samedi 11 janvier 2014

"Grand Large" (article TRES largement augmenté)

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Cherchant tous notre Ailleurs, si peu accessible...

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... notre Grand Large à nous...

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... un Amour, une tendresse, une lumière...

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   Regarder la mer empêche de mourir.

  Je l’ai ressenti la première fois ce printemps dernier. J’ai regardé l’heure à ma montre : des puits de lumière dansaient à la crête des vagues. J’ai dû fermer les yeux un moment…

  À qui confier pareils secrets ?

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  L’air de ce matin m’enchante – aussi les cris stridents des sternes, leur doux manège de marée montante… Tant de points scintillants dans ce tableau, tant de lumière blanche !

  Un bruit sec, frais : elles ont plongé dans l’écume et les voici, têtes ruisselantes – issues des flots et se hissant jusqu’au ciel…

  Vous vient l’envie de parcourir avec elles cette langue de sable infinie…traverser ces parois de cristal… fuir dans l’absence de limites

  Ne sommes-nous pas venus du fond des océans, un jour ? 

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  Môminette chantonne près de moi, s’en donne à coeur joie… sa petite chanson bien en tête…

  Ne s’occupe pas du reste…

  Accoudée à sa petite table de camping gondolée – petit bras blanc recourbé sorti d’une manche de robe fleurie : Clara dessine.

  Un beau motif pour moi, son père et peintre en devenir...

(...)

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" Le rôle de l'écrivain n'est pas de trouver un remède à sa propre solitude ou de satisfaire son amour-propre, mais d'offrir aux lecteurs un moyen de se sentir moins seuls, eux, en compagnie de personnages qui valent la peine d'être connus et aimés."

Björn LARSSON

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Il faut inciter les lecteurs de polars à s'aventurer vers autre chose."

En phrase conclusive d'un long interview que cet auteur a accordé à L'Express 

(article dont nous fit cadeau notre Amie Aurelia Flint)

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POUR INFO : la diffusion de "mon" Grand Large a été de 71 exemplaires durant toute l'année 2013 : sans juger de la valeur intrinsèque de cette oeuvre, ce petit chiffre de diffusion est à comparer avec les tirages des productions des Foenkinoos, Levy, Musso, Houellebecq (*), Khadra, Angot, peopleX, peopleY, acteur Machin, actrice Machine, etc., etc., toutes "généreusement" mises à disposition de nos yeux, mains et consciences (sous influence) en "La Mangeoire". La Mangeoire à Gros Blaireaux est en effet cet alléchant bric-à-brac de couvertures glacées bien mis en évidence sous les néons, c'est-à-dire malheureusement partout, en nos nouveaux Temples marchands avec - en amont du déversoir - un formidable dispositif de 100 médias bien conditionneurs (chaînes de TV, radios, puis la plupart de nos blogs... ).

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(*) Tiens, et vlan ! un extrait de La Carte et le Territoire (Tadâââmm, LE titre grandiloquent genre : fait-exprès-pour-mecs-qui-s'-la-pêtent-vrai-de-vrai !) de MÔSSIEUR Michel Houellebecq (extrait découvert au hasard au rayon "livres" de mon SuperU habituel, avant d'aller y acquérir mes yaourts "VRAI" à O %), tenez-vous bien :

" (...) Le type avec un air de situationniste belge lui adressa la parole (...) ".

Et moi je commente : Ha ! Ha ! Ha ! "situationniste belge", qu'il a écrit ! Genre le Houell'b' qui susurre à son gros blaireau d' lecteur : "Alors mon gros blaireau d' lecteur, on est bien ent' nous, hein mon p'tit ? On s' la joue fine, hein ? On enfonce ensemble les mêmes portes ouvertes, hein, mais tu t' sens vach'ment intelligent avec moi, passe que hein, maint'nant ch'uis L' GRAND-ECRIVAIN qui peut rigoler au 50ème visionnage de "Le Gendarme et les extra-terrestres" en passant un ouikênnd' avec mon pote journaleux-qui-m' fera ensuite un gros pavé d' reportage exclusif "Mon ouikênnd' avec Michel Houellebecq" de 4 pages dans "Marianne"... On rit aux mêmes effets d'intello-d''Prisunic, hein ? T'es d'ac ? "...

Grrrrrr... mais comment tant d' braves gens parviennent-ils à prendre au sérieux pareilles conneries ? Car, pardonne-moi ou pardonne-moi pas, M'ssieur Houell'b', mais c'est - pour moi, en tout cas - ABSOLUMENT SANS AUCUN INTERET ARTISTIQUE (ni même intellectuel) - tes bouquins, même dix-mille fois goncourtisés par tes potes !

