mercredi 1 juillet 2009
Je me souviens...

... de ma Créatrice...
... son tendre Pays des Rêves...
Christiana Moreau
... la Magicienne de Liège...
*

signé :
Flore
(Viviès, ce 1er juillet 2009)
*

... Christiana et son univers-Merveille
à qui sera consacré le tout prochain article...
*

... mais Chris & Val
ne vous oublient pas non plus
(ayant recensé déjà une vingtaine de vos demandes...MERCI !!!)
et se préparent en ce mois de juillet à faire entrer leurs coeurs entrelacés entre les pages aux caractères imprimés de
L'Eté et les ombres
...et puis vous ont répondu sous leur dernière épiphanie d'ici...
...tout comme Dourvac'h sous sa Fillette qui rêve...
qui est bien La Que Sabe (Celle qui sait)...
... figure d'âme du Soi sauvage...

mardi 23 juin 2009
Fillette qui rêve... (Une histoire sans paroles)








Dessin & photographies :
DOURVAC'H

Vassilissa enfant ou Fillette qui rêve (détails et ensemble), 21-25 juin 2009
Un après-midi à Viviès (Ariège), 21 juin 2009
Bois-aux-vaches, massif du Plantaurel (Ariège), 23 juin 2009
*

... et nous...
- Chris & Val -
on vous a répondu ENFIN sous l' dernier article !!!
Alors faut y aller voir, sinon bin... on l' fée p'us !!
Bises émeraudes !
mercredi 17 juin 2009
L'été et les ombres (chapitre 10 / suite encore...)

" Mais je ne voulais pas y aller, même pas y aller voir ! C'était tellement loin... et puis, partie comme j'étais pour me perdre ! L'assistante sociale a insisté, m'a parlé de gens bien... Tu sais ce que c'est, toi, des gens bien ? Je ne croyais plus à toutes ces fables, des contes pour petites filles naïves ! Je me disais : "Ils cachent juste leur jeu, ça va recommencer... Mieux vaut rester ici, avec les copines, où il n'arrivera rien ! Ici, en sécurité... " Et puis j'ai fini par céder un peu... lui dire : " C'est à condition que je vois bien la tête du père, que je puisse revenir aussitôt si lui ne m'allait pas... ". J'en parlais comme d'un pull crasseux ou moche qu'on nous forcerait à essayer... Et puis, avant d'aller voir cette famille d'extra-terrestres, soi disant tout gentils à l'autre bout du pays, j'ai d'abord voulu revoir ma mère - dans son Centre, oui ! Cette famille, c'est comme si me préparais à aller visiter un zoo... mais le vrai zoo, c'est là où on est allées, l'assistante sociale et moi... On l'as vue, oui ! Juste vue, ma petite maman foutue... je me bouchais les oreilles pour ne plus l'entendre... même avec les drogues, ça ne changeait rien : elle mélangeait tout : le passé, le présent... et puis elle connaissait toutes les cachettes possibles des malades... dans le parc, les faux-plafonds... c'était l'alcool, son nouveau compagnon... "

" L'autre, comme tu dis, elle disait qu'elle l'aimait... elle en parlait comme s'il existait encore, comme s'il rôdait dans la pièce, même ici... et j'avais peur... comme quand il me touchait, exactement ! Je sursautais, je me retournais... je ne tenais même pas en place en me réfugiant sur leur canapé graisseux... peur qu'il ne soit pas vraiment mort... que son corps soit encore là, étendu en travers du couloir quand je sortirais de leur salon miteux... "le petit salon", comme ils l'appelaient... parce qu'il était sale... une pièce sombre où j'étais assise sur leur canapé beige, avec des fauteuils en face de moi, vides et pleins de taches, brûlés et troués par les cigarettes - même les murs étaient jaunes de tabac ! J'avais mis un pantalon pour qu'il n'y ait pas de contact entre ma peau et ça... encore ma peur de cette main de l'autre qui se posait sur moi, remontait sous... Sortant de là, je me suis jurée de ne plus fumer jamais, j'ai même dû aller aux toilettes pour vomir... la main du mort, je l'imaginais encore sur moi quand je suis pasée très vite dans le couloir... tu sais ce genre de grosse patte qui agrippe la fille par la cheville comme dans les films d'horreur minables... Ce qu'on a dans la tête et qui vous sort de partout, quand on est là-dedans... Un animal avec ses cinq doigts... Parce que c'est un lieu sale et qui vous rend malade - ça explique qu'ils n'arrivent jamais à vous guérir, là-dedans..."
(J'essaierais bien, moi, de te saisir la cheville - tu te dégages comme une belle anguille... Moi qui voulais juste t'entendre rire... )

" L'assistante sociale qui était brune et petite - elle s'appelait Jocelyne ou Claudine, avec un joli visage et ses cheveux noirs coupés courts - ... elle m'a juste dit : "ça va ?", elle m'a passé sa main douce sur les cheveux, devant leur infâme lavabo - je l'avais maculé, à mon tour ! Elle m'a aidée à nettoyer, à me nettoyer, m'a aspergée d'eau pour rire... Elle a ouvert son sac pour me prêter sa brosse à cheveux, son tube de rouge - je me demande si l'endroit vaut vraiment la peine qu'on s'y refasse une beauté ! Enfin, je suis sortie de là presque fraîche, comme tu me vois... marchant à peu près droit... "

" Je suis même partie sans dire au revoir à ma mère... Je n'ai même pas eu le courage de me retourner... J'ai dû la laisser tête basse, dans son affreux petit salon triste, là où les gens revoient toute leur vie comme un marécage... Presqu'aussitôt après, Jocelyne m'emmenait ! On a filé dans sa voiture jusqu'au fameux Grenoble ! Une ville énorme... et j'ai vu ces gens ! Ils allaient s'occuper de moi et quelque chose m'a rassurée dès ue je les ai vus, dès la première minute ! Ils n'essayaient même pas de masquer leurs défauts, leurs faiblesses... leur être... comme ils l'auraient fait pour me séduire et m'approcher au plus vite ! C'est que je ne voulais pas être apprivoisée... Et puis ensemble, à cinq, ils formaient quelque chose qui avait l'air tellement solide ! Rien qui me rappelait... là-bas... enfin, là-haut... les deux caravanes face à face... C'était un appartement presque neuf, avec un balcon et une perruche ! Lui, le père, avait une barbe à cette époque... très grand, très maigre, un air d'ermite un peu effrayant ! Sa femme discrète, avec un air bien doux... comme lui ! Elle me sourit... Il y avait des livres partout le long des murs ! "

" Sa femme a commencé par me tendre la main, j'ai bien voulu m'approcher de ses joues qui sentaient bon et avant que j'aie fini de l'embrasser, elle m'a dit simplement : "Dis-nous juste ce qui te manque encore en affaires de toilette, sous-vêtements, chemisiers, pulls, pantalons, robes, manteaux, chaussures... tout ce que tu veux, mais avec ces p'tites aides qu'on a, va pas t'imaginer qu'on reconstituera du jour au lendemain ta garde-robe ! Fais-nous ta liste, qu'on passe la journée de demain toutes les deux dans les magasins... mais commence par trier les choses qui t'ont été données... aussi regarde celles d'Amélie qui n'arrête pas de grandir ! " . Elle me parlait si tranquillement... puis elle m'a dit : " Comme ça tu auras tout ? Tu es d'accord ?". Evidemment, j'ai dit "Oui" - quelque chose me disait que très vite je ne serais plus la petite malheureuse recueillie par charité dans leur famille-modèle de Grenoble... que j'y trouverais ma place, du moins si je voulais bien ! "

" Et dès que j'ai pu, j'ai demandé à cette dame : "Votre mari, au moins il est bien ? ". On avait refermé la porte de ma chambre juste en face celle d'Amélie. Elle m'a juste dit : " Il s'appelle Bernard... il ne te l'a pas dit ? ". Quelle drôle de réponse ! J'ai encore demandé : " Et alors... et vous ? ". Elle répond : " Nadège ! ". C'était un prénom tellement bourgeois pour moi, mais je ne lui ai pas dit... J'ai dit : " Je ne veux plus m'appeler Christine... ni même Chris... plus rien comme ça ! ". Elle n'a pas eu l'air trop étonné... Elle m'a juste dit l "Comment veux-tu qu'on t'appelle, alors ? Ni Chris, ni Christine... ". J'ai répondu aussitôt : " Grazziella... ". Juste à cause d'un roman que j'avais commencé à lire au foyer, où la fille a la vie trop facile, et des frères et des soeurs, et il lui arrive tout un tas d'aventures sans danger ! "
(Ma belle Grazziella... arriverais-je à t'absoudre d'avoir abandonné ma Chris à ses manteaux d'orties... d'avoir délaissé pour toujours cet or de nos clairières ?)

