)

*

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photographies :

Dourvac'h

arc-en-ciel et ciel de pluie sur Viviès (Ariège), dimanche 27 mars 2011

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mardi 22 mars 2011

PanGea / XX (suite et fin)

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  Pourquoi ce vent ?

  Chân plisse doucement les yeux.

  Au-delà de l'ombre bleue, il  y a ce plateau désertique.

  Rien ne vit ici.

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  La mule ne repartira pas...

  Pourquoi l'homme les a-t-il abandonnés ici ... ?

  Les yeux de Xi-Jîn se sont tournés vers lui, brûlant de terreur.

  Comment oublier qu'elle lit à l'intérieur de lui ?

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  N'aies pas peur, Xi... Il est sûrement tout proche de nous... il ne se montre pas, c'est tout !

  Les cils de son amie tremblent un peu. Une larme suit son chemin brillant.

  Le visage ovale s'apaise ; s'appuie contre son bras.

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  Chân sent le poids d'une autre tête venue contre lui, de l'autre côté.

  " Shou-Lîen..."

  - Je vois bien... mais pourquoi la laisses-tu placer aussi sa tête contre ton bras ?

  - Ta soeur est comme un miroir d'eau : te voyant faire, elle veut faire tout pareil... 

  - Pourquoi ris-tu ? Sais-tu qu'elle te préfére même à Grand-frère Li...?

  La tête de Shou-Lîen a remué faiblement.

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  Xi-Jîn laisse ses pensées vibrer dans chacun des os de Chân :

  " Elle t'aime aussi..."

  A nouveau le vent.

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  La tête de la mule frémit ; un sifflement bizarre passe entre ses dents énormes et ses lèvres chargées d'écume...

  L'animal veut se redresser ; s'affaisse davantage.

  Comme s'il comprenait qu'il mourrait dans cette ombre...

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  Chân tend la main vers les yeux de l'animal ; ses yeux déjà clos...

  Regardant à sa place vers les terres jaunes, craquelées ; Xi-Jîn regarde avec lui.

  Une ombre dressée.

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   Une ombre avec un manteau sombre, presque pareil au sien.

   L'homme qu'ils ont vu ou rêvé, l'un après l'autre...

  Chân doit se lever ; déplier son long corps endolori... Shou-Lîen proteste. Xi-Jîn le retient par la main...

  Grappe d'enfants qui se lève ; s'avançant à sa suite, quittant l'ombre avec lui...

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  Il y a ces fils d'or tendus dans le soleil.

  Entre eux ce lien invisible...

  Un lien de surprise et de peur.

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( ... à suivre... )

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texte & photos :

Dourvac'h

Isla de la Gomera (Canarias), 10 mars 2011

*

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Au fait, que devient Notre projet ( = THE BOOK of... )

 PanGea ?

*

Xi-Jîn s'éveilla la première.

Pieds nus, elle courut aussitôt vers la petite fenêtre carrée ; regardant comme chaque matin l'alignement des murs jaunes d'en face, détaillant une maison puis une autre - chacune percée des mêmes carrés obscurs, minuscules.

Elle sentit le froid d'en face.

*

Xi-Jîn, Chân... tous les leurs...
Aussi cet homme étrange et sa compagne des ombres...
Mais jusqu'où se finit Notre Terre ?

Récit fantastique par Dourvac'h
Projet d'édition pour décembre 2011
tirage, selon vos demandes, de 20 à 50 exemplaires
(Prix prévisible de fabrication par ex. : 12 euros + 2,50 euros frais d'envoi)

*

Voici donc la liste (sans cesse ré-actualisée) de nos Ami/e/s demandeurs/-ses d'un exemplaire de PanGea : nous sommes déjà 21... et j'espère bien n'avoir oublié personne !


... Acelita, Annick, Chris, Christiana, Colette,

Crépusculine, Dan, Danièle, Dourvac'h,

Gazou, Laure, Loetitia, Luce,

Maïté, MissLN, Oursonne, Pierre,

Shanti, Souamie, Sybilline, Sylvie ...

*

... et enfin complétées, nos 27 réponses vous attendent sous notre article géant (et historique) du samedi 26 février 2011

"Le sanatorium sous la clepsydre"

ou le monde pictural du cinéaste Wojciech Jerzy Has...