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Comme on dit : "L'air du temps" ... mais qui m'a tout l'air d'un con, du coup !

Mais  donc, maint'nant, qu'y-z-ont planquée la Littérature dans ç' pays, nom d'un chien ?

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Gloire d'autant plus à nos valeureux - fort insulaires - Amies lectrices & Amis lecteurs qui surent faire confiance à nos "petits personnages" : Clara, Bruno, Aurélien, Rose & Charlène... - et sans doute rejoindre leur coeur silencieux...

Ne rencontreront-ils pas aussi, peut-être un jour prochain, Les Enfants Tanner de Robert Walser (à tenter d'approcher aux articles ci-après) ?

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Mais voici l'ensemble réactualisé de VOS impressions & avis critiques (21 reçues à ce jour) :

" Grand Large, le second roman de Dourvac'h

C’est une petite mélodie que l’on aimerait entendre plus souvent… Dourvac’h en est à son second roman.

Avec lui, l’écriture vient du cœur, elle prend une signification singulière quand il décrit ses personnages, il y a une dimension d’humanité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Bruno, un peintre raté qui après avoir perdu son fils sombre dans l’alcoolisme et la solitude. Seule sa petite princesse Clara lui permet de garder la tête hors de l’eau.

Jusqu’au jour où il rencontre Rose qui à travers la fraîcheur d’un de ses tableaux tombe sous le charme de cet homme cabossé par la vie. Et à partir de ce moment tout bascule, sa misérable existence prend un tour particulier… «les enfants sont des magiciens» tant il est vrai qu’ils peuvent transcender l’existence des adultes.

Un petit roman à l’écriture fluide qui se lit très vite, un style entre pudeur et retenue, entre nostalgie et espoir. Avec en écho des paysages à la Caspar David Friedrich. A découvrir pour prendre le large. "

(Laurence Cabrol, "Ariège News", le 13/05/2013)

"Grand Large" de Dourvac’h
http://www.monpetitediteur.com/librairie
ISBN: 9782748398151 - Romans - Edition brochée
Mon Petit Editeur 15 €

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" Pour ma part, c'est mon livre préféré parmi tous ceux que j'ai pu lire de toi. J'ai le sentiment que Grand Large est la somme aboutie de tes autres livres, qu'à travers ce Grand Large quelque chose en toi a réussi à s'exprimer mais qui se cachait encore dans tes autres livres... mais c'est un sentiment personnel et peut-être n'est-il pas le tien. Il y a toujours ce côté onirique qui les caractérise, mais aussi ce côté réaliste et dur avec le père qui plonge dans l'alcoolisme, maladie que tu connais bien... Et ce mal-être de Bruno, je l'ai ressenti vraiment, j'ai ressenti son désarroi et l'injustice de sa situation. Cela m'a fait penser à  Au Jardin : on voyage dans un monde enchanteur, mais on s'aperçoit vite finalement qu'il est sombre et trompeur... Que les belles fleurs s'avèrent vite empoisonnées... Tu arrives à faire basculer ton monde de la lumière à l'ombre et de l'ombre à la lumière très facilement et à entraîner tout aussi facilement le lecteur dans ces variations périlleuses... Cela me fait penser aux Grandes Espérances, où Dickens nous fait marcher sur le fil ténu et fébrile qui sépare le rêve du cauchemar, et jusqu'au bout l'on ignore de quel côté l'on tombera définitivement, ni si l'on tombera jamais vraiment, d'ailleurs...

Comme chantait Joy Division dans "Heart & Soul", sur l'album Closer (1980) : "Beyond all this good is the terror / The grip of a mercenary hand"...

Je pense que la seule critique que l'on peut faire (que je t'avais formulée en juin et que d'autres lecteurs t'avaient formulée également, je crois), c'est la façon irréelle avec laquelle Bruno retrouve son fils. Bien que ton livre ait un aspect onirique, de telles recherches et de telles retrouvailles ne peuvent que s'intégrer au monde réel dans lequel les personnages évoluent quand même, et la découverte d'Aurélien par son père ne saurait être justifiée par conséquent par le merveilleux.