" Et j'ai pu m'installer, moi, au milieu de ces gens... Amélie, leur grande, avait dix-sept ans... elle avait passé le plus gros de ses crises d'adolescence : ça m'a permis à moi, de commencer les miennes ! Comme si j'arrivais au bon moment... Christophe et Pierre, les deux jumeaux de dix ans, avanient leur petit monde à eux - jouant à part de moi sans me déclarer ennemie... le malheur est qu'ils deviennent "grands" un peu pénibles pour moi en ce moment... mais tu ne les verras pas ! D'ailleurs, ils ont préféré leur camp scout à un tête-à-tête trop long avec leurs parents et la fille étrangère... et Amélie est restée en vadrouille là-bas, avec son amoureux - théoriquement dans la vanoise... Ils ont pour seule consigne de "pas d'imprudences en montagne !"... revenir bien vivants... et pour leurs nuits de duvets-jumeaux en refuge, "bien prendre leurs précautions" - oui, c'est comme ça qu'ils disent, chez Nouvelle-Maman et Nouveau-Papa ! Et moi, au fait ? Et bien, je suis moi... et ici ! Bien revenue... et vers quoi, au fait ? Mon ancien amour ? "
(Attends un peu, que je te serre un peu plus dans mes bras... J'ai décidé d'incarner, avec force et brio, la statue de L'Ancien Amour... Tu dis ? - que je commence à te faire mal ?)

" Bernard et Nadège ont bien voulu venir par ici, passer leurs vacances avec moi... Eux en amoureux et moi dans mon petit coin ! C'est pas mignon comme ça ? Traverser la moitié de la France pour moi... louer le gîte juste en face de chez toi... que je fasse mon reour aux sources sans danger... mais ils ne sauront jamais le beau et le terible d'ici... seulement moi ! J'essaye seulement de ne plus penser à... derrière la colline... mais tout me reste emmêlé - toi de l'époque, y compris ! Tu fais partie de l'écheveau, toi aussi... comme si tu m'étais resté sur les bras ! Tu sais qu'ils ne connaissent même pas ton existence ? Ils n'ont pas tout à fait compris... Ils savent qu'il y a eu des violences, des gestes... ils pensent à un exorcisme... Ils ne sauront jamais - enfin, pas tout de suite ! - que j'ai aussi de doux, très doux souvenirs... restant accrochés dans les branches de par ici... Veux-tu être mon bon souvenir vivant ? Veux-tu être toujours mon doux Val ? ... "
(Plus que jamais, démone !)

" Ma mère est... "
Elle hésita.
" Ma mère est là, toujours... dans sa clinique psychiatrique ! Je l'ai vue le ledemain de notre arrivée... Elle a tellement rechuté, fugué, avalé de médicaments ! Elle ne se souvient plus d'où elle est... elle me demande parfois s'il y a une autre personne dans la pièce... ou si c'est bien elle qui parle... et pas quelqu'un d'autre à sa place ! je l'ai revue hier encore : une vieillarde... Elle ne m'a pas reconnue... Ils appellent ça mélancolie délirante, démence de carence, je ne sais quoi... - ils ne sont pas d'accord tous... sur le nom de cette chose ! je lui ai dit : "C'est moi, Chris !"... Elle avait ses yeux plus ronds encore que d'habitude, tout moches, des cernes violets comme un tissu fripé tout autour... J'ai redit : "Moi, ta fille ! Christine... tu sais bien... ". Mais ça ne lui disait rien ; elle se tenait tout raide dans son fauteuil ; j'ai remarqué ses cheveux qui tombaient par plaques... J'ai pensé : " ma mère, ça ? ". Ils l'ont mise dans leur fichu pavillon fermé... Combien de temps ? Je sais qu'elle n'en sortira plus ! Mais comme elle est devenue, et bien, qu'ils... qu'ils la gardent ! Je m'en veux de penser comme ça... Tu m'en veux, toi ? "
(J'ai seulement essuyé tes larmes ; je me souviens du poids de ton visage tourné contre mon bras)
*
Grazziella voulait se défaire de Christine...
Grazziella revenue nous chercher quelque part...
... partie à la rencontre de ce Val fou de Chris, dans leur petit bois aux lumières d'Outremonde.
*
( ... à suivre... )
*
* *
*

(Le p'tit coin d' Chris)
*
... pour not' VRAI livre de "L'été et les ombres",
à Val et moi... pas avant la mi-juillet, mais sûr !
Au mieux, vous l' lirez avant vos vacances... au pire, juste après, pour les prolonger...
C'est aussi beau comme ça, non ?
Dourvac'h a dit : "Et pas plus de trente exemplaires !
Pass' qu'après y nous en reste, des p'tits su' les bras...
Quinze de "Fées, Rêves et Glaces", Treize d' "Au Jardin" illustré...
Cinquante p'tits livres d'imprimés d' chaque, décembre dernier, c'était bien d' trop !
Bon, on vous aime quand même ! Enfin, moi...
Val m' dit tout l' temps : "Sois pas si sentimentale avec tout l' monde... "
Mais lui, y vous connait pas, alors ça l'intimide...
Donc mille bises d' Miss Chris, quand même !
(Chris)
*
photographies et dessin :
DOURVAC'H
(juin 2009)
Hauteurs de Gargas, commune de Viviès
Le Douctouyre, commune de Vira
Libellule à la baignade du Douctouyre, Vira
Tania dans la clairière, baignade du Douctouyre, Vira
Chèvrefeuille, coteaux de Vira
Chèvrefeuille à Viviès
Rosier à Viviès
Cerridwen et le Chaudron magique (détail dessin, 2009)
*
Merci à toi,
ma chère Chris-de-L'Eté et les ombres,
d'avoir suppléé ainsi l' pôvre Dourvac'h
en ses moments {quasi "pré-partum"}
de laborieuse, terrible, douloureuse & délicate mise-en-formes
d'un être-ouvrage si magnifiquement attendu par Tous...
Dis... Val et toi, vous accepteriez
(Allez, juste un peu... en attendant...)
d'aller ciseler comme avant vos belles réponses
aux Amies & Amis, non ?
...
Dourvac'h
*
Eclat de pureté aux yeux de lumière
Rêve de jour
Outremonde
Amour et vers
La terre
au bois de rose ...
Mille mercis de tes mots, ma chère...
Servanne
http://nanarivelou.canalblog.com
dimanche 7 juin 2009
L'été et les ombres (chapitre 10 /suite...)

" Et quand Maman est revenue à elle, le docteur lui a dit que si elle continuait comme ça... oui, si elle continuait comme ça, elle serait morte dans trois mois ! Ils lui ont dit aussi qu'elle ferait bien de rentrer tout de suite dans un centre où pas une bière, pas une bouteille de whisky ne rentrait... En fait, c'était un mensonge ! Et elle a dit tout de suite "oui" ! "
(Grazziella ! je sens ton rire dans les profondeurs de mon bras...)

" Moi ? J'étais restée tous ces jours à l'hôpital, toutes ces nuits dans sa chambre, sur le petit lit de camp qu'ils m'avaient installé... Des aides-soignantes m'ont même amené des vêtements pas trop moches de chez elles... Tu vois, j'étais une pauvre gamine pour elles ! Enfin, je pouvais dormir à l'hôpital, prendre soin de moi, me doucher, me coiffer... même aller me promener où je voulais, en étant à peu près présentable ! "
" Puis ça s'est terminé... Ma mère a dû aller dans son centre... et j'ai dû partir, moi aussi, dire au-revoir et embrasser tout ce monde qui m'aimait bien : les infirmières, leurs aides... J'ai pleuré ! "

" L'assistante sociale m'avait trouvé un centre, à moi aussi... Ils disent, tu sais quoi ? ... "une formule de placement"... ou alors "une solution d'attente"... ça ressemble pas à une formule magique, hein ? C'était dans une banlieue moche, triste... Tu connaitras jamais ça, mon p'tit veinard ! tant mieux... Il y avait avec moi des filles qui avaient fugué, ou fait des petits vols... bon, mais il fallait pas qu'on soit avec les plus grandes qui avaient commencé pire ! Une semaine après mon arrivée, je fumais comme les autres - ma nouvelle copine Caroline avait vraiment toutes les bonnes astuces pour arriver à nous faire goûter les bonnes choses - ça ne s'arrêtait pas à la bière, tu imagines... Les éducatrices, d'ailleurs, faisaient tout leur possible pour pas trop regarder nos yeux, même s'approcher de nous, trop près de nos lèvres... Comment elles appelaient ça ? Garder la bonne distance... "

" Leur équipe m'a retrouvée un matin, la chemise de nuit passée à l'envers, à plat ventre sur le carrelage de la cuisine... complètement glacée, partout ! J'étais retournée à notre cachette à whisky en pleine nuit mais j'avais dû tomber, je m'étais perdue dans le noir, j'avais dû essayer de ramper pour retrouver mon lit... J'ai dû m'endormir à la fin, sans même pouvoir quitter la cuisine... j'avais oublié jusqu'à la pièce où nous dormions... "

" Tout ça a coïncidé avec une rechute terrible de ma mère là-bas... pourtant je n'en savais rien, à ce moment... Pourquoi j'aurais dû faire tout comme elle, ou presque ? Une assistante sociale a deviné que si je restais là, ça se terminerait... mal et très vite pour moi ! De rester avec les autres reléguées, celles qu'on a déportées là - en attendant mieux ! Je parle de nous toutes, pleines de cette belle énergie à brûler ensemble juste pour tout fiche en l'air - en commençant pas nous... "

" Et je sais que les moins laides qui arrivent ici iront se prostituer dès qu'elles pourront quitter le centre, à leur majorité... parce qu'elles aiment l'argent facile... mais pas leur vie de nonnes et de parias, à tourner en rond comme des tigresses en cage... Moi, je les comprend... Elles font ce qu'elles peuvent... et elles ont pris l'habitude de prendre des produits forts - et leur cage fourmille de cachettes... Il y a des tas de choses à prendre, très bonnes, qui vont les rendre esclaves d'à peu près tout..."