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... et tout aussi exhaustives, nos 20 réponses ont également éclos sous notre article-dessin du samedi 5 mars 2011

Petit à petit... (Rose et bleue)

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mardi 15 mars 2011

PanGea / XX (début)

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  Là, passée la belle courbe du terrain : cette haute haie de bambous...

  Et cette envie de danser dans leur ombre.

  Feuilles qui crépitent au-dessus de leurs têtes...

*

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  L'ombre était douce comme une fontaine.

  Leur provision d'eau épuisée.

  Buvant à tour de rôle, se partageant les dernières gouttes...

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  Chân les regarde ; s'amuse à les regarder... 

  Xi-Jîn vient de retirer le grand manteau noir qui couvrait sa mère ; elle le secoue et l'étale dans la poussière ; pose les dernières figues dessus ; laissant son frère et ses soeurs s'agenouiller tout autour.

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  Elle recompte les fruits : il y en a sept. Sept que Chân a tenu dissimulés pour eux dans un pli de sa longue, large ceinture de laine...

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  Xi-Jîn a peur de la gourmandise de petit-frère... Chân s'amuse aux yeux des deux petites, brillant d'envie au-dessus du trésor...

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  Il ne s'assied pas près d'eux ; il reste à l'écart ; il n'a pas envie de parler.

  Ils se tiennent tous serrés dans l'ombre des bambous qui s'agitent ; tiges crissant autour d'eux ; des hautes feuilles descend le bruit que fait la pluie...

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( ... à suivre... )

*

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Texte et photos :

Dourvac'h

Isla de la Gomera (Canarias) : 8 mars 2011

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samedi 5 mars 2011

Petit à petit...

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... imperceptiblement...

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... la chambre s'était emplie...

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... de tous nos rêves...

*

Dourvac'h

Rose et bleue

(Dessin hautement métaphorique, toujours inachevé...

Notre chambre restera ainsi "en plan" :  jusqu'au retour, dimanche 13 mars !)

*

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Et toujours 27 splendides photographies réunies

en l'honneur de Wojciech J. Has, à l'article suivant !!!

(qui s'est encore agrandi... )

Et au-dessous, toutes nos réponses, aussi !

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samedi 26 février 2011

"Le Sanatorium sous la Clepsydre" ou le monde pictural du cinéaste Wojciech Jerzy Has...

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 (Jan Nowicki : Jozef, dans le film La Clepsydre)

Je me souviendrai longtemps du visage accablé de ma pauvre soeur à la sortie du cinéma où je l'avais entraînée voir un film incroyable de Wojciech Jerzy Has... Ma chère frangine préférait évidemment les "films du dimanche soir" - ceux que l'on voyait alors régulièrement à la télévision : les films "normaux" de Claude Lelouch ou bien ceux "avec Romy Schneider" (d'ailleurs, plutôt Le Vieux fusil de Robert Enrico que le terrifiant et baroque L'important c'est d'aimer d'Andrzej Zulawski...). 

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 ( "- Tu peux pas être comme tout l' monde ? " "- Bin non, sinon j' m'ennuierais... " ) 

Sans doute, en mon esprit naïf d'alors, avais-je voulu la sortir un peu de "là"... On pût dire que ce fut joliment réussi !!!

Ah, si l'on pouvait simplement entrer en un monde, jusque-là superbement vierge et original : comme par effraction...

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Il s'agissait donc de ce film merveilleux - merveilleusement déroutant pour tout esprit cartésien - tout comme le fut, un rien plus tôt, l'exceptionnel 2001, a space odyssey de Stanley Kubrick en 1968 : 

La Clepsydre (réalisé en 1973), revu plus de dix fois depuis...

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 Mais essayons seulement d'entrer dans la danse...

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(La procession "hassidique" des commis du magasin du père - La Clepsydre)

Ce film fut pour moi la plus belle introduction qui m'ait été donnée à l'oeuvre extraordinairement poétique, enfantesque, cosmique et baroque d'un "petit prof de dessin de Drohobycz" (en sa région de Galicie - alors polonaise) : ce grand "petit homme" nommé Bruno Schulz, écrivain et artiste d'exception, assassiné à 49 ans par un obscur nazillon sévissant dans sa ville natale en cette année terrible : 1942...