Je comprends tout à fait les motifs qui t'ont poussé à créer cette intrigue autour de la découverte d'Aurélien par son père, et pour tout te dire que je ne l'avais pas vu comme ça. Au final, je trouve que tu as eu raison et surtout, tu es conscient de ce que ce choix implique. Je comprends maintenant tout à fait ta logique et la trouve saine et cohérente. J'y adhère et je te dis même bravo, sincèrement !
Ce qui peut sembler être une maladresse et une inconscience d'écrivain au premier abord s'avère en fait être un choix fait consciemment et surtout très réfléchi, et même si bien sûr le rendu peut continuer à insatisfaire le lecteur, il n'en reste pas moins que c'était le "moins pire" des choix faire afin de garder l'oeuvre entière, homogène et cohérente dans son ensemble.

De toute façon, si ce point peut gêner, il ne gâche en rien la lecture générale de ton joli livre. 
"

(Aurélia F.)

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" Grand Large, c'est pas la mer à boire et pourtant je l'ai bue d'un seul trait : j'ai fait "cul sec" ! Donc une première lecture pour m'imprégner, mais trop vite... la curiosité est forte.

Décantation... puis je replonge. Mais là, vitesse de croisière. Je veux sentir toutes les nuances, le rêve, la poésie, la délicatesse, l'étrange aussi car tu abordes un univers qui m'échappe avec ce personnage déchiré. Il voudrait mais ne peut pas. Manque de force ou de volonté ? Il essaie mais retombe. En gros c'est comme nager la brasse, une fois la tête sous l'eau, une fois la tête hors de l'eau. Le principal c'est de regagner la rive et il va y arriver.

Ta façon d'écrire me rappelle un film marquant que j'ai vu à sa sortie, The Wall : pas par l'histoire - qui ne me semble qu'un prétexte à écrire - mais par cette faculté que tu as de nous emporter dans l'imaginaire, dans l'apesanteur, de nous élever dans l'éther (...) "

(Chantal G.)

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 " Je voulais te dire que j'ai bien reçu Grand Large que j'ai déjà bien entamé. Je l'ai commencé ce jour, assis dans l'herbe du parc de la Tête d'Or, à l'ombre et pret à découvrir ce récit que j'attendais de lire avec impatience. Je suis ravi ! Après avoir été un peu dérouté par les premières pages, j'ai plongé dans cette histoire d'enfant disparu sans laisser d'adresse, de ce père attentionné et perdu dans ses toiles et les volutes d'alcool depuis la perte d'Aurélien, se raccrochant au sourire et à la naïveté (et la curiosité précoce !) de Clara. Je me régale et je t'en remercie ! "

(Jerry Ox)

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"Je ne vais pas te faire une analyse ou critique détaillée de Grand Large, juste te faire part en vrac de ce qui me vient à l'esprit en relisant et repensant au texte (les choses que j'ai appréciées) : le style, la richesse et le choix du vocabulaire (choix soigneux), l'humour et le dosage légéreté/gravité, un texte respirant naturellement, non forcé ("dans le bon temps", on dirait en musique), l'humanité des personnages, description par leur intérieur et non pas de descriptions idéologiques de l'extérieur (sauf pour la vieille femme kidnappeuse : c'est peut-être cela qui ne m'a pas plu dans ce passage), descriptions par touches successives qui compose petit à petit le personnage, les personnages, et les rendent très riches (pas au niveau du porte-monnaie, bien sûr!). Un bon suspense, pas au sens du polar, au sens de : on a envie de poursuivre le livre, il accroch bien la lecture (grosse grosse qualité !).

Bon, en gros je crois que ce qui caractérise tous ces points positifs se résume en deux mots : justesse et équilibre.

Justesse : adéquation style/fond ; réalité des personnages/situations/relations ; mots

Equilibre : tu ne tombes pas du fil du funambule dans des exercices dangereux (pour moi !) : faire parler des enfants sans tomber dans le gnangnan ou le gâtisme, faire parler des "amoureux" aussi, insérer des citations d'artistes ou des descriptions de tableaux.

J'aime beaucoup les inserts sur Caspar D. Friedrich et aussi le chapitre sur le type de la Tour Eiffel.

Voilà, le passage que je n'aime pas trop est l'arrivée en Touraine et l' "explication", trop abrupte à mon sens et avec un style très clinique, "extérieur".

Après, on retrouve la poésie du début, la vraisemblance (pas de happy end, pas de résurrection mais la force des sentiments est tours là, ce qui est une forme de fin que je trouve très positive et très bien (là encore, exercice dangereux bien négocié !).