" Mais j'ai eu de la chance, moi, mon grand Val ! cette famille de Grenoble ! Ils avaient offert leur candidature... et pour moi ils sont tombés à pic ! "
(Douce Chris, ne rêvais-tu pas déjà de hautes montagnes ?)

( ... à suivre... )
*
* *
*
Texte et photographies :

DOURVAC'H
Ariège, début juin 2009 :
Trouée crépusculaire derrière le château de Gargas, commune de Viviès
Prairies et route longeant le Douctouyre à Vira
Rosier à Gargas, commune de Viviès
Vue depuis le Cap de la Serre, commune de Viviès
Toutoune au bain du Douctouyre, commune de Vira
Ombre dourvac'hienne, bois de Vira
( ... et notre livre, L'été et les ombres, à paraître fin juin... )
mardi 2 juin 2009
Trugarez vad... (Merci... )

... vit Jenovefa...
(pour Jenovefa Rustefan)
... ha kenavo !!!
...
( ... et retournez apprendre par coeur sa Gwerz à l'article ci-dessous... )
Ciel ténébreux
Enfant des limbes
Peuple oublié

Chant de l’aiguille
Processions d’antan
Menhir à secrets
Je passe… je passe… je passe…

Jusqu’au cœur de la Belle
Qui s’en va en robe nuptiale
Effeuiller la marguerite
Au fil de l’eau…
Je file… je file… je file…

