vendredi 23 mars 2007
Merlin et Viviane : sous le château blanc de Viviès, deux pôles de l'Autre Monde...
Viviès (Ariège)
château au lever du jour, décembre 2006
cl. : DOURVAC'H
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Dans la tradition druidique, un magicien du nom de "Myrrdhin" ou "Merzin" - Merlin -, venu du monde de la Forêt, guida le futur Roi Arthur ("Arzhur", en langue bretonne) tout au long de ses années de jeunesse.
Selon les sources menant à la Légende Arthurienne (jusqu'en leur apogée littéraire que sont les "Romans" de Chrétien de Troyes), Merlin assuma, dit-on, ce rôle "avec sagesse et clairvoyance"...
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Vint Viviane (ou "Niniane") : personnage-fée que les conteurs laissent intervenir à la fois dans l'existence de Lancelot et le destin de Merlin...
Edward BURNE-JONES
"The beguiling of Merlin"
(Merlin et Nimue)
(détail)
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Au fil des versions successives des "Romans de la Table Ronde", Viviane - appelée aussi "La Dame du Lac" - fut substitué à Nimue, fille d'une sirène de Sicile et personnage symbolisant à elle seule les pouvoirs menaçants de l'Autre Monde...
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Nimue ou Viviane ? Au fond, peu importe...
L'une d'elles emprisonna Merlin - son amant magicien - dans une humble "prison d'air" et d'invisibilité, bien cachée au fond d'une forêt enchantée...
Tel fut le sort de Merlin qui - par amour - venait de lui révéler tous ses secrets...
( ... sort pour l'éternité ? )
DOURVAC'H
Bord du Douctouyre après baignade, 2006
commune de Vira (Ariège)
Brocéliande ou "Brekilien"
(Brech'eliant') :
" Val sans Retour "
(cliché extrait de Histoires et Légendes de la Bretagne Mystérieuse, Tchou éditeur)
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lundi 5 février 2007
Les yeux de Giorgiana : féeminité des espaces infinis...
J'en reviens toujours au splendide " Portrait de Giorgiana Burne-Jones " (daté de 1883) -l'épouse du peintre pré-raphaëlite Sir Edward Burne-Jones...
Elle est devenue, comme vous le voyez (haut de colonne de gauche du temple) l'icône protectrice du site...
Certes, rien n'est éternel !
Pourtant je pense qu'elle durera...
J'écrivais moi-même dans "son" premier article de décembre 2006 :
" On croit bien sûr reconnaître, à l'arrière plan, le profil du "Roi Cophetua" (le peintre lui-même) en compagnie de l'un de ses modèles (est-ce bien "la Jeune Mendiante" ?) ... "
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Prune Kantor le commentait le 22 décembre :
" La pénombre blaffarde émanant du portrait, au premier plan, contraste étonnament avec la douceur ambrée qui baigne la scène visible à l'arrière plan... Le personnage principal, bien que face à nous et très proche, semble du coup presque absent, ou du moins envahi par une certaine mélancolie... C'est une impression très personnelle... "
( ... dommage que nous ayons perdu l'adresse URL de ton site...)
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Puis une amie du boulot m'a parlé de l'influence de Velazquez qu'elle voyait dans ce tableau du haut : mise-en-scène subtile, jeu sur la profondeur-de-champ, merveilleuse science de l'éclairage...
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Alors ?
Portrait qui fait renaître en nous certaines convictions : qu'outre ses qualités artistiques, ses perfections techniques, la grâce de sa composition, l'équilibre des formes, le jeu harmonieux de ses couleurs, la finesse de son trait, le respect rigoureux des lois de l'anatomie et de la perspective, le magnifique "rendu" des matières, l'excellente "facture" de l'oeuvre (etc), une oeuvre d'art VERITABLE doit nous offrir... de sa présence !
Une présence.
Quelle qu'elle soit !
Présence d'un être auquel nous liera - à jamais ? - la force d'un regard...
DOURVAC'H / Jeune fille de l'Assekrem (2005)
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L'amie disait encore que cette oeuvre (celle d'Edward B.J., là-haut, et non celle juste au-dessus), représentation féminine ordinaire si ce n'était son regard à la paupière supérieure droite abaissée, la belle courbe du bras, la pose alanguie et le cadrage extraordinaire... que cette oeuvre donc ferait partie de ces "un tableau sur 5.000" qui nous PARLENT vraiment, quand bien même on ne connaîtrait strictement rien à l'histoire de l'art...