Bon, je m'arrête là, mais si ce texte peut t'éclairer, têtre util dans la partie "travail" de ton art, tant mieux ! Quant à la partie "intuitive", ne bouge rien, tu peu lui faire confiance ! "

(Olivier C., 12 septembre 2013)

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" J'ai lu Grand Large. J'ai aimé l'écriture sensible et toute en nuances. Étonnant comme les mots sont posés par touches, un peu comme on prend la couleur sur une palette pour les utiliser sur la toile. J'apprécie la force des sentiments et la retenue de l'expression malgré la gravité de la situation. Belle pudeur riche de profondeur. La seule chose qui me gêne, c'est la disposition sur le papier : trop d'espaces blancs à mon goût. Merci pour ce partage où je sens la vie intérieure. J'ai lu Grand Large avec plaisir du début à la fin. "

(Marie-Madeleine)

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" Je viens de terminer Grand Large. Le peintre n'est pas loin derrière l'écrivain ; il lui tient la main. Touches subtiles, palette sensible , qui sait créer l'émotion chez la lectrice. Âme sensible où la part de féminité affleure mais où la pudeur persiste néanmoins. Prose fluide. Typographie aérée qui favorise quant à elle les pauses et la rêverie - comme a toujours su le faire ton blog. Maman, attirée par la photo de couverture s'est plongée dans la lecture du livre. Tu vois, la chaîne se forme au delà des générations... "

(La chuchoteuse)

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" J'ai relu Grand Large avec autant de plaisir que la première fois, et pourtant je relis rarement un livre. Peut être parce qu'au contraire de beaucoup d'autres livres, l'envie de connaître la fin n'est pas la seule raison de le lire. Ce qui compte aussi, c'est ton style simple et évocateur, où chaque mot n'est pas choisi au hasard, et aussi ce qu'on devine des caractères du peintre, de Clara, de Rose, de Charlène, l'atmosphère nostalgique qui baigne le lecteur. Et puis, la force de tes descriptions fait voir chaque chapitre comme un tableau impressionniste, ou alors comme une scène de film.... Je te l'ai déjà dit, je verrais bien Grand Large transposé au cinéma. Et en même temps, j'imagine ton exigence sur le choix des acteurs, les lieux... A nouveau, je te dis mon admiration. "

(Barbara Delaplace)

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" J'ai lu et relu Grand Large afin de pouvoir  m'imprégner de tes personnages. Quelle belle écriture !! (...) J'ai beaucoup aimé, beaucoup apprécié. Ton écriture est très claire et tu nous fais vivre la vie de tes personnages et du lieu où leur histoire se déroule. Les images viennent tout de suite à notre esprit. Quant aux détails du travail du peintre que tu es, on les ressent tout de suite. Continue de nous émerveiller ! "

(Luce B.)

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" Alors, ça y est, j’ai lu Grand Large ! Yes, c’est vrai – je l’ai lu en un week-end.

Je ne suis pas une critique littéraire et donc je ne saurai faire une vraie critique  - je donne juste mes impressions – je l’ai aimé, j’étais prise par l’histoire et les personnages (donc bravo !) et j’ai apprécié le choix des mots et le style.  J’aurais juste aimé que ce soit plus long, que l’histoire dure plus longtemps. C’est sans doute parce que je suis habituée à lire des livres plus longs ? Je n’en sais rien.

De toute manière, je te félicite pour ce beau travail ! "

(Janet S.)

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" Moi aussi j'ai lu et relu ton Grand Large... et j'ai adoré ! Je l'ai reçu par la poste un jour vers midi. Je n'ai pu m'empêcher de jeter un p'tit coup d'oeil comme ça par curiosité, j'ai lu la première page... Et puis quelques minutes après je l'ai ré-ouvert et ne l'ai refermé qu'en fin d'après-midi, après l'avoir terminé. Quel plaisir j'ai eu à lire ton livre ! J'ai été complètement embarquée par l'histoire et les personnages... Au début, et à d'autres moments du livre également, j'y ai vu un tableau. On te lit et on a l'impression qu'une toile prend forme, chaque nouvelle ligne apporte une petite touche de couleur supplémentaire sur la toile. J'ai aimé le suspense.... On a envie de savoir pourquoi et puis après on a envie de savoir comment et puis après.... on n'ose y croire et pourtant... Il y a les livres qu'on aime, que l'on referme après les avoir lu en se disant " Ah, c'était bien ! " et puis il y a les livres, peu nombreux en ce qui me concerne, où tu sens que la fin est proche car il ne reste que très peu de pages à tourner. Ton coeur se met à battre plus fort, tu veux ralentir ta lecture. Et tu ralentis... Les deux premières lignes... Puis tu oublies. Tu tournes la dernière page, il n'y a rien derrière.... et là tu te rends compte que tu pourrais lire ce livre indéfiniment. Pour moi, ton livre fait partie de ceux-là. Je n'avais pas envie de refermer ton Grand Large. J'aurais voulu continuer encore et encore, savoir pour Aurélien, pour Clara, pour Grand Large... Après la lecture, je suis restée un long moment à imaginer la suite, ce qu'ils allaient faire, comment allait continuer leur vie, quels acteurs pourraient interpréter les rôles des personnages... Je te remercie sincèrement, Dourvac'h, pour tout le plaisir que j'ai eu à lire ton livre. Merci de l'avoir écrit et de l'avoir partagé avec nous en le faisant publier. Chapeau bas, Monsieur Dourvac'h ! "