Arbres centenaires
Femmes statufiées
… je sombre… je sombre… je sombre
au cœur de la rose
(Doux poème & présent composé
par notre Amie...)
Maria-D
http://memoiredusilenceblogspotcom.blogspot.com/
... et
Chris & Val
pour
L'été et les ombres
vous reviennent bientôt ICI...
...puis leur LIVRE avant la fin juin !
photos :
Fête des Fleurs d'Ajonc, Pont-Aven (Finistère)
(cliché antérieur à 1919,
Collection Villard, Quimper)
DOURVAC'H
Crépuscule et Rosiers à Viviès (Ariège), 26-30 mai 2009
samedi 30 mai 2009
Jenovefa Rustefan (Geneviève de Rustéfan)
0
Nos Gwerzioù sont ces belles, douces et cruelles
Complaintes de notre Basse-Bretagne...
Après Korydwen et Le Rouge de Kenholl
tragédie ici offerte
vendredi 1er mai 2009
... que vous pourrez retrouver en catégorie "Gwerzioù"...
(avant de repartir explorer celle de "Breizh isel"...
... et notre immense article-répertoire constamment actualisé du
8 mars 2009
Aux Galeries Féériques...)
... voici donc venir la Complainte de
Jenovefa Rustefan
(présentée en intégralité !!!)
Jusqu'à leur dénouement (tragique),
les 94 vers de cette "Gwerz" sont scindés en SIX Chants...
Venez et revenez-y... lire, écouter, regarder...
... toucher de votre coeur nos 56 images...
*
A Vous donc, chères Amies & chers Amis de partout,
bon apprentissage de notre chère Langue bretonne !!
*
1
" Au milieu de la paroisse de Nizon,
près de Pont-Aven en Cornouaille,
on voit s'élever le château en ruines de Rustéfan.
2
Le peuple dit qu'anciennement on avait coutume
de danser fort tard sur le tertre du château,
et que si l'usage a cessé, c'est que les danseurs aperçurent, un soir,
la tête chauve d'un vieux prêtre, aux yeux étincelants,
s'avançant pour les regarder, à la lucarne du donjon.
3
On ajoute à cela qu'on voit vers minuit, dans la grand' salle,
une bière couverte d'un drap mortuaire, dont quatre cierges blancs,
comme on en faisait brûler pour les filles nobles,
marquent les quatre coins.
4
Enfin, qu'on voyait jadis une jeune demoiselle,
en robe de satin vert garnie de fleurs d'or,
se promener au clair de Lune sur les murailles,
chantant quelquefois, et plus souvent pleurant.
5
Quel mystérieux rapport entre ces apparitions ?
La ballade qu'on va lire va nous l'apprendre. "
Vicomte Hersart de la Villemarqué,
Chants populaires de la Bretagne,
Barzaz Breizh, 1867,
XXXVII, Geneviève de Rustéfan
(dialecte de Tréguier)
*
6
- I -
Pa oa paotr Iannig gad he zenvet
Nen doa ket koun da vean beleget
Quand le petit Yann gardait ses moutons,
Il ne songeait guère à être prêtre
7
- Ne vinn, a-vad, belek na manac'h
laket em euz ma spered er plac'h
- Je ne serai, certes, ni prêtre ni moine ;
j'ai mis mon esprit dans les jeunes filles.
8
Pa zeuaz he vamm a larez dean :
- Te a zo eur paotr fin, ma mab Iann ;
Quand un jour sa mère vint lui dire :
- Tu es un finaud, mon fils Yann ;
9
Lez al loened-ze, ha deuz d'ar ger,
Evit monet da skol da Gemper
Laisse là ces bêtes, et viens à la maison ;
il faut que tu ailles à l'école à Quimper
10
Vit mont da slom da vean beleget ;
Ha lavar kenavo d'ar merc'hed
Que tu ailles étudier pour être prêtre,
et que tu dises adieu aux jeunes filles.
*
11
- II -
Braoan merc'hed a voa er vro-ze
Merc'hed oto an Faou a-neuze
Les plus belles filles de ce pays-là
Etaient alors les filles du seigneur du Faou
12
Braoan merc'hed a zave o fenn,
Voa merc'hed an Faou war an dachen
Les plus belles filles qui levaient la tête,
sur la place étaient les filles de du Faou
13
Hi a dole sked dreist ar merc'hed
Evel ma ra'l loar dreist ar stered
Elles brillaient près de leurs compagnes,
Comme la Lune près des étoiles
14
Ha gant-he peb a inkane gwenn,
O tont d'ar pardon da Bond-Aven ;
Chacune d'elles montait une haquenée blanche,
Quand elles venaient au pardon, à Pont-Aven ;
15
O tont d'ar pardon da Bond-Aven,
A grene an douar hag ar vein
Quand elles venaient au pardon, à Pont-Aven,
La terre et le pavé sonnaient ;
16
Gant he peb a vroz c'hlaz a zeien,
Ha karkanio aour war ho c'herc'hen.
Chacune d'elles portait une robe de soie verte
Et des chaînes d'or autour du cou.
17
Ar iaouankan, hounez ar broan ;
Iannik Kerviez a gar, ar glevann.
La plus jeune est la plus belle ;
elle aime, dit-on, le petit Yann de Kerblez.
18
- Pevar mignon kloarek am euz bet,
hag ho fevar e ma int beleget ;
- J'ai eu pour amis quatre clercs,
Et tous quatre se sont faits prêtres ;
19
- Iannig ar Flecher, an divezan,
ha laka va c'halon da rannan. -
- Yannig ar Flécher est le dernier ;
Il me brise le coeur. -
*
20
- III -
Pa voa Iannig o vont d'ann eurzo,
Jenovefa voa war he zreujo ;
Comme Yannig allait recevoir les Ordres,
Geneviève était sur le seuil de sa porte ;
21
Jenovefa voa war he zreujo,
Hag a c'houie-hi dentelezo,
Geneviève était sur le seuil de sa porte,
et y brodait de la dentelle,
22
Hag ho brode gant neuden argant
(Da c'holoi eur c'halir e vent koant).
De la dentelle avec du fil d'argent.
(Cela couvrirait un calice à merveille).
23
- Iannig ar Flecher, ouz-in sentet ;
Da gemer an eurzo na it ket ;
- Yannig ar Flécher, croyez-moi,
n'allez point recevoir les Ordres ;
24
Da gemer an eurzo na it ket,
Enn abek d'an amzer dremenet
N'allez point recevoir les Ordres,
à cause du temps passé.
25
- Distrei d'ar ger me ne hallan ket,
Pe vinn hanvet ar gaouier touet.
- Je ne puis retourner à la maison,
car je serais appelé parjure.
26
- N'hoc'h euz eta koun euz an holl draou
A zo bet laretwar-n-omp hon daou ?
- Vous ne vous souvenez donc plus
de tous les propos qui ont couru sur nous deux ?
27
Kollet hoc'h euz eta ar walen
'M'euz roet d'hoc'h e-kreiz an abaden ?
Vous avez donc perdu l'anneau
que je vous donnai en dansant ?
28
- Ho kwalen aour n'am euz ket kollet ;
Doue neuz hi digan-in tennet.
- Je n'ai point perdu votre anneau d'or ;
Dieu me l'a pris.
29
- Iannig ar Flecher, distroet endro
Ha me roio d'hoc'h va holl vado ;
- Yannig ar Flécher, revenez,
et je vous donnerai tous mes biens ;
30
Iannig, va mignon, distroet endro,
Ha me ielo d'hoc'h heul e peb bro;
Yannig, mon ami, revenez,
et je vous suivrai partout ;
31
Ha me gemero boteier koat,
Ha ma iei gen-hoc'h labourat.
Et je prendrai des sabots,
et m'en irai avec vous travailler.
32
Ma na zentet ked ouz va goulenn,
Digaset d'i-me ar groaz n-ouen.
Si vous n'écoutez pas ma prière,
rapportez-moi l'extrême-onction.
33
- Sivoaz ! hoc'h heulian ne hallan ket,
Rag aberz Doue ounn chadennet ;
- Hélàs ! Je ne puis vous suivre,
car je suis enchaîné par Dieu ;
34
Rag gand dorn Doue em onn dalc'het,
Ha d'ann eurzo eo red d'in monet. -
Car la main de Dieu me tient,
et il faut que j'aille aux Ordres. -
*
35
- IV -
Hag o tout endro euz a Gemper
E teuaz adarre d'ar maner
Et, en revenant de Quimper,
il repassa par le manoir.
36
- Eurvad, otro maner Rustefan,
Eurvad d'hoc'h holl dud, braz ha bihan
- Bonheur, seigneur de Rustéfan,
Bonheur à vous, grands et petits !
37
Eurvad ha joa d'hoc'h bihan ha braz,
Muioc'h evit zo gan-in, sivoaz !
Bonheur et joie à vous, petits et grands,
plus que je n'en ai, hélas.
38
Me zo deuet d'ho pedi, d'ann de,
Da zonet d'am oferen neve.
Je suis venu vous prier
d'assister à ma messe nouvelle.
39
- Ia ! d'hoc'h oferen ni a ielo,
Kentan brofo er plad me a vo.
- Oui, nous irons à votre messe,
et le premier qui mettra à l'offrande sera moi.
40
Me a brofo er plad ugent skoed,
Hag ho maeronez, va itron, dek ;
Je mettrai à l'offrande vingt écus,
et votre marraine, ma dame, en mettra dix ;
41
Hag ho maeronez a brofo dek,
Da rei enor d'hoc'h,otro belek. -
Et votre marraine en mettra dix
pour vous faire honneur, seigneur prêtre !
*
42
- V -
Pa oann digouet e-tal Penn-al-lenn
O vonet ive d'an oferen
Comme j'arrivais près de Penn-al-Lenn,
me rendant aussi à la messe,
43
E weliz kalz a dud o redek,
Hag hi enn eunn estlamm braz meurbed.
Je vis une foule de gens courir
tout épouvantés.
44
- Na c'hui, gregik koz, d'in leveret,
Nag an oferen zo achuet ?
- Hé ! dites-moi donc, vous, bonne vieille,
est-ce que la messe est finie ?
45
- An oferen a zo deraouet,
Hogen he achui n'euz gallet
- La messe a été commencée ;
mais il n'a pu la finir ;
46
He achui n'en deuz ket gallet
Goelan da Jenovefa neuz gret,
Mais il n'a pas pu la finir ;
il a pleuré sur Geneviève,
47
Ha tri leor braz en deuz treuzet, 'vad,
Gand an daero euz he zaoulagad
Et, en vérité, il a mouillé trois grands livres
des larmes de ses yeux.
48
Ken a zeuaz ar plac'h o redek,
Ha gouezaz da zaoulin ar belek
Et la jeune fille est accourue,
et elle s'est précipitée aux genoux du prêtre :
49
- Enn han Doue ! Yann, distroet endro
C'hui zo kiriok, kirio d'am maro ! -
- Au nom de Dieu, Yann, arrêtez !
Vous êtes la cause, la cause de ma mort ! -
*
50
- VI -
An otro Iann Flecher zo person,
Person eo breman, e borc'h Nizon ;
Messire Jean Flécher est recteur,
recteur maintenant au bourg de Nizon ;
51
Ha me am euz savet ar wers-ma,
N'euz hen gwelet meur wech oc'h oela ;
Et moi, qui ai composé ce chant,
je l'ai vu pleurer mainte fois ;
52
Meur wech m'euz hen gwelet oc'h oela
Tostik-tost da ve Jenovefa.
Mainte fois, je l'ai vu pleurer
près de la tombe de Geneviève.
*
NOTES :
" Les Flécher habitent toujours la paroisse de Nizon ; ce sont de bons et honnêtes paysans. Ils se souviennent d'avoir eu un prêtre dans leur famille, ce qu'atteste d'ailleurs un calice sculpté sur le linteau de la porte de leur maison, mais ils ne connaissent rien de son histoire ; ils savent seulement qu'un seigneur du pays contribua à payer son éducation cléricale. Ce seigneur, dont la femme était, selon notre ballade, marraine du jeune clerc Yannig, aura craint les suites de l'amour de sa fille pour le petit paysan, et y aura mis un terme en le faisant entrer dans les Ordres sacrés. Quant à l'héroïne de la ballade, nous manquons de documents qui nous permettent d'indiquer précisément l'époque où elle vivait. un grand échanson de France de sa famille et de son nom possédait, en 1426, le château des Rustéfan ; voilà tout ce que nous apprend le registre de la "Réformation" de la noblesse de Cornouaille. Mais Yann Flécher ne se trouvant pas porté sur la liste des recteurs de cette paroisse, dont nous avons les noms depuis l'an 1500 jusqu'à ce jour, il y a lieu de croire que les événements racontés dans la ballade se sont passés antérieurement. Qu'ils aient été chantés peu d'années après être arrivés, on n'en pourrait douter, puisque le poète nous assure qu'il a vu le prêtre pleurer près du tombeau de Geneviève. Ce poète, né à Tréguier, comme l'atteste le dialecte qu'il a suivi, habitait évidemment alors en Cornouaille, et peut-être Nizon même, où la ballade est restée des plus populaires. "
Vicomte Hersart de la Villemarqué
Chants populaires de la Bretagne
"Barzaz Breizh"
édition de 1867
pages 266 à 271
(la musique de la "Gwerz" se trouve page XXI du recueil)
*
53
... à la mémoire de
Jenovefa
*
54
Et partez lire nos looooooongues réponses personnelles
apportés à vos si charmants messages
sous notre article précédent
Abus de pouvoir des rêves (...)
*
55
Légendes des photographies :
(0) Ciel à Viviès (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(1) Droit de passage pour une noce se rendant à l'église, Locquirec
(2) Entrée du bourg de Beuzec-Conq, environs de Concarneau
(3) Château de Kériolet (Finistère)
(4) Brodeuse bigoudène vers 1910 (Finistère)
(5) Procession de Plouneour-Trez, près Brignogan (Finistère)
(6) Enfants davant le Menhir de Kerampeulven (Finistère)
(7) Jeune homme du Pays glazik
(8) Jeune fille du Pays glazik
(9) Départ pour le marché de Plougastel - porcs placés sous la protection de Saint Carré
(10) Château de Josselin, vue du Quartier Sainte-Croix
(11) Pardon près du Pouldu : la procession des femmes
(12) Jeune fille en coiffe et châle brodés
(13) Procession à Sainte-Anne-la-Palud
(14) Jeunes filles à la chapelle Saint-Tugen en Primelin
(15) Paysans de Pont-Aven se rendant au Pardon
(16) Jeune fille du Pays glazik
(17) Procession de la Grande Troménie de Locronan
(18) Jeune fille en coiffe et châle brodés
(19) Jeune fille de la région de Fouesnant, Festival de Cornouaille - éd. d'art Jos Le Doaré
(20) Marguerite, mai 2009 - photo : Dourvac'h
(21) Marguerites - prairie par-dessus le château de Gargas, Viviès (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(22) Au-dessus du château d'eau, commune de Viviès (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(23) Rameaux de Saule à la baignade du Douctouyre à Vira (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(24)(25)(26)(27) (28)(29) Sur le Pont du Douctouyre à Vira (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(30) Hirondelles de Cheminée, Viviès (Ariège), 29 mai 2009 - photo : Dourvac'h
(31) Ciel et Robiniers au-dessus du Douctouyre, Vira (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(32) Ciel dans un miroir-aux-Fées, Viviès (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(33) Ciel au-dessus du château de Gargas, Viviès (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(34) Ciel à Viviès (Ariège), 26 mai 2009 - photo : Dourvac'h
(35) La Trinité de Surzur : la fontaine de pélerinage
(36) Corsage du pays bigouden (XIXème siècle)
(37) Chapelle de Loctudy (Finistère)
(38) Pélerins devant le sanctuaire de Sainte-Anne-la-Palud
(39) Porche de l'église Saint-Michel à Quimperlé (XIVème siècle)
(40) Bieuzi près Pontivy : la fontaine de Saint-Bieuzi (XVIème siècle)
(41) Au château de Kériolet (Finistère)
(42) Porche de l'église de Pencran (XVème siècle), Finistère
(43) Pardon de Rumengol
(44) Le Jubé de Saint-Fiacre, Le Faouet
(45) Chapelle Saint-Goneri aux environs de Tréguier (Côtes d'Armor)
(46) Cariatide à La Martyre
(47) Chapelle Saint-They, Pointe du Van (Finistère)
(48) Fond de coiffe brodé, Cornouaille - photo : Christine Legrand
(49) Chapelle ruinée de Languidou, Pays bigouden (Finistère) - merci, chère Isaly !!!
(50) Portail et calvaire de la chapelle Saint-Tugen en Primelin (XVIème siècle)
(51) "Piéta" (Tria Fata), calvaire de granit
(52) Jeune fille de Guéméné
(53) "Retour du Pardon", détail dun tableau de G. Jundt (1874)
(54) Prairie sous le château de Gargas, Viviès (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(55) Rosier à Viviès (Ariège), mai 2009 - photo : Dourvac'h
(56) Jeune fille de Guéméné
56
Kenavo da c'hwi, breudeur ha c'hoarezed !
dimanche 17 mai 2009
Abus de pouvoir des Rêves... (et autres substances illicites)
1
Etrange pouvoir...
2
... que celui de nos Rêves...
3
Que peuvent-ils pour nous... ?
4
... ombres mouvantes...
5
... hirondelles filantes...
6
Au château du Roi Pêcheur...
7
... Amfortas, Perceval, Kundry...
8
...n'êtes-vous donc plus que des Ombres ?
9
Où donc retrouver notre Graal ?
10
... au coeur de cet hiver 1940, dans la Forêt des Ardennes ?
11
Le Passeur est en Outremonde...
12
A qui demander notre chemin, dès lors ?
13
... aux Pâquerettes printanières ?
14
... à nos petites Fées qui rêvent ?
15
... à cette Beauté sur la Terre ?
16
... à la Femme Sauvage en votre être ?
17
... à tout l'Amour du Monde ?
18
... pieds et pattes plongeant dans le Fleuve-Temps...
19
... pureté de nos rêves sans limites
20
Abus des pouvoirs ordinaires ?
21
... pour nous, abus des Pouvoirs Premiers du Rêve...
22
Toujours le Rêve...
23
... s'agrandit...
24
... embellit...
25
... refleurit...
26
Littérature des Songes...
27
... émeraudes...
28
Puissances...
29
... des odeurs de rivière...
*
Texte, photos et dessin :
DOURVAC'H
Sous le Frêne / lectures / fleurs /
hauteurs du Cap de la Serre / eaux du Douctouyre :
Communes de Viviès et Vira (Ariège)
samedi 16 mai 2009
*
Douce Anne ou "Face au Miroir",
dessin crayons de couleurs Polychromos sur papier Ingres, 65 x 50 cm, 8 mai 2009
Et TOUS vos merveilleux longs commentaires offerts
sous notre article précédent
à la petite Anne
ont, depuis, trouvé nos longues réponses personnelles
... à découvrir...
*
Julien GRACQ
a rejoint Outremonde le 28 décembre 2007
*
Les titres "La Beauté sur la Terre" et "L'Amour du Monde"
sont ceux de deux superbes romans-poèmes de
C.F. RAMUZ
*
30
... and so many thanks to our Guest-Star
( for ever, in that movie) :
Miss Toutoune
(as "The Bathing Girl")
dimanche 10 mai 2009
"Douce Anne" ou Face au Miroir...