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(Le cabinet des figures de cire dans le bateau sous l'arbre... autant d'étranges "Figuren" - comme disaient les nazis des autres humains qu'il tentaient de déshumaniser avant de les "liquider"... Image inspirée du Traité des Mannequinsde Bruno Schulz... .)

Il faut dire qu'il s'agit d'un récit-rêve... un récit labyrinthique où l'on voit, au fil de lents travellings latéraux,  un jeune homme débarquer d'une sorte de train-fantôme (empli d'humains immobiles et de meubles hétéroclites) pour s'inviter en un sanatorium perdu dans la neige où "survit" son père... comme hors du temps...

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(Jan Nowicki : Jozef, ici avec son alter-ego enfantin Rodolf - La Clepsydre)

Le héros (incarné par l'excellent acteur Jan Nowicki) se perd peu à peu dans ce sanatorium aux souvenirs : les temps flamboyants de son enfance, tout comme ceux du rêve et de l'après-vie, s'emparent bien vite de son histoire... Jozef pense à se coiffer d'un casque flamboyant des sapeurs-pompiers qu'il admirait... s'éprend de la servante Adèle tout en veillant sur son père Jacob- plongé dans une étrange "semi-vie" qui le voit se consumer comme une chandelle, sous la responsabilité du Dr Gotard assisté d'une jeune infirmière lascive...

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(Janina Sokolowska : l'infirmière - La Clepsydre)

De passages secrets que l'on découvre en passant sous de grands lits (où l'on croise des pompiers allongés, se pourléchant de sirop de mûre) jusqu'à renaître en des univers tropicaux luxuriants, puis se trouver plongé en un cabinet de figures de cire qu'héberge un bateau-à-aube, gisant abandonné sous le baobab d'une prairie...

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(Jan Nowicki et Ludwik Benoit : Joseph et le colporteur - La Clepsydre)

De toute cette lente traversée de pénombres enchantées puis des ombres grandissantes surgira ce cauchemar de la Shoah qui engloutit (hélàs !) le poète Schulz, ses Boutiques de Cannelle, sa Rue des Crocodiles, son grand Printemps sans commencement ni fin, ce Treizième mois de l'année... 

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(Tadeusz Kondrat, Jan Nowicki : Jacob et Jozef ici réunis dans la même Geste onirique - La Clepsydre)

Fantaisies nocturnes d'un incroyable cosmos "chagallien" s'agitant sans cesse au-dessus d'une petite ville provinciale... Tous ces grands rêves mythiques nés de notre Enfance...

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(Jan Nowicki : Jozef, le fils - La Clepsydre)

Mouvements d'affection, de tendresse et respect entre un père et son fils. 

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(Tadeusz Kondrat : Jacob, le père - La Clepsydre)

Puissance incroyable de nos songes, du Temps et de la mort, invitées à régner sur nos petites vies : ici sur 125 petites minutes magiques de pure Cinématographie polychrome...

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Imaginez un seul instant l'effroi de ma soeur... J'ai refait un peu plus tard la même expérience (passionnante mais, bien sûr, à très hauts-risques) avec une copine et un copain... J'aurais dû finir par l'appeler : "Le test"...

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(affiche originale de l'artiste Starowieyski créée pour le film de Has, La Clepsydre)

Et Dieu merci, personne à cette époque en France n'avait encore pu découvrir  l'affiche originale - polonaise - de Sanatorium pod Klepsydra (1973)... (rires). Les artistes polonais d'alors (sous la coupe communiste, alors,  mais hors de toute préoccupation commerciale)  n'y allaient décidément pas par quatre chemins... Has n'a - tout au long de sa carrière - jamais fait aucune compromission... S'entêtant - au pris d'un certain isolement - à suivre son chemin personnel, bien loin des canons esthétiques ou thématiques en vigueur (Ceux du réalisme socialiste puis ceux de l'ère Solidarnosc... où s'engouffra avec un rien d'opportunisme le grand artiste et "collègue" Andrjez Wajda) et se dégageant systématiquement de toute "contrainte d'actualité", ce qu'il paya sur le tard - dans les années quatre-vingt... (*) 

(*) ... sans compromis du moins jusqu'en son 14ème et ultime long métrage, Les Tribulations de Balthazar Kober, (1988), co-production européenne "en version originale française"- réunissant une pléiade d'acteurs français qui ressemblent plutôt à de vagues pâtisseries indigestes brutalement immergées dans un tableau de Corot - oeuvre plutôt décevante, que je soupçonne Has d'avoir "subie" plus que vraiment dirigée... mais des circonstances atténuantes doivent lui être accordées : l'artiste voulait simplement, à 60 ans passés, continuer à travailler...