(Zia)

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" Je viens de refermer Grand Large, après avoir eu le privilège de le lire en ligne... mais quel beau livre !!! ... Les personnages si réalistes, si intenses que je les visualise à merveille, et ces paysages que je connais et affectionne, tu le sais... Cette narration à la fois sombre et tendre, et ce fil de l'intrigue qui se dénoue avec tant de délicatesse mais aussi des tensions extrêmes... (...)  il y des mots pépites qui m'inspirent des toiles mais à toi aussi, j'en suis sûre, comme ce petit bras blanc sorti d'une manche fleurie. (...)

La force de ce roman réside pour moi dans une écriture fluide, chantante, habitée... mais aussi habillée de nostalgie, de sombre, de mystère, de non-dit... et d'une pudeur intense.

Et puis ces personnages si vivants... je les vois dans un film... je les connais, ils sont plus que réalistes mais aussi romanesques et si humains. Le sombre Bruno se definit comme peintre "raté", sur ce seul point dans le livre je ne suis pas d'accord... il est loin d'être raté, cet artiste ; il est juste incompatible avec les règles qui regissent ce petit monde de l'art. Papa imparfait, qui a failli et s'en torture, les tourments de son coeur sont retranscrits avec tant de retenue, c'est réellement touchant.

Et puis un fil d'intrigue parfait, mené d'une main de maître avec un rythme formidable... comme le ressac des vagues, un peu de fougue, tempéré par le repli de l'ecume. Dourvac'h est pour moi le roi du contraste et c'est la force de ce merveilleux livre. "

(Loëtitia Pillault)

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" Je viens de terminer ton livre que j'ai dévoré... C'est si beau, si touchant, si sublime ! Ton histoire m'a bouleversée, ta poésie des mots m'a conquise. Est-ce le récit de ton vécu ou bien est-ce seulement le fruit de ton imagination ? (...) Quoi qu'il en soit, je revoyais en te lisant tous tes tableaux d'enfants. Personne ne parle mieux que toi de la nature marine. Bravo et merci pour l'émotion que tu m'as donnée. "

(Annie Lasry)

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" Ce torrent de montagne sinueux me fait penser au parcours d'une vie... Et étrangement à la vie du héros de Grand Large, surtout si cette vue est suivie de celle de l'océan... Les chemins hasardeux de la vie qui dédouchent dans leurs finalités sur le Grand Large de tous les possibles... Tu te doutes que j'ai reçu ton livre et que j'ai lu Grand Large d'une traite.... Quel parcours que celui de ton héros !... "

(Michèle)

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" J'ai eu le privilège de lire le manuscrit avant de pouvoir lire le livre que j'ai commandé par la suite et je vous le conseille.
   Un petit bijou qui oscille entre blessures de la vie, mystère et poésie... "

(Christiana Moreau)

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« Un jour, en insistant, est-ce que je saurai peut-être ?…»
N’est-ce pas là toute la question ? N’est-ce pas là notre quête à tous ? En tout cas ce genre de questionnement est selon moi le moteur et la motivation de notre chemin… Et ce roman est en lui-même une quête je crois, celle du « comment vivre ? comment vivre, malgré...tout ... ». Sujet passionnant, forcément !
J’ai aimé cet univers où les faits violents, tragiques cohabitent avec la sensibilité des émotions traversées, si finement perçues, si finement rendues. J’ai été touchée par ce narrateur qui, à défaut de trouver le sens de ce qui lui arrive, y cherche tout de même un sens, se débat, entre chimères et illusions, dans une réalité douloureuse, parfois sordide, se raccroche à ce qu’il peut, le babillage de la petite Clara, la présence discrète de Rose… « C’est peu dire que les gens s’inventent le monde qu’ils veulent ! »… Et oui, là encore je fais mienne, si tu le permets, Dourvac’h, cette jolie phrase, c’est bien là tout notre pouvoir et notre fragilité d’humains, ce qui nous perd et qui nous sauve en même temps…
Un grand merci à toi pour ce moment de poésie profonde. "

(Sarah)

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" J’ai eu grand plaisir à lire Grand Large, il y a deux livres dans ce livre, le chapitre XV engage la seconde partie de ton roman, c'est-à-dire grâce à Rose lorsqu’elle a dit au chapitre XIV :

« Fais-le. »

Et le narrateur qui répond : « Me soigner, oui puisque c’est toi qui le dis ! ».