Euh, juste pour vous dire...

... d'aller vite lire les nouvelles aventures de
Chris et Val !
(juste en dessous)
... aussi nos Entrelacs de Beltane du 8 mai...
(avec toutes nos longues réponses à Vous par d'ssous !)

... une belle chanson, Korydwen et le Rouge de Kenholl
(au 1er mai ... avec les longues réponses dourvac'hiennes en d'ssous !)

... Aux portes du Miroir de l'âme (à notre Anima... )
(du 25 avril... avec toujours nos longues réponses, au d'ssous !)

... à Vous, de bonnes lectures
et à bientôt !
(Message adressé par la
petite Anne,
notre Fée messagère)
*
dessin :
DOURVAC'H
10 mai 2009
"Douce Anne"
ou Face au Miroir....
L'été et les ombres (Chapitre 10 /début...)
10
Sirène
On ne dit jamais adieu à ce qui reste d'enfance.
Chris... il n'y avait plus de Chris...
Chris ne s'était pas enfuie : elle était morte ici.
Grazziella était revenue au pays : neuve, avec parents et frères adoptifs dans son sillage.
*

" J'ai été placée, tu comprends ? Placée, tu ne sais pas ce que c'est... mise quelque part. Tu as l'impression qu'on te met n'importe où, que ça ne collera jamais... Puis, ils doivent penser tous que tu as vu bien pire... "
Alors tu m'as raconté comment l'autre était mort - lui pour de vrai - à la fin de notre été...
Plusieurs "crises"... il paraît que le foie et la tête éclatent en même temps... rien ne se voit à l'extérieur... tout se passe dans les nerfs... Il s'est mis à avoir des mouvements désordonnés - exactement comme un chien qui se noie ! L'occasion pour toi de se dégager de son corps... Puis il s'est raidi, s'est remis encore à trembler... avec ses lèvres bleues qui dégoulinaient de salive rose... jusqu'à ce que son gros torse de morse ne bouge plus ! Ses yeux vitreux aux paupières retournées brillaient encore...
Plusieurs fois comme ça, avant que ça finisse.
L'épilepsie de trop de bière... ou peut-être toutes ces bosses du foie...
... ça l'a tué : c'était temps !

" C'était un soulagement, tu comprends ? Est-ce que ça aurait pu se terminer autrement ? Seule maman a été surprise - triste, même... Elle s'est arrêtée de boire prendant trois jours : le temps de l'enterrer...
On était deux... elle et moi... et le curé !
Le soleil cuisait la peau. Je me souviens aussi de ma robe : la plus belle qui me restait pour l'enterrer... Après, je l'ai jetée...

Maman qui était pâle, pleine de tics, tremblante... Je voyais bien qu'elle tenait à peine debout ! Elle n'avalait plus rien, buvait à peine... Elle est rentrée à l'hôpital dès le lendemain ! Elle commençait à délirer... à me prendre pour sa mère qu'elle n'a jamais connue... Elle ressemblait vraiment à une enfant malade, avec son visage fripé, ces yeux tout luisants... pleine d'angoisse, toujours... Elle m'appelait... Elle disait : "Je vais mourir, j'ai peur... " puis l'instant d'après : "Dis, je ne vais pas mourir au moins ? "... Elle m'appelait encore, "Maman ! ", et m'entourait le bras en griffant... et moi, j'avais envie d'être sa mère - c'est horrible... tu ne trouves pas ? "
... bien sûr ! Mais je ne suis pas à ta place...
Chris ou Grazziella... Je respire juste tes cheveux merveilleux lissés sur le haut de ta tête qui murmure - ton doux poids contre mon épaule.

(à suivre...)
*
photographies :
DOURVAC'H
Viviès (Ariège), 10 mai 2009
vendredi 8 mai 2009
Entrelacs de Beltane...

Végétal ...
Il avait la poussée d'une ombre ...
Le coeur sauvage d'un écureuil
et les oiseaux volaient si haut ...