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 (Mieczyslaw Voit : le contrôleur aveugle du train-fantôme - La Clepsydre)

Bref, neuf années de silence suivirent après La Clepsydre, film qui fut particulièrement mal accueilli dans son pays d'origine : de nombreux critiques particulièrement obtus criant à la trahison de l'oeuvre de Schulz... Heureusement, le film créa un choc esthétique sans précédent au festival de Cannes (Prix spécial du Jury)...

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Un autoportrait de Bruno Schulz (1893-1942)

Halo de mystère et labyrinthe de ces maisons miniatures autour du dessinateur-peintre-graveur-poète Bruno Schulz (professeur de dessin dans le civil). L'artiste s'est campé au milieu de sa ville natale de Drohobycz (ex-Galicie autrichienne, aujourd'hui en Ukraine). Autour de lui - au pied de chaque maison de poupée - tous les rêves, les fascinations et odeurs des ruelles de son enfance semblent reprendre vie...

Sklepy Cynamonowe : Boutiques de Cannelle...

*

 " (....) Le Livre... Jadis, au petit matin de mon enfance, à la première aube de ma vie, sa douce lumière éclairait l'horizon. Il reposait glorieux sur le bureau de mon père qui, plongé en lui, frottait en silence, patiemment, d'un doigt huméctéde salive le dos des feuillets jusqu'à ce que le papier aveugle s'embrumât, se brouillât, réveillât le troublant pressentiment. Soudain, le papier tombait en miettes, déoilant un bord ocellé, et mon regard défaillant glissait dans le monde vierge des couleurs divines, dans l'humidité merveilleuse de couleurs limpides. Ô écailles brusquement tombées des yeux, ô invasion de clarté, ô doux printemps, ô père...

Parfois mon père se détachait du Livre et s'éloignait. Je restais seul, alors le vent traversait les pages et les images se levaient.

Et quand je le feuilletais, un frisson parcourait les colonnes du texte, laissant s'échapper d'entre les lettres des vols d'hirondelles et d'alouettes. Une page après l'autre s'envolait ainsi, s'éparpillant, se fondant doucement dans le paysage qu'elles imprégnaient de couleurs. Parfois le Livre dormait et le vent soufflait sur lui doucement comme sur une rose à cent pétales, ouvrant la corolle, ouvrant une à une les paupières, écartant un à un les pétales de velours, aeugles et endormis, qui dans leur noyau cachaient la graine d'azur, la moelle chatoyante, le nid piaillant de colibris. (...) "

Bruno Schulz, Le Livre, première des nouvelles traduite par Thérèse Douchy, extraite du recueil Le sanatorium au croque-mort (Sanatorium pod Klepsydra) Denoël, 1974

*

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Nikolaï (Gustaw Holoubek) et Katarzyna (Hanna Mikuc), dans Une histoire banale

Mais pour Has le solitaire, suivit Une histoire banale (adaptée d'une oeuvre d'Anton Tchekhov) en 1982... Un vieux professeur de médecine en semi-retraite dans une ville provinciale de la Pologne du XIXème siècle finissant... Son épouse "petite bourgeoise au foyer" ne se souciant guère que des convenances... Sa fille condamnée (On le devine... ) à devenir vieille fille hystérique ou mal-mariée... Un milieu pétri de conventions, où suinte un ennui verdâtre et inexprimable... Un sentiment secret et puissant attache le vieil homme à la fille d'un vieil ami décédé... Katarzyna, sa fille adoptive : une actrice hypersensible qui a fini par haïr le milieu des "m'as-tu-vu" théâtreux qu'elle doit cotoyer... doutant sans cesse d'elle-même... à la recherche d'une image masculine et paternelle, sécurisante et valorisante, dans cette "petite ville grisâtre" qu'ils rêvent tous deux de fuir...