D’ailleurs ce chapitre est si court, à peine une page, il s’agit bien d’une transition.

La première partie, plus fluide se laisse lire aisément, nous faisons connaissance avec les personnages, et le narrateur bien englué dans son alcool, essaie de vivre au mieux avec sa « drogue ».

Deuxième partie, brisure brutale, il se soigne avec les manques à vivre, décrit très pudiquement, pas de misérabilisme, jamais. Puis il part, on le retrouve dans sa guimbarde, envie d’agir, retrouver toute sa lucidité, et faire quelque chose pour retrouver Aurélien, puisque lui il sait qu’il n’a « que disparu », il croit  et se persuade (avec raison) qu’il peut le retrouver.

Je pense qu’une influence professionnelle guide ta plume, un environnement difficile, « qui te bouffe » , une envie d’extraire cette lourdeur, on dit que l’écriture peut être une thérapie. Grand bien t’en a pris.

Le peintre et l’écrivain, les deux sont fusionnels, une écriture colorée, j’ai retrouvé les grands yeux de Clara, la petite robe à fleurs, les manches à volants de Rose, sans parler de la façon si poétique de parler de l’océan, du ciel, des falaises et de ses roches, une écriture très visuelle.

Et parler si pudiquement d’un tel drame, le personnage est tout en retenue, sa déchéance n’est pas du tout morbide.

De toute façon j’ai aussitôt eu les acteurs en tête, Michel Simon pour le narrateur, mais en plus jeune et moins moche (une grande sensibilité chez Michel Simon) et pour Clara, Audrey Hepburn (enfant), un joli minois, un peu coquine, et très sensible et très intelligente. Aurélien serait Guillaume Canet (j’adore), pour Rose, Michèle Morgan, belle, douce mais aussi volontaire (puisqu’elle a su convaincre tout naturellement le narrateur de se soigner) ; évidemment tous ces acteurs en plus jeunes ! beaucoup plus jeunes !

Et toujours tes références de qualité, Caspar David Friedrich, Ramuz, Buzzati (oui, cet incroyable Désert des Tartares que tu m’as fait découvrir!) sans oublier ton cher Julien Gracq, et la petite touche sur Jack London pour Martin Eden qui m’a touchée.

Un style précis, un vocabulaire poétique soutenu par une palette de couleurs, un style vivant, une grande sensibilité, une fin que l’on ne pouvait absolument pas deviner au début de la lecture, influence de Simenon. Et tous les tourments de son âme, son sentiment de culpabilité, l’attitude de sa femme, décrits sans violence, sans hargne, avec une grande lucidité, une acceptation mais pas résignée, puisque l’amour pour Rose, et l’attitude de Rose furent son déclencheur pour enfin sortir de sa torpeur d’alcoolique.

Et la façon dont le narrateur retrouve Aurélien, et surtout la description de ce qu’est devenu Aurélien est narrée d’une façon juste, modeste, intelligente.

Ton talent d'écrivain a parlé, et j'ai beaucoup aimé. "

(Crépusculine)

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" J'ai lu votre livre dimanche, premier jour de soleil, et c'était agréable. Léger comme l'air printanier. Facile à lire. Vite lu car très ajouré. Beaucoup d'espaces blancs entre les phrases. J'ai eu l'impression que l'histoire n'était qu'un prétexte pour écrire le mot roman sur la couverture mais que ce qui comptait était la tournure des phrases. Chaque phrase comme un bijou. Je l'ai lu comme un poème d'errance, de souffrance, de beauté et d'espoir plutôt que comme roman. C'était un long poème en vers libres. Très original comme écriture et agréable à lire. Bravo et merci. "

(Dominique Duflot)

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 " Merci cher ami pour ce livre : c'est un véritable bain de poésie ! "

(Christian B.)

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" (...) Puis c'est le plongeon... déchirure, mort, abîme, tourments. 