Végétale ...
Elle dansait l'ombre et la lumière
Pépites douces dans ses yeux
Et la rose à son couvert ...
*
(Auteur inconnue)
*
... et Chris & Val
vous reviendront bien ce dimanche soir...
... et toutes nos trèèèèès longues réponses
à vos nombreux, charmants, adorables commentaires...
à dénicher très vite (tels des Oeufs de grive musicienne)
au fond du nid de nos deux derniers articles,
"Korydwen et le Rouge de Kenholl" et
"Aux portes du miroir de l'âme... (à notre Anima) "...
*
photographies & dessin en cours :
DOURVAC'H
Commune de Viviès (Ariège),
Printemps en mai 2008 & 2009
Cerridwen et le Chaudron de mai
(détail du dessin, 8 mai 2009)
vendredi 1 mai 2009
Korydwen et le Rouge de Kenholl

" Korydwen, Korydwen, pourquoi t'en être allée
au premier jour de mai de ta quinzième année,
fillette païenne, couronnée d'épis de blé,
à la fraîche fontaine, dans le bois aux sorbiers ?
De s'en venir de Vannes trois hommes, trois cavaliers,
au Pardon de Sainte-Anne s'en allant chevaucher,
de Sainte-Anne près de Nantes, sur un rocher dressée.
Et Korydwen d'entendre les cloches sonner.
Le premier des cavaliers, de pierreries couronné.
Cheval blanc comme est blanc le marbre de Carrarz en été.
- A Sainte-Anne, belle païenne, je vous mènerai.
Venez venez en selle... Mais il n'eut achevé...
... que sa peau tombe en lanières sur son corps tout desséché,
qu'en chimère de pierre soudain se trouve changé,
et ses bras en poussière et en poudre ses deux pieds.
Et de ses cendres grises, la fontaine est brouillée.
Plongeant l'épée dans l'ève, la second des cavaliers
rendit claire la source et plus fraîche d'emblée.
D'une tortue la tête ornait son casque d'acier,
ses écailles recouvraient sa cuirasse cirée.
- Qui es-tu ? dit Korydwen - Bathalan le guerrier !
Je suis le fils de Tonkad et de l'océan suis né.
- L'océan ne fait naître que sirène ou bien sorcier.
Au Pardon de Sainte-Anne jamais ne te suivrai !
De la fraîche fontaine au troisième des cavaliers,
Korydwen en sa bouche de l'ève claire a versé :
- Tu es jeune et tes yeux sont de jade émaillés ;
de quel pays viens-tu sur ta pourpre haquenée ?
- D'où je viens sept moulins tournent dans les vents salés
qui font ma barbe rose comme rose du rosier.
On m'appelle... Le Rouge, à Kenholl où je suis né,
A Sainte-Anne, au Pardon, je m'en viens pour te mener.
De bondir tous les deux dessus la pourpre haquenée.
Sonnaient sonnaient les cloches de vers Nantes au clocher.
De chevaucher trois jours et deux nuits sans s'arrêter,
sans boire et sans manger, de colline en vallées...
Mais Korydwen s'étonne à la troisième soirée :
- Je n'entends plus qu'à peine les cloches sonner.
- Ce n'est rien, dit Le Rouge, mais le vent a dû tourner.
Viens. païenne, sur ma couche de paille de blé...
Ils repartent au matin dessus la folle haquenée.
Ils traversent belles forêts de bois de cerfs dressés,
plus vertes que sont les algues et que d'Irlande les prés,
sans boire et sans manger, trois jours deux nuits sans s'arrêter....
Mais Korydwen s'étonne à la sixième soirée :
- Je n'entends plus les cloches du Pardon sonner!
- Tu te trompes Korydwen, tu te trompes ma bien-aimée;
c'est le vent qui est tombé. Il est tard, allons nous coucher...
Quand Korydwen s'éveille à la septième rosée,
elle est seule sur la couche de paille de blé :
à la place du Rouge elle découvre à son côté
des serpents et un miroir brisé.
Et Korydwen d'y plonger son regard pour le croiser,
mais le visage qui lui fait face de la faire sursauter :
c'est celui d'une vieille femme d'au moins cent et dix années
dont des serpents dévorent les pauvres seins déchirés...
Et Korydwen de voir son maigre sang couler,
et la terre le boire et sa mort arriver.
Et de son ventre froid soudain s'envole un épervier
qui plonge dans la Loire, en ce monde enchanté."
*
Traditionnel / musique :
Tri Yann
1991
(CD "Belle et Rebelle")
*
Mais QUI es-tu,
Korydwen
ou
Cerridwen ?
Toutes les réponses se trouvaient chez notre âmie enchanteresse
Yabyum...
*

Cerridwen est la maîtresse celtique des poètes et de l'inspiration.
Comme Boann est une déesse de l'eau et Brighid une déesse du feu,
Cerridwen personnifie ce que vous obtenez quand vous faites bouillir des ingrédients
dans l'eau d’un chaudron au-dessus d’un feu.
Si Boann est une figure maternelle et Brighid une Vierge,
Cerridwen est vu comme une vieille «sorcière» ou une «vieille bique»
(c'est-à-dire une "Cailleach", sage-femme et une "Gwrach", homologue féminin d'un druide).

Elle s’occupe d’un des chaudrons les plus puissants
dans la tradition celtique.
Elle est une créatrice aussi bien qu'une initiatrice
pour artistes, les conteurs et les bardes
sur le chemin de la vocation qu’ils ont choisie.
Le chaudron de Cerridwen a souvent été remué
pendant «une année et un jour» ;
une période de temps symbolique qui signifie un «accomplissement»
avant de pouvoir bénéficier de son contenu.

En tant que "sorcière", Cerridwen connaissait
toutes les façons de combiner
les herbes et autres substances
qui pourraient être mélangées dans le chaudron,
et quels effets elles provoqueraient
chez celui qui absorberait ses concoctions.
Parce que le fils de Cerridwen, Afagddu, était le garçon le plus laid
que l’on ait jamais connu sur terre,
la déesse décida un jour de préparer un breuvage
qui lui accorderait un haut degré de sagesse,
pensant que s'il était laid, il pourrait au moins être un grand sage.
Cependant, comme en avait décidé le destin,
Cerridwen a demandé à son jeune protégé, Gwion Bach,
de surveiller le chaudron durant «un an et un jour»,
temps durant lequel le breuvage se concocterait,
et tandis qu'elle serait occupée à autre chose ...

Au bout de ce temps, alors que le breuvage venait juste d’être terminé,
trois gouttes ont sauté hors du chaudron sur les doigts de Gwion !
Comme elles étaient brûlantes, sa réaction immédiate
fut de porter ses doigts à sa bouche pour les apaiser !
Il hérita ainsi instantanément de
toute la sagesse destinée au fils de Cerridwen.
Mais il sut également que Cerridwen
ne le laisserait pas partir avec ce vol ;
aussi il se sauvât !
Il quitta la maison de Cerridwen «sous le lac»
et se mit à courir, changeant de forme en allant.
La déesse, sachant immédiatement ce qui s'était produit,
s’élançât après lui.
Gwion, pour échapper à Cerridwen,
passa par un certain nombre de changements,
se transformant finalement en grain de blé
que Cerridwen, elle-même transformée en poule, a alors avalé !
Neuf mois plus tard, elle lui a donné naissance
sous la forme du poète Taliesin.
Ceridwen eut un autre fils du nom de Morvran
qui était d'une laideur telle
qu'il fut pris pour un démon
lors de la bataille de Camlannce
qui
découragea les combattants.
Elle est aussi le troisième aspect de la Triple Déesse,
celui de la femme sage.
Elle est la Déesse de l'inspiration
... et une des Déesses d'Avalon...
Cette histoire entière est une parabole de la nature de la créativité,
de la nature du poète et des dangers de la vocation artistique.
L'inspiration trouve son origine dans la dimension «sauvage» de la vie;
pas dans sa nature domestiquée ;
elle vient de «très, très loin» ; peut-être même de «sous un lac».
Le Poète, image de n'importe quel artiste,
doit chercher cette inspiration sauvage et vivifiante
dans le chaudron préparé par Cerridwen,
et accepter les occasions qui se présentent
de goûter le breuvage qu'elle a fait.
En obtenant une goutte, la vocation créatrice est mise en marche !
*
Pour ressentir Cerridwen, vous devez vous aventurer dehors au clair de lune, particulièrement quand elle est pleine. Vous êtes le plus susceptible de la rencontrer où le clair de lune se reflète sur une surface d’eau, dans une clairière baignée d’un clair de lune au coeur d’un bois ou le long d'un champ, le long d'une route de campagne isolée. Rendez-vous dans un de ces endroits (physiquement ou en imagination) et recentrez-vous. Regardez la lune dans le ciel; «sentez» le clair de lune vous baigner. Psalmodiez alors doucement ses noms: Rhiannon - Cerridwen - Arduinna. (« Rhiannon » et « Arduinna » sont deux autres déesses celtiques liées à la Lune). Si vous voulez participer plus pleinement à la puissance de la lune, remplissez un calice avec de l'eau douce venant d’une source ou d’un ruisseau limpide. Asseyez-vous en tenant le calice de façon à voir la lune se refléter à la surface de l'eau. Meditez sur la puissance de la lune à induire l'inspiration et à augmenter l'imagination créatrice. Tandis que vous méditez, observez la réflexion de la lune; sentez sa puissance couler en vous lorsque vous inspirez. Penchez-vous au-dessus du calice et inhalez l'air près de la surface de l'eau; symboliquement vous vous «imprégnez» de la lumière de la lune. Vous pouvez pratiquer une divination lunaire en posant une question et en soufflant alors légèrement sur la surface de l'eau dans le calice. Pendant que vous regardez en lui, un motif peut alors apparaître à la surface de l'eau ainsi perturbée et induire en vous une intuition porteuse d’une « réponse ».
*