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(Gustaw Holoubek : Nikolaï - Une histoire banale)

Mais voici ici l'acteur Gustaw Holoubek - déjà inoubliable en artiste alcoolique dans le premier (et superbe) long métrage de Has, Le noeud coulant réalisé en 1957 ; il incarnera de nombreux personnages des films de Has, dont le docteur Gotard, "maître du temps retardé (et déréglé) de La Clepsydre ; il incarne ici le héros vieilli et dépressif - dont on entend la voix off désabusée et tristement sarcastique dans la première partie d'Une histoire banale ; il semble avoir, sur cette photographie, le visage et la fausse bonhommie du réalisateur français Claude Chabrol (*) ...

(*) Anecdote : ma petite Fée m'a affirmé que dans ce film, l'acteur "ressemblait à DSK !" mais là, je m'insurge... C'est absolument faux !!! Car je suis admiratif du jeu tout en pudeur de cet acteur qui jouait aussi le rôle du médecin dirigeant le sanatorium de "La Clepsydre"... Ah là là... quel conditionnement ! Déjà que gazettes et télés font tout pour nous "préparer" à  un triste affrontement entre l'un de "nos" deux "tas d' fric" nationaux en vogue ("Ycelui-de-droite-bling-bling" ou "Ycelui-de-gauche-FMI" ? Quel suspense... mais regardez bien le montant de leur "petit" salaire... rires) : bref,  "match" prévu pour 2012 (et présumé sans retour) face à une stupide fasciste (pléonasme), sur le petit théâtre rabougri de notre trop vieux pays !

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Il ne se passera évidemment "rien" entre les deux protagonistes, Nikolaï (Gustaw Holoubek) et Katarzyna (Hanna Mikuc)... Un abîme de décennies et de souffrances incommunicables les sépare... Les moments qui les rassemblent sont pourtant telles des nacelles suspendues au-dessus du vide et du fleuve-Temps... L'oeuvre est picturale, inoubliable...

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(Hanna Mikuc : Katarzyna, dans Une histoire banale)

Toute la deuxième partie du film où intervient Katarzyna semble éclairer soudain l'oeuvre, composer un tableau polychrome mouvant, comme une "toile de maître" vivante... (Has termina ses études de peinture avant d'embrasser la carrière de cinéaste). La jeune femme au manteau rouge hésite puis s'immobilise devant les murs blancs de la chambre d'étudiant du vieux professeur... Se sentant abandonnée, désormais sans plus aucun repère "protecteur", elle partira sans même se retourner : cette fin inattendue, poignante par sa simplicité même, vous tire brutalement les larmes des yeux... sous les accents douloureux d'une étrange musique cristalline.

*

Les DVD de toutes les oeuvres cinématographiques de Wojciech Jerzy Has

parmi lesquels les magnifiques...

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Aleksandra Slaska et Gustaw Holoubek : Kuba et sa compagne - Le noeud coulant 

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Gustaw Holoubek et Jan Kreczmar : Kuba et le saxophoniste ivre - Le noeud coulant 

Le noeud coulant (1957)

Récit poignant des vingt-quatre dernières heures - entre alcool, errances, amours et désespoir - d'un artiste...

Oeuvre au même niveau émotionnel et esthétique que Le Voleur de bicyclette de Vittorio de Sica...

Adaptation d'une nouvelle de Marek Llasko 

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(Tadeusz Janczar et Maria Wachowiak : Pawel et Lidka, dans Les Adieux)

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 (Maria Wachowiak : Lidka - Les Adieux)

Les adieux (1958)

Superbe histoire d'amour entre deux protagonistes insouciants, séparés par l'ellipse d'une guerre foudroyant la Pologne à la fin de l'été 1939... 

" Pawel est un jeune étudiant qui rejette en bloc son milieu. Il tombe amoureux d’une danseuse nommée Lidka. Puis la Guerre éclate… Quand ils se retrouvent après le conflit, Pawel a connu le camp de concentration à Oswiecim et Lidka s’est marié à un aristocrate opportuniste. Pourtant, ils semblent encore attirés l’un par l’autre… "

(Anaïs Truant, Culturopoing.com, juin 2008)

Adaptation d'un roman de Stanislaw Dygat

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 (Zbigniew Cybulski, Joanna Jedryka, Iga Cembrzynska - Le Manuscrit trouvé à Saragosse)