Mais aussi : envol, pudeur, couleurs, intrigue, peinture, LITTERATURE.

 Bravo et merci pour ce roman  qui transporte vers tant d'émotions sur lequelles vous mettez des mots

 (des mots sur des maux).

Sincèrement."

(Sandrine C.)

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Interview = dialogue Souamie-Dourvac'h publié dans Le petit journal de Viviès, mars 2013 :

Souamie : Ce livre, Grand Large , que tu nous as présenté sous le nom de ton pseudo "Dourvac’h", en décembre dernier sous les Couverts à Mirepoix (...) est ton dernier roman, d’une longue série déjà. Cette histoire, qui est un moment de la vie d’un artiste peintre, se déroule en petites touches d’instants colorés comme celles sur les toiles de l’artiste. Les personnages, l’histoire, sont dépeints avec sensibilité. Le monde est vu avec un regard plein d’acuité, ce qui donne le sentiment d’une profonde réalité et en même temps d’innocence. La nature, la peinture, le monde de l’enfance y ont une place de choix. Il se dégage beaucoup de poésie malgré la trame de l'histoire un peu sombre. Même si la mort apparait c’est juste cette trame légère de la vie qui coule sans que rien ne puisse vraiment accrocher au monde de la souffrance.
Je sais que tu ne tiens pas à parler spécialement de toi, tu préfères qu’on parle de ton livre. Y a-t-il une part de vécu dans cette histoire ? Et que veux-tu faire passer ?
Dourvac’h : c’est purement imaginaire à l’opposé même de la vie de l’auteur. Mon intention était d’imaginer des épisodes de vie au travers de personnages, des ressentis très forts pour les traduire en mots et que ce que j’ai imaginé se reproduise presque exactement dans l’esprit du lecteur, en espérant que l’imaginaire du lecteur rejoigne le mien et que la force que j’ai pu donner au personnage vive longtemps dans son esprit.
Souamie : Pourtant, tu te réfères indirectement à ton vécu professionnel, je pense à ton personnage qui a tendance à boire un peu trop et qui parle des conseils de son toubib avec un petit ras-le-bol ! Cela m’a fait rire (...) Tu sembles aussi ne pas apprécier que j’utilise le terme "poétique"...
Dourvac’h : Je préfère me référer au style littéraire romantique du XIXème siècle ou, en peinture, à Caspar David Friedrich qui est l'artiste le plus "significatif" de la peinture romantique allemande. Je préférerais avoir écrit Grand Large dans l’univers artistique du XIXème ! Pour moi, le dernier écrivain romantique restera Julien Gracq, qui fut notre contemporain : son style est fort et intemporel. Une œuvre, c’est comme un tableau que l’on crée avec force pour que cela puisse exister vraiment dans l’esprit du lecteur, on le fait d’abord pour soi, on recrée le monde réel puis on le reprend, on le transforme jusqu’à sa quintessence. 
En matière de "romantisme", on cherche un lyrisme des phrases qui aient d'abord un rythme, une musique, et qu'il n’y ait rien de sordide... et même s’il y a des choses violentes et moches, on n’insiste pas dessus.
C’est comme Simenon qui sublime ses histoires. Ses personnages peuvent avoir de la haine en eux, mais le style de son écriture est vraiment beau, même si l’histoire est sordide, cela devient poétique. Avec du banal on peut faire passer de la poésie : Simenon était d'abord un artiste...
De nos jours, peu d’auteurs français pensent au lyrisme, à l’universalité, et pourtant... une histoire construite autour de personnages qu'on rendrait un rien "universels" devrait aussi intéresser les gens. Pour moi, le lyrisme devrait être inhérent à la littérature. Maintenant, les auteurs - surtout en France - répondent à la pression d’un système, et ce ne sont plus les qualités esthétiques d'un ouvrage qui font reconnaître un auteur. Il suffit juste que les médias nous abreuvent du nom et de l'image de l’auteur, et passe muscade...
Souamie : Quels sont les lieux qui t’ont inspiré ?
Dourvac’h : La Franqui, le château de Leucate et les falaises du Cap Leucate...
Souamie : Encore quelques mots sur ton livre. Tu mêles la poésie des mots et des couleurs. C’est sans doute cela le lyrisme romantique ! Ton écriture est remplie d’images très belles par exemple : " Les mains marguerites de Clara. Petite fille blonde, nez retroussé. Sa robe couverte de petites fleurs des champs. " (...) " Regarder la mer empêche de mourir." (…) " Des puits de lumière dansaient à la crête des vagues " (…) " En peignant, j’ai l’impression que la musique sort de mon propre cœur. " (...) "

(texte rédigé par Souamie - avec retouches de l'auteur)

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Merci à Vous - Amies & Amis si attentifs - pour la richesse et de vos impressions et votre confiance inespérée !