Maintenant écoutez les paroles de la
Grande Mère
qui fut aussi appelée parmi les hommes
Artémis, Astarte, Athéna, Dione,
Mélusine, Aphrodite, Cerridwen, Dana, Arianrhod, Isis, Bride,
et par bien d'autres noms :
" Toutes les fois que vous aurez besoin de quoi que ce soit,
Une fois dans le mois et de préférence quand la lune sera pleine.... "
*
Tous textes publiés par notre âmie
Yabyum
à l'occasion de la tendre fête printanière de
Beltane...
... moment où s'unirent la "Grande Déesse Mère"
et le "Grand Dieu & Père"
de notre Univers
*

Découvrez vite le doux univers de notre Enchanteresse
YabYum
en
http://yabyum.canalblog.com
*
... et lisez bien TOUTES nos réponses à vos 42 charmants messages
juste sous l'article précédent !
*
... et puis ?
Chris & Val
vous reviendront annoncer (et ne jamais clore)
"L'été et les ombres"
*

choix des photos :
DOURVAC'H
Jeune fileuse de chanvre à Pluherlin (Morbihan)
Embarquement à Saint-Guénolé près Penmarc'h (Finistère)
Chevauchée dans les eaux du Douctouyre (Ariège)
Gisant du Cloître à Saint-Lizier (Ariège)
Eaux du Douctouyre à Vira (Ariège)
Croix occitane (dallage de galets) face au Cloître de Saint-Lizier (Ariège)
Jument face à Roquefixade (Ariège)
Procession de Plouneour-Trez, près Brignogan (Finistère)
Eaux du Douctouyre à Vira (Ariège)
Saint-Yves et sa femme : statues de bois polychrome
Jeune fille de La Forêt-Fouesnant au miroir
Jeune femme et enfant au château de Keriolet (Finistère)
Un retour de Pardon (gravure)
Trois jeunes filles priant devant le Calvaire et Portail de Saint-Tugen en Primelin (Finistère)
Fileuse devant le Calvaire et Portail de Saint-Tugen en Primelin (Finistère)
Brodeuse à Pont-l'Abbé (Finistère)
Fontaine de Sant-Tivisiau à Landivisiau (Finistère)
Cerridwen (illustration prêtée par Yabyum / auteur inconnu)
Fillette de Saint-Herbot (Finistère)
Broderie bigoudène : détail du plastron d'un costume féminin
*

DOURVAC'H
Cerridwen
(dessin en cours - détails au soir du 5 mai 2009)
samedi 25 avril 2009
Aux portes du miroir de l'âme... (à notre Anima)

S'il (nous) suffisait de pousser la Porte...

... au fond du Grand Jardin...

... repousser d'une main ces longues ombres...

... s'animant au Crépuscule...

... prier l'Astre solaire de rebrousser le Temps...

... reprendre un à un tous ses Rêves...

... à l'Aube de toute vie...

... s'éclairer de n'importe quel fanal...

... parcourir ces près qui ondulent...

... au long de votre Vie-hirondelle...

... vous jeter dans les bras des rivières...

... vivre la vie des nuages...

... là-haut...
... âme qui regarde ses rêves...

... tous ses rêves...

... toujours s'en émerveille...

... rose des Jardins sans doute...

... âme-Fée, toi...

... qui t'éveilles...

... éveilles...

... à la douceur du Monde...

... Toi qui te penches...

... aussi...

... questionnes...

... doutes...

... et veilles...

... inlassablement...

... sur Nous...
*

Cet article...

... dédié à Vous toutes,
Fées
de tous Temps et tous Pays...
*
Pousser le porte
avec un tremblement au coeur
au ventre
devoir faire le premier pas
dans ces ténèbres noires
sentir le sol
les certitudes
la raison
se dérober
et tomber
s'abandonner
à cette chute libre
jusqu'à ce que le dos démange
ce dos inexploré
inconscient
sentir des ailes
nous pousser
...
pousser la porte de l'Anima et apprendre à voler !
Aïcha
(Mille mercis à toi, pour ce merveilleux poème-et-présent... !)
*

Photos :
DOURVAC'H
Fleurs et crépuscules à Viviès (Ariège) : avril 2009
Bras du Douctouyre à Vira (Ariège) : avril 2009
Vigne vierge en Crète : avril 2009
*

Dessins :
DOURVAC'H
(de haut en bas)
Retour au Jardin des Roses
Miroir du Passé
Petie fille regardant son âme-Fée
Petite Fée au miroir
Fillette aux tresses
L'âme-fée ou Réflections d'un jour
"Noura" ou La dessinatrice
Fillette au chat (esquisse)
Mélancolie ou âme qui rêve
dimanche 19 avril 2009
Fleurs de Crète... (Vem) /2

Vem
Viens
Alem de toda a solidao
Par-delà toute la solitude
perdi a luz do teu viver
J'ai perdu la lumière du chemin où tu vis
perdi o horizonte
Perdu mon horizon
Esta bem
C'est bien
Prossegue la até quereres
Tu la gardes comme tu souhaites
Mas vem depois iluminar
Mais après tu viendras à moi et brilleras
Um coraçao que sofre
Un coeur qui souffre
Pertenço-te
Je t'appartiens
Até ao fim do mar
Jusqu'au bout de la mer
Sou como tu
Je suis comme toi
Da mesma luz
De la même lumière
Do mesmo amar
Du même amour
Por isso vem
Alors viens à moi
Porque te quero
Parce que je veux
Consolar
Te consoler
Se nao sta bem
Si tu ne le fais pas, c'est bon !
Deixa-te andar a navegar
Tu peux continuer à naviguer...
*

"Vem"
paroles (de l'aède) : Pedro Ayres Magalhaes
chant (de la merveilleuse) : Teresa Salgueiro
Madredeus,
o espirito da paz,
(CD) 1994
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Photos & dessin :
DOURVAC'H
Crète, 7 au 13 avril 2009
Fillette aux tresses (détail), 2007
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Et l' très long catalogue (perpétuellement réactualisé)
aux 312 articles d' not' p'tit site-Fée
est présenté par
Miss Chris
dans son bel article-parchemin du
8 mars 2009
(" Aux Galeries Féériques... " )
*
samedi 18 avril 2009
Un samedi ordinaire...

... près des Pyrénées,
... on voit de grands nuages qui passent...

... De petites Fées en descendent, vêtues d'azur...
... pour venir rêver de la Terre et des arbres...
*
- Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !
Charles BAUDELAIRE,
Petits poèmes en prose,
I (1869)
*
... mervelleuse pièce qui vient de nous être offerte par
Marine
http://nuagesetcailloux.canalblog.com
*

photos et dessins :
DOURVAC'H
Cieux, rosiers & ombres à Viviès (Ariège), samedi 18 avril 2009
Premières sévillanes
(esquisse d'une nouvelle demoiselle /détail)

*
... et dès demain dimanche (soir, tard !),
notre nouveau bouquet de...

... Fleurs de Crète... ( /2)
lundi 13 avril 2009
Fleurs de Crète... /1

Fleur qui resplendit...
...sous l'olivier solitaire...

Toi !

... Déesse aux serpents...

...que l'on cache dans des jarres...
... au fond des fosses quand le Palais brûle...
... à Cnossos, en cette île de Minos...

... où les Nymphes ouvrent grand
yeux, coeur et bras...
*

DOURVAC'H
(p'tit dessin en cours)
... qui vivement remercie
pour tous Vos mots si gentils, laissés par ici...
*

Et grand salut printanier au beau retour de notre Amie
Aïcha ...
http://chemindeveil.canalblog.com
*
... plus toutes nos réponses à Vous sous le chapitre précédent !!
dimanche 5 avril 2009
L'été et les ombres (Chapitre 9 /fin)

Une fée devant moi, bien charnelle... jusqu'à sa robe courte qui nous parle du réel.
Jusqu'à l'envie de la prendre aussitôt dans mes bras.
Elle m'attend de pied ferme, moi et mon violent désir d'elle.
Le cercle de son regard...
Sûrement ai-je cet air doux qui endort les frayeurs des filles...
C'est vrai qu'il vous suffit de rester paisible - regarder dans les yeux celle qui vous sonde ; les filles aiment avoir confiance en vous sans remord - heureuses de se laisser ainsi apprivoiser...

Pas de geste maladroit... savoir poser sa voix :
- Tu n'as pas peur de moi ?
- Et toi ?
*

C'est vrai... je ne m'y attendais pas...
Ai-je peur d'elle ?
J'hésite bizarrement à répondre...
- Tu ne réponds pas...
- Quelle réponse veux-tu ?
(Il semble bien que je n'aie pas peur de toi...)
- Mais aucune... Dis seulement ce qui est...
- Tu es vraie ?

Elle a un petit rire tendre.
- Vraie ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Crois-tu que les gens s'inventent tout seuls... ? Qu'ils apparaissent seuls au bord des routes de campagne ? Tu me trouves un air de Vierge Marie ?
On dirait un ruisseau d'alpage ; une chaînette de lumière de mots...
Belle idole païenne ! Sans un halo de Lune, sans ta couronne de fleurs, tu nous est venue par un glissement de branches...