Belle fantaisie statistique à laquelle on adhère de coeur, totalement (et la "tchatche" du sud-ouest facilite bien les choses, comme vous vous en doutez...)
On se laisse hypnotiser par lui.
" Etre ailleurs et pour de bon ! "
D'ailleurs, en ce moment, Giorgiana - logiquement disparue de la face de cette terre depuis un siècle -, Giorgiana voit le monde des fées...
(Vérifiez !)
Peut-être ce monde-là est-il aussi dans l'oeil de son peintre-époux qui lui a fait prendre sa pose féérique ?
Ou peut-être "Sir Edward" les a-t-il surprises lui-même dans l'oeil de sa femme ?
Quant à moi qui les vois partout...
Un regard de profil - même triste - peut nous emmener très loin (... dans sa douce mélancolie ? ) : telle cette charmante jeune Bigoudène qui a, je crois, plu à Muriel (et j'imagine que cela va bien au-delà d'un bon "rendu" de sa coiffe de dentelle amidonnée !)
Ce qui veut dire que tout regard représenté (profil ou aussi "frontal" que le regard-miroir de Giorgiana B.-J.) se doit de posséder cetter même force hypnotique sur nous...
... sinon, à quoi bon ?
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Plus qu'un "portrait intérieur", Giorgiana sera d'abord notre "Esprit des lieux" !
Et au diable la "photo de l'auteur" !
Priorité à la force bien visible de ces yeux-là...
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Les Berbères, en Kabylie, en appellent à "i'assässen", à la bienveillante surveillance de leurs "génies-Gardiens". Les arabes, en référence aux "esprits" de la religion anté-ismamique, parleraient ici d'une "djenia" (génie-femelle).
Cette peinture de Giorgiana sera notre génie-fée-gardienne...
Féeminité logique rendue aux "Regards Féériques"...
Priorité à la force hypnotique des yeux de "notre" Nadja-Giorgiana !
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Au fait, quelle est la fleur qui se loge dans son livre ?
J'ai voulu donner la même teinte ( - Ancolie? ) aux lettres et titres de ce long papyrus virtuel et réel...
Boutique d'articles-fées pas même à vendre...
Peinture, photo & littérature en ce tableau (et ici) réunies...
Anthropométrie cristalline donnée au site.
lundi 8 janvier 2007
Chevaux de nuit...
Night (Nuit) , 1875
Edward BURNE-JONES
Premier chef d'oeuvre d'apesanteur...
Les mains de l'amazone ne semblent-elles pas chercher quelque chose qui ressemblerait à la crinière d'un cheval de nuit ?
Et vite, un souhait ?
...de lire au moins un de vos commentaires au si documenté "Fées du Destin"/2 du samedi 6 janvier...
Et de bien douces nuits !
mercredi 3 janvier 2007
Châteaux de lune
Edward Bune-Jones
Love among the ruins
- sans commentaires ? -
" Cada jorn, cada nuèit,
Far de castels dins la luna. "
(Chaque jour, chaque nuit,
Bâtir des châteaux dans la lune.)
néo-proverbe occitan
(langue d'oc)
Dourvac'h
vendredi 22 décembre 2006
Iliade & Odyssée...
"L'armement de Persée"
("The Arming of Perseus"),
peint en 1885 par Edward BURNE-JONES...
... ou comment se préparer à affronter cette nouvelle et belle année "pieds ailés" dans la caresse de regards tendres : ce que je vous souhaite à toutes et à tous !
Merci de toutes vos visites !
(A ce jour , 23 articles féériques... à relire et commenter...)
A très bientôt...
Dourvac'h
lundi 18 décembre 2006
Intimité d'Edward BURNE-JONES...
Qui connait cet extraordinaire "Portrait de Giorgiana Burne-Jones" (daté de 1883) ?
On croit bien sûr reconnaître, à l'arrière plan, le profil du "Roi Cophetua" (le peintre lui-même) en compagnie de l'un de ses modèles (est-ce bien "la Jeune Mendiante" ?) ...
dimanche 17 décembre 2006
Sens du sacré, même si...
... les religions n'ont rien apporté de grand à l'humanité,
les philosophies peut-être,
l'art sûrement...
(DOURVAC'H)
Edward BURNE-JONES, "The Beguiling of Merlin" ("La séduction de Merlin", 1874 - détail)
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signature de Julien GRACQ, auteur de
"Le Rivage des Syrtes" (1951) et "Un balcon en forêt" (1958)




