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(27) photographies : Dourvac'h

- Copyright -

(1) : Le Teide (culminant à 3.700 m.sur l'île de Tenerife) vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera 

(2) : L'Atlantique vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera

(3) : Barranco (torrent) près la Playa de la Guancha en amont d'El Cabrito - côte occidentale de San-Sebastian de la Gomera 

(4) : Massif côtier près San-Sebastian de la Gomera

(5) : page I de couverture Grand Large (2013)

(6) :  Les eaux de l'Océan Atlantique d'entre "Las Islas Canarias"

(7), (8) & (9) : La côte en Catalogne

(10) : Arrosage des maïs dans la vallée du Douctouyre (été 2013)

(11), (12) (13) & (14) : L'automne à Viviès (Ariège), 2013

(15) & (16) : Statue d'Athena à l'Hôtel Del LagoPuigcerda (Cerdanya), 3 février 2013

(17) : Une prairie à Viviès (Ariège), août 2012

(18) & (19) : Ruines du Château médiéval de Leucate-village (Aude), août 2012 (*)

(20) : Prairie sur la rive droite du Douctouyre à Vira (Ariège), juin 2012

(21) : L'Atlantique vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera (Canarias), mars 2013

(22) : Chat au crépuscule dans une prairie à Viviès (Ariège),août 2012

(23) :  Barranco (torrent) en amont d'El Cabrito près San-Sebastian de La Gomera (Canarias), mars 2013

(24), (25) & (26) : Côte rocheuse entre San-Sebastian de La Gomera et El Cabrito (Canarias), mars 2013

(27)  :  L'Atlantique vu du sentier côtier près San-Sebastian de La Gomera (Canarias), mars 2013

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(*) Rappelons ici - à nouveau - que la petite station balnéaire de La Franqui, le château de Leucate et tout l'espace du Cap Leucate (Aude) furent ces Génies du Lieu sans lequels Grand Large n'aurait pu (ex nihilo) ni naître ni prospérer...

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Ouvrages toujours disponibles chez l'auteur :

(On peut les obtenir en adressant un simple courriel à : dourvac_h@live.fr)

Grand Large (roman, Mon Petit Editeur, 2013) : nous en reste actuellement 0 exemplaire (donc je vais en recommander pour vous...), qu'on pourra acquérir à leur "prix auteur" + frais d'envoi = 15 euros/ex. (ou encore chez l'Editeur ou chez votre Libraire, bien sûr !)

Au Jardin (conte fantastique, version illustrée par IsalyLa Compagnie des Fées auto-édition-diffusion, 2008) : nous en reste 1 seul exemplaire, qu'on peut acquérir à son prix de fabrication + frais d'envoi = 15 euros/ex.

Fées, Rêves et Glaces (recueil de 3 nouvelles fantastiques,  La Compagnie des Fées auto-édition-difusion, 2008) : nous en reste 6 exemplaires qu'on peut acquérir à leur prix de fabrication + frais d'envoi = 14 euros/ex.

Un retour à l'Algérie Heureuse (récit ethnographique en vers libres !!!, auto-édition An-Nâfs, 2005) : nous en reste 3 exemplaires qu'on peut acquérir à leur prix de fabrication + frais d'envoi = 16 euros/ex.

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Dernière minute :

Souvenirs d'Algérie Heureuse (récit illustré de photos en noir & blanc, L'Harmattan, 1992) : toujours disponible chez l'éditeur à Paris !

Plantes médicinales de Kabylie - écrit sous le pseudonyme "Mohand AIT YOUSSEF" - (Ibis Press, 2005) est malheureusement épuisé ; pas de nouveau tirage envisagé pour le moment...

L'été et les ombres (roman, La Compagnie des Fées auto-édition-diffusion, 2009 : précédent tirage épuisé) sera ré-édité - avec petits changements - chez Mon Petit Editeur (bon à tirer signé et fabrication en cours) et sera à nouveau disponible juste avant l'été 2014 !

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NOTRE PROCHAIN ARTICLE :

(à paraître le samedi 8 février 2014... et "en actualité" pour les 21 jours qui suivront !)

Cinéma et Littérature de Turquie : De quelques "oeuvres ouvertes"...

Posté par regardsfeeriques à 08:42 - Commentaires [15] - Permalien [#]