- ... et toi, es-tu vrai ?
- ... moi ? Je crois...
Et j'ai gardé le silence longtemps... malgré cette réponse ridicule. Je lève les yeux sur toi qui ne ris pas.. Tu aurais pu être n'importe qui vienne se moquer de nous, de moi, de toi...
" Tu sais bien qui je suis..."
Un silence encore, puis :
" Fais un effort... Pose au moins la question... "

- Alors, qui es-tu ?
(Mais autant te prévenir que je n' te croirai pas... )
- Moi, je suis moi...
- ... ça n'est pas un vrai nom, moi...
- Alors... je suis moi-Grazziella... bonjour, petit Val !
*

(à suivre...)
*
Ici, le p'tit coin d' ciel bleu d'
Chris-Grazziella :
C'est just' pour vous dire que...
l'Histoire par-dessus tête
d' Dourvac'h
(et qu'est même la numéro /3)
... ê vous attend toujours par en-d'ssous !!!
... avec même tous vos jolis mots et
ceux d' not' âmie Kirriemuir
(qui pense tout pareil que moi que :)
" - Si nous étions fées, nous pourrions nous envoler loin des hommes...
- Si nous étions fées, nous pourrions être libres, en somme...
- Exactement! Si nous étions fées... nous serions tellement heureuses !
- Et si nous étions fées, nous n'aurions plus besoin d'être amoureuses !
- Si nous étions... Mais que sommes-nous au fond ?
- Sans doute pas grand chose, mais nous, nous savons ! "
*
... et qu'
L'Eté et les ombres
... l'aura son chapit' 10 (la fin) tout bientôt, ici...
... et qu'y d'viendra un VRAI livre exactement l' 26 mai 2009...
*
Dourvac'h l'est en vacances jusqu'au 13 avril...
Alors, euh... faudra patienter
pour qu'on visite, nous aussi, vos niches aux merveilles... !!!
*
Bin maint'nant, des bises d'avril
à Vous toutes et tous, qu'êtes si gentils !
signé :
Mlle Chris-Grazziella

texte & photos :
DOURVACH
Rameaux fleuris, commune de Viviès (Ariège), avril 2009
Lune de jour à Viviès, 5 avril 2009
Le Douctouyre près Vira depuis le Cap de la Serre (Ariège), avril 2009
jeudi 2 avril 2009
Histoire par-dessus tête /3

- Et bien ?

- Tu sais, si nous étions Fées...

... nous pourrions toujours nous transformer...
... tiens, en feuilles d'or !!!
- Et puis quoi ?

- ... avoir tous leurs rameaux magiques...

- Pour quoi faire ?

- Pour quoi faire ? ... Juste voler un petit peu...

... tu ne crois pas ?

- Mais les Fées ont de grandes robes, de longs cheveux...

... ni pelage ni tiques comme nous...

- Qu'est-ce que ça fée...

- Sans doute tu as raison...

- Bien sûr ! Est Fée qui veut...
*
Photographies de plateau / Story et choix du casting :
DOURVAC'H
*
Actrices :
(... et pour la première fois à l'écran... )
Tania & Toutoune
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Effets spéciaux :
Lumière du Printemps au crépuscule
*
Lieu de tournage et photographies :
Autour du Cap de la Serre,
commune de Viviès (Ariège)
dimanche 29 mars 2009
*
Vous pouvez retrouver nos précédentes (/1 et /2)
Histoires par-dessus tête
... en partant fouiller "Aux Galeries Féériques"
( LE grand-article du 8 mars 2009 ! ),
catégorie "DOURVAC'H", articles
13 mars 2007 & 27 avril 2007
Cliquer en fin d' colonne gauche à :
"Toutes les archives"
*
Bisous des museaux d' Fées !
samedi 28 mars 2009
L'été et les ombres (Chapitre 9 / suite, toujours... )

Je m'approche de l'apparition - comme dans un film. Le soleil la surplombe, lui fait une ombre de douceur en butant sur le haut de ses joues, la frange aux cheveux ondulés retombe à hauteur de ses yeux... Ses yeux dont je ne sais rien. J'essaye de ne pas laisser les miens s'attarder sur la courbure angélique de ses seins.

De petites gouttes de lumière dans la ceinture d'ombres où l'on devine ses yeux.
Je suis à un mètre d'elle - moi qui la dépasse d'une tête - et il me faut parler :
" Tu es perdue ? "
Elle fait non de la tête.
" Tu es d'ici ? "
Son menton s'incline.

Tout son silence est joliesse... Je suis le jongleur du champ de foire s'invitant aux côtés d'une acrobate écuyère muette.
Nous pourrions faire un numéro...
(Lui faire dire "Non" puis "Oui"...)
Je remarque l'ombre vibrante des cils sur ses hauts de joues.

(Toi... d'ici ?)
Tout mon savoir télépathique reste accroché aux branches.
Et je sais bien qu'elle ment - une fille pareille n'existe pas... (pas ici).
" Vous êtes du gîte, c'est ça ? "
Assentiment doux de rêveuse muette... yeux sous ses cheveux...

" Vous y êtes pour longtemps ? ... "
J'ai maintenant peur qu'elle me prenne pour un âne - passant du toi au vous...
" ... je veux dire : toi et tes parents... "
Chance de n'avoir qu'une seule spectatrice...
Heureux de pouvoir aggraver mon cas, lorsqu'elle me répond :
- J'avais compris...
Sa voix semble de cristal.
*

Madonne ni tendre ni muette... qui se laisse approcher sans le moindre geste de peur... offrant ce baume de légère moquerie...
Ai-je l'air si inoffensif ?
Armoire à glace qui sert à se regarder dedans...
On dit que la beauté est une malédiction...
J'ai connu une fille aux yeux bleus qui s'en plaignait... sa voix plaintive même me troublait...
Et tout ça n'existerait que dans les livres ?

( à suivre... )
... C'est pour dimanche 5 avril au soir !!! ...
*

Le p'tit coin d' Chris
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Bin, just' trois-quat' choses !!!
Aux Galeries Féériques,
ê' sont sans arrêt réapprovisionnées...
V' savez, c'est l' très-très grand
article du 8 mars 2009
et tous les articles s'y trouvent... c'est pour facilement les retrouver !
*
Printemps & Cercles d'âmes :
là c'est not' grand rassemblement
avec plein-plein d'oeuvres et d' poésies,
et d' mots d'Amies & Amis...
C'est l' bel article du 21 mars 2009 !!!
*
Et y a aussi un beau dessin d' Bohémienne, un p'tit nuage et une jonquille
juste en-d'ssous d' çui-là :
"L'âme-Fée du site... "
*
L'été et les ombres
s'ra un vrai livre qu'existera pour de bon et trente fois, pour l' 26 mai 2009 !!!
* *
*
... et plein d' bises de Chris !!
*
* *

Photos & dessin :
DOURVAC'H
Approche de la cascade, Alzen (Ariège), mars 2009
La belle Ancolie ou Face à l'Etang, (détails),
dessin crayons de couleurs Polychromos, mars 2009
Fleurs de pêcher à Viviès (Ariège), mars 2009
L'âme-Fée du site...

... pour tous vos mots...
... vous remercie...
*

... vous donnant
Rendez-vous à nos
" Printemps & Cercles d'âmes "
qui - grâce à Vous - ont tellement grandi...
(ci-dessous)
*
illustration & photos :
DOURVAC'H
Fille du Silence (esquisse), 1996
Nuage au crépuscule, Viviès, mars 2009
Printemps à Viviès, mars 2009
*
... et Chris & Val
vous reviendront bien
avant ou après ces douze coups de minuit...
mardi 24 mars 2009
Merci mille fois...

... à Vous,
chères & chers...
Anne, Beatrix, Chris, Christiana, Claudie, Cynic, Dan, Dourvac'h,
Gigi, Loetitia, Marine, Mathilde, Oursonne, Servanne,
Souamie, Tilu & Valy B., ...
... car grâce à Vous, notre grand Cercle d'âmes du Printemps
s'agrandit et embellit encore...
(voir notre grand Cercle-article ci-dessous)
*
Maintenant, une belle idée...
Et si
chacune et chacun allait choisir
seulement "une à la fois"
des images d'âmes de notre Grand Cercle...
... pour (en quelques lignes au moins)
nous en dire sa vision personnelle,
ce que cette âme lui raconte,
pourquoi au fond elle l'attire...
Même revenir 25 fois écrire en l'honneur de ces 25 Belles d'âmes...
TOUT EST POSSIBLE !!!
... et nous laisser vos gentils mots
de préférence à l'article ci-dessous
... en choisissant bien une seule oeuvre à la fois...
CINQ JOURS DURANT
...et jusqu'à ce samedi 28 mars minuit !
ET nous placerons vos textes dans l'article-même
(euh, après correction d'éventuelles coquilles ou f.o. ....),
au fur et à mesure...

signé :
l'âme-Fée du site
*
illustration :
DOURVAC'H
La lecture interrompue
(esquisse d'un dessin monochrome en cours)