Le manuscrit trouvé à Saragosse (1964)

 Oeuvre fantastique-drôlatique inspirée du "maître-roman" du comte voyageur Jean Potocki

(ici dans sa version intégrale restaurée par Martin Scorcese)

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(Irena Orska : Adela, la servante dans La Clepsydre)

La Clepsydre (1973)

" Ce monument fondamental de l'histoire du langage cinématographique est un chef d'oeuvre. "

(Jacques Siclier, Le Monde)

Oeuvre-kaléidoscope ressuscitant le monde poétique étonnant des nouvelles du poète

Bruno Schulz (voir ci-dessus)

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(Hanna Mikuc : Katarzyna, dans Une histoire banale)

Une histoire banale (1982)

" Qu’ils soient volés ou plongés au-dedans d’eux-mêmes, les regards semblent les seuls rescapés de la pensée, figures d’élévation entre la beauté, la résistance et la mélancolie.

(Olivier Rossignot, Culturopoing.com, nov. 2009)

Magistrale adaptation d'une oeuvre d'Anton Tchekhov  (voir ci-dessus)

 *

... ainsi que 9 autres titres du grand (et trop méconnu) cinéaste Has 

sont tous disponibles chez l'éditeur de DVD Malavida

(versions originales sous-titrées en français, avec grande qualité d'image des copies présentées) .

*

Et pour en apprendre "encore un peu plus"

sur l'oeuvre du Magicien polonais Wojciech-J. Has,

visitez le site "dédié et consacré au cinéaste"

nous offrant les passionnants travaux d'Anne-Guérin-Castell

(qui, je l'espère, pourra un jour lui consacrer un VRAI gros livre !) :

 http://www.anne-guerin-castell.fr/

*

Quant à l'oeuvre littéraire de Bruno Schulz...

(deux gros recueils de nouvelles, édités en Pologne respectiement en 1934 et 1937, magnifiquement traduits en français : Les Boutiques de Cannelle et Le Sanatorium sous la Clepsydre), elle était jusqu'alors proposée chez Denoël - rééditée et désormais disponible chez Gallimard... Enfin, une inoubliable longue nouvelle poétique du second recueil, Le Printemps, est également disponible en collection "folio 2 euros".

*

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   P.S. et aheum... : au vu vos premières réactions (un peu craintes mais TRES encourageantes, cependant... ), je dois vous rassurer : suis également capable de visionner jusqu'au bout (voire d'apprécier) des oeuvres aussi grandioses et incontournables que... Les Bronzés, Les Bronzés font du ski (mais le III est nul... ), Les Visiteurs (mais les II et III sont nuls... ), Camping (mais le II est nul... ),  Les Ch'tis (tout seuls pour l'instant... ), etc.

   Disons que, nullement "tourmentés", les films de Has nous demandent un petit EFFORT d'acclimatation...

  "Effort" est devenu ce mot terrifiant qui aujourd'hui - Soyons honnêtes ! - nous donne à tous envie de fuir à quatre pattes par la fenêtre... ou en passant sous les lits - tel le héros au casque de sapeur-pompier, téméraire explorateur de sanatoriums sous La Clepsydre de Has... (rires)

   Effort ? Bin... cet article pour essayer de vous faire découvrir les films inconnus de Wojciech Jerzy Has (1925-2000, avec une oeuvre comprenant 14 longs métrages) et les nouvelles de Bruno Schulz (1893-1942 et deux recueils d'histoires magiques) m'a demandé d'y travailler plus de QUATRE HEURES, au final... Recherches iconographiques et retouches comprises (comme à la robe de bal de Cendrillon, jusqu'au graissage de l'essieu de son carosse-citrouille... ) et j' regrette pas !!!

(Dourvac'h)

*

Toutes les (merveilleuses) photographies de cet article

sont extraites du riche fond d'Archives de

Film Polski/ "Wojciech Jerzy Has"

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dimanche 20 février 2011

Un dessin... / Rysunek...

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... est un miroir...

... jest lustrem ...

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... où nos âmes...

... gdzie nasze dusze ...

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s'assemblent...

montażu ...

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se reflètent...

odzwierciedlone są ...

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s'éveillent...

obudzić ...

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... Belles

... Piękne

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... au bois dormant sous leurs châteaux blancs

... Spanie pod ichbiałe zamki

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sous le souffle frais

w świeży oddech

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du Grand Printemps...

Wiosna Grand ...

*

Merci au Grand Printemps

et à son soleil frais en ce dimanche 20 février matinen Ariège...

... à la traduction en polonais assurée par la barre d'outils Google

- pour notre Amie illustratrice (from Poland) Lavandula

et la musicalité de cette langue magique...

en hommage aux films d'Andrzej Wajda et de Wojciech Jerzy Has -

... ainsi qu'à John William Waterhouse et son Ophelia ...

... et à Aurelia, Barbara, Christiana, Ehaa &Muriel

pour leurs suggestions de titres

au dessin (toujours inachevé) :

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Rose et bleue

Różowym i niebieskim

(Aurelia)

ou

" Là était le bonheur, peut-être... "

(Muriel)

ou

Voyage autour de ma chambre

(Christiana)

*

détails (Więcej)

*

dessin & photographies :

(Dourvac'h)

*

Niedziela, 20 luty 2011

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samedi 12 février 2011

Waterhouse / Millais : la Maison du Miroir de l'Eau...

Mariana_20in_20the_20South

(1) 

Mariana, longuement...

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(2) 

... (se) réfléchit...

mariana_millais_1850

(3)

... s'étire lentement face au couchant...

788px_JWW_TheLadyOfShallot_1888

(4)

La Dame de Shalott vient de sortir sur la rivière...

800px_JWW_Ophelia_1889

(5)

Ophelia, qui...

ophelia_floating_millais_big

(6)

... s'y noya... Pourquoi ?

387px_John_William_Waterhouse___The_Crystal_Ball

(7)

" Interrogeons notre boule de cristal... "

*

And down the river's dim expanse

Like some bold seer in a trance,
Seeing all his own mischance —
With glassy countenance
Did she look to Camelot.

And at the closing of the day
She loosed the chain, and down she lay ;
The broad stream bore her far away,
The Lady of Shalott.

Et dans les eaux sombres de la rivière
Tel un prophète téméraire en transe,
Réalisant toute son infortune —
C'est avec une figure terne
Qu'elle regarda Camelot.

Et lorsque le jour déclina,
Desserrant la chaîne, elle s'allongeait ;
Le courant au loin l'emportait,
La Dame de Shalott…

(part IV of Lord Alfred Tennyson 's poem, 1833-1842)

*

D'après la légende, il était interdit à la Dame de Shalott de regarder directement la réalité du monde extérieur ; elle était condamnée à voir le monde à travers un miroir et se mit à tisser ce qu'elle voyait sur une tapisserie. Son désespoir allait grandissant lorsqu'elle observait des couples amoureux enlacés au loin. Nuit et jour, elle se languissait d'un retour à la normalité. Un jour, apercevant le reflet de Lancelot passer devant le miroir, la Dame se mit à l'épier directement, ce qui déclencha une malédiction. Durant la tempête automnale qui se produisit alors, la Dame embarqua alors dans un bateau sur la proue duquel elle inscrivit « La Dame de Shalott ». Elle chantait sa complainte en naviguant vers Camelot et une mort certaine. Son corps gelé fut retrouvé peu après par les dames et chevaliers de Camelot dont Lancelot, qui prièrent ensuite pour le repos de son âme. La tapisserie qu'elle avait tissée durant toute sa captivité recouvrait un des bords de son embarcation.

(Légende arthurienne - source : Wikipedia)

*

(1) & (2)

John William Waterhouse

Mariana in the South

(huile sur toile, 114 x 74 cm - 1897)

*

(3)

John Everett Millais

Mariana

(huile sur toile, 59,7 x 49,5 cm - 1851)

*

(4)

John William Waterhouse

The Lady of Shalott

(huile sur toile, 153 x 200 cm, 1888)

*

(5)

John William Waterhouse

Ophelia

(huile sur toile, 1889)

*

(6)

John Everett Millais

Ophelia

(huile sur toile, 76 x 112 cm - 1852)

*

(7)

John William Waterhouse

The Crystal Ball

(huile sur toile, 1902)

*

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samedi 5 février 2011

Coragem Irmon...

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Coragem Irmon

Courage, frère

CIMG9624

Ca bô desanima ô fidjo

Ne désespère pas, fils

CIMG9629

Força de vontade

La force de la volonté

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E tao grande

Est si grande

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Pa mode alguem qui dispreza 'bo

Ne te laisse pas abattre

CIMG9792

Tudo ta fazê parte

Parce qu'on t'a méprisé

CIMG9691

Di nôs vida

Notre vie est ainsi faite

CIMG9584

Si hoje

Si aujourd'hui

CIMG9733

Causa de casode e' riqueza

L'on ne se marie que pour chercher richesse

CIMG9681

Nôs sentimento ja caba

C'en est fini du sentiment

CIMG9933

Tonte gente

Tant de gens

CIMG9857

Envolvido ness riqueza

Vivent préoccupés par cette richesse

CIMG9862

Qu' sês coraçao ta sofrê...

Qu'ils en ont le coeur meurtri...

*

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paroles : Toi Vieira

chant : Cesaria Evora

(copyright : Lusafrica, album CD Cabo Verde, 1997)

*

photographies : Dourvac'h

la Isla de El Hierro (Canarias), fin octobre 2009

*

... et dès maintenant

découvrez TOUTES nos réponses

à vos charmants 20 messages

sous l'article-dessin précédent :

Quand le (Sur)naturel féminin revient au galop... !

*

CIMG9689

Avec une pensée (sauvage)

pour le grand courage et l'esprit de Paix

de nos soeurs et frères (de coeur et d'âme)

... de Tunisie, d'Egypte et d'ailleurs...

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dimanche 30 janvier 2011

Quand le (Sur)naturel féminin revient au galop...

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Premiers pas et détails d'un dessin largement inachevé à ce jour...

Rose et bleue

ou

" Là était le bonheur, peut-être... "

*

Merci à nos Amies Muriel, Christiana et Aurélia,

pour vos trois suggestions de titres !

*

... et nos 30 réponses à vos 30 belles réactions

vous attendent sous l'article précédent !!!

*

Dourvac'h

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samedi 22 janvier 2011

Introspection ou Le portrait intérieur

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Esquisser au moins quelque chose...

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... voir venir à soi trois belles questions :

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" D'où venons-nous ? ...

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... Que sommes-nous ? ...

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... Où allons-nous ? " (*)

(*) Titre du fameux tableau panoramique (1897) de Paul Gauguin

*

(Dourvac'h's)

Introspection ou Le portrait intérieur

crayons de couleurs Polychromos sur papier Ingres 65 x 50 cm, 19, 20 et 21 janvier 2011

*

Autoportrait intérieur ? Son premier nom fut : "Déterminée"...

Une ennième vision d'âme...

*

DSCN2136

" Vous avez découvert un espace intermédiaire, où les affaires de la vie ne font pas intrusion ; où l'instant fugitif daigne s'attarder pour devenir un vrai présent ; un lieu où le Temps, lorsqu'il se croit à l'abri des regards, s'assied au bord du chemin pour reprendre son souffle. Ah, s'il pouvait s'endormir, et permettre aux mortels de continuer à vivre sans plus vieillir ! "

Nathaniel HAWTHORNE, L'Esprit hanté, "Contes et récits"

(traduction de Muriel Zagha, page 44 de l'édition de poche "Babel")

Illustration : ... restée longtemps à regarder le feu mourir...

(crayons de couleurs - détail de la minuscule esquisse du dessin ultérieur)

*

DSCN2122

Aussi, découvrez nos 23 réponses personnelles à Votre gentillesse ...

sous l'article du 6 janvier :

The (very) little fairy-world of Dourvac'h / part three...

*

... puis nos 8 réponses sous le grand dessin naïf d'une âme tsigane

sous l'article du 13 janvier:

... restée longtemps à regarder le feu mourir...

*

... et toujours PanGea (en son XIXème épisode, trop peu lu) ci-dessous...

... et encore PanGea (le XXème épisode) pour samedi 5 février !!!

*

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... et à l'attention particulière de SeL et de nos Amies & Amis,

après le célèbre Autoportrait à l'oreille coupée

(Vincent Van Gogh, Arles, 1889)

voici celui de La femme (ou l'âme) aux oreilles remodelées

(Dourvac'h, Viviès, 2011) ...

( ... ENFIN dans sa version originelle non sous-titrée définitive !)

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